fr
La Russie a reçu, en retour, 402,700 caisses de thé, dont la moitié s'est vendue à la foire de Nidyni- N(ivi)(jorod.
Le commerce d’éclian{je de Kiakta s’élève à une
* L*arcliinc égale 7 1 1 milliiiièlres.
moyenne annuelle de ^0 millions de fr. Kn I8ÎÎ), il a alleinl, dil-on, le cliifFre de ;>3 millions. Nous ne jxmvons indiquer pour eombien le tlié nquroit dans ee lolal. Mais 1 imporlnlion de celle denrée en Russie, juir Kiakta, en , esl évaluée A 29,840,700 fr.
.ladis la Russie vendail à Riakla de l'orles quanlilés de draps anglais, prussiens et polonais; elle les a remplacés aujourd’hui par ceux des manufactures de Moscou.
Parmi les articles que les marchands russes achètent aux Chinois, il faut citer un tissu de coton grossier, appelé daba ou kilaija, et que les gens du peuple consomment en gronde quantité en Russie. Le kitaya est d’un rouge éclatant.
f.e thé qui s’écliaujje à Kiakta parait être, en majeure jiarlie, du Péko. On en distingue plusieurs qualités, dont les principales sont celles connues sous les noms de thé (If /leur et de ihc de famille.
C’est sur la vente du thé en Russie que se réalise tout le hénéficc du commerce de Kiakta, car il parait que les articles d’importation russes n’en donnent aucun.
Ma intenant que nous avons passé en revue les divers marchés de la Chine ouverts aux étrangers, il nous semhie couvcnahle de chercher à déterminer le mouvement commercial total amjuel ont donné lieu , en 484.’). les relations do cet empire avec les nations européennes et l’Amérique.
rOMMKnCE f.K>KnAK r>K i.k CIII^E.
Nous abolis déjà t'u l'uccasiuu de dire que ritnportâlion légale de Canton
seUit élevée» peudaut celle auoéc, à.. • 68,042«300 fr.
Celle de Chang-hai a été de 27|0j),175
M. d'Amoy. .............. 3»687»3:>
Id. de Nitig-|Ki . !t59,^â0
Id. de F'oii>tdiaou*roii 113,176
Nous ne croyons ]ias dépasser In vérité, en estimaul les ini|H>r«
latiotis de Hong Aotigel de Macao réunies à. .... 3,000,000
Quant à celle de Kiakta, elle se trouve déterntinéc, à peu de cliosc de près, en prenant 1a moitié du chilTrc du mouve> venieut commercial total de ce marché, ce qui la porte k. 20,300,000 Le commerce légal de 1a Chine avec Tétranger aurait donc
été, cil 1845, de . . • ... 120,057,930
A ce luial il comienl d'ujouter riinporlution claiidesline de ro|iiuin en Cliinc, que nous avons eslimée, en moyenne, à 100 millions.
Le lolal déflnilif des importations de rétran(>ci' dans cet empire, en <8d5, peut donc être évalué à 280 millions de fr.
Nous avons dit que les exportations de Canton s'étaient
élevées, cette année>)à, a. . . .
Celles de Chsngdiai ont etc de
id. Amuy
Id. Niiig'po. . .
Id. Fou«lchaou*fou. . .
Celles de Macao et de llong^koug peuvent être considérées k peu près comme nulles.
Les exportations de KiakU ont dù être, d'après restimatiuu
que nous venons d’adopter, de
L'exportation totale de la Chine pour les nations étrangères, en 1845, nous parait donc représentée asses exactement par le chiffre de r • . fr,
vowr.i: r,i\ i.hiiNE.
On pcul, ni couséquonce, évaluer le commerce c.\(crieur de la Cliinc, en à {o^ millions de fr.
Le pavillon français ne s’esl monlré qu’à Canlon, et nous avons indi(|ué la faible part qu'il a prise au mouvement commercial de ce port.
il nous reste maintenant à jeter un coup d'o'il sur le cminnercc intérieur de la Chine et sur celui qu’elle fait |iar juni|ues avec les contrées voisines et les lies de l’arcliiiiel Malais.
Commençons par le nord de rempirc. Contrairement h ce qui a lieu dans la plupart des autres pays, ce sont les provinces septentrionales de la Chine qui sont les moins industrieuses et les moins commerçantes. Lu province du l’é-tchi-li, dans laquelle se trouve Pékin, est c.\trémement stérile, et ne fournit guère , commo article d'exportation , que du sel. C'est le port de Tiën- Isin qui fait le commerce de cette denrée ; on dit qu’un millier de jonques sont sans cesse occupées à la transporter dans l’intérieur du pays. Le monopole du sel de la contrée est entre les mains de quelques riches marchands du Chansi ; les négociants de cette province pussent |)our les plus habiles, les plus rusés et les [>lus ra|)aces de l’empire.
Près de OOOO jonques de toutes les jiarties du littoral ap[)ro\isionncnt la province du Pé-lchi-li ilc riz. llncgiMiide partie de cette ,dcnréc est entassée dans les greniers de réserve du gouvernement C’est au mois
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i-.OMMEHCE GÉISÉKAL DK L\ l'.MNE.
(l’uoùt, que le inarclic des qrniiis se lient à Tiëii-Uin ; il s’y traite, dit-on, des affaires immenses.
Le Pé-lelii-li, fait un certain commerce de liouillc et de l'.étail.
I.es |)rinei|)nux nrliclosd'exportalion du Cliansi soirt le fer, le musc, le sam-cliou, la coutellerie, les lial>its confectionnés, le porphyre, le jaspe et diverses autres pierres.
I.C Clian-toun[{ produit en ahondnncc des léjjumes, des fruits et des animaux domestiques, qui s’exportent dans les provinces voisines, ainsi que des clia|)caux de feutre, objet d’une industrie considérnlile du pays.
Le Cliensi possède de grandes richesses minérales. La Mongolie en lire desquantités considérables de millet.
Le Knnsou exporte de l’or, du mercure et du musc. Mais son principal article de commerce est le tabac; cette province en fournil pour des millions au reste de la Chine.
Passons aux provinces de l’est. Le Kinng-sou est, comme nous avons déjà eu l’occasion de le dire, la partie la plus fertile et la plus eommerçante de In monarchie. Les nombreux cours d’eau qui traversent cette province dans tous les sens , y facilitent les transports d’une manière remarquable. Nous avons parlé ailleurs de la fameuse ville de Fou-tehaou-fou, qui parait être le centre industriel du Kiang-sou. On évalue le produit annuel de ses manufactures à
\oYA(;r. EN ciijm:.
■120 millions de l'raucs. C’est Foii-lcliaoii-fou qni approvisionnc Ln Chine d’articles de modes; e’ist elle qui produit les j)lus belles soieries. Nankin , qui est situé dans la même pmvinee, a, en quelque sorte, le monopole de lu fabrication des satins; cette ville eu produit, dit-on, pour environ 22 millions par an. Les villes du Tebing-kiang-fou et de Yang-teboon, près du canal inpcrial, sont des marebés considérables. .Nous ne reviendrons pas ici sur l'immense commerce de Cbang-baï avec les divers ports de la côte de Chine et avec les îles de l’archipel Malais. Lessoics et les thés forment la base des exportations du Kiang-sou.
La provincedu Nijan-ouai exporte annuellement pour environ 53 millions de francs de thé vert. Elle produit aussi de l’encre, du vernis et de% tissus Irès-ostimés. Sa capitale, N{îun-kin-fou,est un marché considérable.
La province du Tcbé-kiang est célèbre par ses soies. Les crêpes de Hang-tcboii-fou passent pour les plus beaux de la Chine. Il s’exporte , dit-on, du Tchékiang, pour 90 millions de tissus de soie, et pour une valeur plus considérable encore de soies écrucs. Une des villes de la môme province , Chaou-king, fournit, à ce qu’il parait , ou reste de la Chine, pour î5 millions de sam-chou.
Le Kiong-si possède des mines d’une grande richesse. Il produit beaucoup de tissus de mn ou defiia-poH, ainsi que des substances médicinales. L’industrie la plus considérable du Kiong-si , est celle de la porcelaine.