‹ Voyage en Chine Cochinchine Inde et MalaisieChapitre 52 sur 85 · COMMERCE GÉNÉRAL DE LA CHINE · texte numérisé non relu

COMMERCE GÉNÉRAL DE LA CHINE

qui s’j; fabrique avec une supériorité inconfcslable. Les deux {’rands marcliés de la province sont Nancliang-füu et Kiou-kiaiiff-fou.

I.es principaux articles d’exportalion du Fo-kien sont le sucre et le tlié noir. Celte province est obli|»ée d’emprunter aux contrées environnantes de grandes quantités de riz. Les produits de son industrie sont peu considérables. Elle exporte de la poterie commune, des parapluies et quelques tissus.

Le Ou-nan, et le Hou-pi , provinces centrales, exportent de la bouille, du riz, du tabac, des métaux et du papier.

Lu province o'':*! lonlalc du Sé-tcluien possède de grandes richesses minérales. Elle fournit de l’or, du cuivre, du zinc , delà rhubarbe, du musc et des substances médicinales; mais ses produits industriels sont à peu près nuis.

Le Kouei-tchéou n beaucoup d’analogie avec le Sétchuen. Le mercure, le fer, l’or et l’argent y abondent. Elle n’a point d’industrie , et ses produits agricoles ne suffisent pas à sa population.

Le Kouang-si exporte du bois de construction, de la casse et du Hz.

Le Yu-nanest riche en rhinéraux. Ses habitants achètent des marchandises h Canton avec de l’or.

Il se tient chaque onnéedeux grandes foires à Foung- houang, sur les frontières de la Mantchourie. Mais ou manque de détails sur le commerce qui s’y fait.

Nous ne reviendrons pas ici sur celui de la province du Kouang'toun{T.

Il se fait des airuircs considérables cnlrc lu Cbine et le Tilibèt. Cbaque année ce dernier pays envoie à Pékin une caravane forte de cinq cents bomnies et chargée de lainages grossiers, de cotonnades de l’Inde, d’or et de cornes de rhinocéros. Ces articless'échungcnt contre de la soie grége, des étoffes de soie, du thé, de la porcelaine , des draps et autres marchandises cuiopcennes.

Une outre caravane se rend d'Yorkand à Pékin, pour y troquer de lo soie grége et du bétail contre du thé et des produits manufacturés.

Nous avons déjà eu l’occasion de parler de l’immense commerce de cabotage qui se fait entre Canton , les ports du Fo-kien, ceux du Tclié-kiang, du Kiang-sou et du Cban-toung.

La Cbine envoie chaque année, d’après l’estimation de M. Monigoméry Martin, 222 grandes jonques marchandes dans les pays voisins, à savoir: 20 au Japon ; 43 à Bornéo ; 6 à Manille et aux environs ; JO a Sumatra ; 20 en Cociiincbine ; 4 à Soiilou ; 8 à Singapour ; 9 dans la Camboge ; 2 à Célébes ; 4 à Riou ; 20 dans le Tonquin ; 7 à Java et 89 à Siam. Dans cette estimation ne se trouvent pas compris les bateaux de faible tonnage que nie d’Haïnan expédie dans les pays que nous venons de mentionner.

Les exportations de Siam en Chine se composent, en

COMMERCF. OÉ^ÉR.U. DK LA f.HINF.. 333

mnjcnrc partie , de sucre , de riz , d'ivoire, de bois de sopan,*de gomme-gutte et d'arec.

Singapour a été visité, dans un espace de 15 mois , de 18d i à 1845, par 54 jonques.

Nous indiquerons plus loin la valeur des importations eliinoises efTcctuées dans ce port.

r.HAlMTIŒ VII.

Page 1