PRODLITS DIVERS DE 1.* CHINE
Ils s’emballent , à Canton , par -lüO pièces, dans des caisses dont quinze forment un tonneau anglais.
En l8.'î0-5^ , la quantité do nankins exportée de Canton sous pavillon anglais, s’est élevée à 922,700 pièces, et, en 1851-52, à 515,570.
L’exportation américaine a été, pendant la même année, de 122,285 pièces.
Depuis cette époque , l’exportation de cet article a énormément diminué, et a été en raiscm inverse de l’augmentation des importations de calicots anglais et américains.
En 1814, il est sorti du |)ort de Canton, sous pavillon anglais, 045 piculs ou 58,860 kilog. de nankins, , évalués, à raison de 51 piastres le picul ou de 4 fr. 58 c. le kilo, à ^ 78,020 fr.
Cliang-baï en a exporté à l’étranger 68 piculs ou 4110 kilos et demi , pour une valeur de 27,760 francs.
Les Américains en ont pris -1027 kilos , valant 5558 fr.
Totaux. — 44,006 kilos et demi, et 2 11,527 fr.
On trouve, à Cbang-liaï, (piatre qualités de nankins écrus bien distinctes.
Lo N* J, lie 7 mètres 30 ceut. Ue long, sur 3G cent, tie larye, valait
1/2 piü'*tre , ou 2 fr. 70 c. N^* 2, même» iliincnvoiis .... #5 cents —
N» 3, Id. Id 38 - - 2 Uj
N* 4, 7 mètres 30 cent, de long, 33
cent, de large 33 — 1 OU
VOYAOK F.N OllINK.
Ces quatre sortes se fal)riqueul aux environs de Cliang-Iiaï, où il s’en fait encore d’autres beaucoup plus communes à l’usage des basses classes. On remarque, en tenant compte de la diHérence des dimensions, (|uc les nankins de Cbang-baï sont de 1 fr. 50 cent, environ meilleur marebé j>ar pièce que ceux de Canton.
Pour conuailre la différence de prix qui existe entre les calicots chinois cl anglais de qualité à peu près semblable , il suffit de résoudre la proportion suivante.
loagui-ui' Lrgeur tungurur largeur
34 ni Tm) 0 . X t m. r>or.
' III. 3<jc. t «un. 36 c
' I& fr. 50 c. ï
«linienaionc <l*une pir«e
ditn«n.«ioiia <t tiiie ^
und»prixaii> f
tle long'cluili anglais.
pièce chinoiar. |
gluu Ica pliii ( liauts da 1 Siè>. j
On trouve 4 fr. 16 cent, pour le prix auquel dexrail. se vendre la pièce de nankin, pour que la parité existât. Au lieu de cela, la moyenne des quatre prix de Cbangbaï est de 2 fr. 27 cent. ; différence : -f franc \ \ cent, au désavantage des ('diinois, sur une longueur de 7 mètres ôOeentim., et 0 fr. 15 cent, par mètre. Les tissus vendus â Canton présentent une différence de 1 fr. 75 c. par pièce de 6 mètres AO eentim., et de 27 cent, par mètre.
l.es gens du peuple se servent souvent de calicots écrus pour pantalons et pour habits.
Des vestes ou casaques en écru , à lai’gcs manches, pour l'usage des hommes, coûtent, à Canton, une demi piastre ou 2 fr. 70 cent, la pièce. C’est du moins le prix que des Chinois m’ont indiqué.
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PnODOITS DIVERS DE LA C.HINE.
Des casaques pour feinuies, avec garuilurc en soie, coùtcnl Oo cents ou 5 fr. 15 ccnl.
Des jilets ou sous-vestes écrucs, à niunelies étroites et garnitures de soie, pour femmes, 75 cents ou î fr. 05 c. Ce vêtement sc porte sous l’habit.
Des pantalons en étoffe écrue, à l’usage des hommes etdesfémmes, 1/-4 de piastre ou f fr. 55 c.
Desbai d'Iiiiniines, eu cutou, I piastre, ou 5 fr. 43 c. la douzaine de paires. J d. de relûmes, — 3/4 — 4 17 —
Id. d'enrauts, — 1/î — 3 71 —
BlMiicliiment de» tlnsus de rotoii r iiChiue.
Des fabricants de Canton m’ont dit (|ue, pour blanchir les tissus de coton écrus qu'ils reçoivent tl’ Angleterre et d’Amérique, ils les font macérer pendant deux ou trois jours dans un bain composé de 100 parties (en poids) d’eau, de 55 de chaux et 5 d’alun ; il paraît que cette dernièresubstance, très-commune en Chine, y est aussi employée pour le décreusage et la teinture de lu soie. Il serait possible que les Chinois eussent remarqué que les étolfes, blanchies à l’alun, et soumises ensuite à certaines teintures, donnaient, grâce à la présence d’un peu de sel à base d’alumine, des résultats meilleurs que celles traitées de toute autre manière. Du reste, ils pa-
VOVIOK r.N CHINE.
raisseiilconiplèloinciit ifjnorer ruclioiules mordants, et s’ils sont purvemis à les utiliser eu certaines circonstances , c’est le hasard seul qui les y a conduits.
J’ui vu àChan[j-liaï une hlancliisscrie de toiles decnlon heaucoup mieux orjTanisée que celles de Canton. On commence par y faire déhoiiillir les pièces dans deux (jrandes cuves en bois, de -1 mètre 70 cent, de haut et de -1 mètre .50 cent, de diamètre. Ces cuves sont percées par le fond , qui haifjne dans une chaudière en métal pleine d’eau, disposée sur un fourneau. On renq>lit également lescuves. 11 est aisé de comprendre (jue, l’eau contenue dans la chaudière en métal étant portée à rèbullition, la chaleur se communique à celle de la cuve, dans laquelle on met douze pièees de nankin, de 7 mèt. 50 centim. de loin; chacune; on les y laisse pendant une demi-journée ; on chauffe les fourneaux avec de la houille qui coûte, dit-on, une piastre le picul ou 9 IV. les dOO kil.
Quand ce premier dé|;or(jeage est terminé, on traite les|»ièces parla chaux. Pour cela, on a deux batteries de dix petites chaudières chaipic ; ces chaudières ont 80 centimètres de profondeur et 80 de diamètre Après les avoir remplies d'eau, on ajoute dans chaque chaudière trois puisoirs de chaux, d’einiron deux litres chacun. On metde (piinzeâdix neufpièccsà la lois dans clinquc chaudière, on elles restent jiendaut deux jours.
I.a troisième partie du hlanchiment est l’exposition au pré. qui dure dix jours.
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rnonriTS divers de i.a chine.
LV'lublisscmcnt que j’ai visilôcslsiluc près des murs do Clianq-liaï, Le hiancliimcnt y rovieiiL dil-oii, à un mèce ou à 7o centimes par pièce de 7 mètres 50 cent, de lonf’ueur, soit ii dix centimes par mètre.
I.chlanc des tissus cliinois laisse, en [jénéral, beaucoup à désirer, et les liabilants des ports ouverts au commerce étranger, paraissent infiniment préb rer des vêlements en blanc anglaisa ceux en blanc du pays. C’c'stunc couleur que portent particulièrement les personnes en deuil.
Teliiliire. — ITIatièref» Iliirtorlales «le C'Iiine.
î.es Chinois sont en possession d’un assez grand nombre de matières dont ils sont parvenus à. tirer parti en teinture. Les minéraux renfermés <lans le sein do la terre, les feuilles, les fleurs et les graines des plantes, lesfruilset l'éeorce des arbres, ontété essayéset utilisés depuis bien des siècles par ce peu|)le industrieux. Mais dans l'art de colorer les étoffes, comme dans toutes ses découvertes, il est lesté slalionnaire, il n'a pas su perfectionner. I.a science a fait défaut à son aelivilé, etanjourd bui le teinturier chinois le |)Ius habile ouest encore réduit à suivre des traditions et des recettes datant peut-être de la <lynastic Tehang ou Tehéou, sans se rendre comjite le moins du monde del aelion réeiprocjue
des corps dont il se sert, sdns jamais découvrir un fait nouveau qui puisse cnricliir le domaine industriel de son pays. Cet empire immense possède sans doute parmi scs nomlireiiN minéraux et ses produits végétaux si variés, des richesses inconnues, dont il ne lui sera donné de jouir, que lorseju’une politique plus libérale et plus éclairée renversera les barrières qui y sont encore opposées à la civilisation de l’Occident ; lorsque nos naturalistes, nos cbimisics, nos géologues auront libre entrée dans ce monde à la fois si ancien et si nouveau, et qu’ils pourront en éclairer les parties les plus obscures du [lambeau do la .science.
Kn attendant, il ne sera peut-être pas sans intérêt pour nos manufacturiers de connaître quelques-unes des substances tinctoriales et des procédés de fabrication employés par leurs confrères du Céleste-Kmpire. Mes indications se ressentiront dercxeessivcdifficultéqu’on éprouve à obtenir, par l’entremise d’un interprète souvent peu exact et peu intelligent, des renseignements détaillés sur des manipulationsdans lesquelles les moindres faits ont de rim|iorlance. Le caractère mêliant des Chinois rend encore uncpareille tâche plus pénible ; convaincus, comme ils le sont pour la plupart, de leur su. |iériorilé industrielle, ce n’est passons de grands efforts qu’ils consentent à dévoiler aux yeux d’un fan-kotiai, d’un barbare étranger, leurs précieux mystères, dont ils pensent que l industrie européenne pourrait bien tirer parti contre eux. Quoiqu’il en soit, je vais chercher
PRODl’lTS DIVERS DE I,i CHINE.
à résunipr les diverses observations que j’ai pu recueillir à Canlon, comme dans le nord de la Cliinc.
La couleur la plus orliiiairc de l'Iiabillement des Chinois est le bleu. D’un bout de l’empire à l’autre, les basses classes jiorlent des casaques, des vestes, des pantalons, des robes de cette nuance. On dit que la consommation des calicots bleu foncé est double de celle des tissus écrus et blancs. Celle des bruns et des noirs est ns.sez limitée. Dans le Fo-kien, cependant, comme en Coebinebine, on porto des turbans en tissu noir.
La teinture eu bleu se fait, en Cliinc, à l’indigo, au bleu de Prusse et avec la fouille d’une plante nommée lam.
Les Chinois ajipcllenf l’indigo ijomg-lin. Ils ne le possèdent qu’à l’état visqueux. On le trouve à Canton renfermé dans des paniers et enveloppé on tous sens de larges feuilles d’arbres et de papier grossier, en sorte que la couleur liquide est exposée à découler au moindre choc. Chaque panier renferme 70 catliesou -52 kil. 30, et coûte sept piastres ou 38 fr. A A'ing-po, le panier contient uii picul ou CO kil. -{3d. et coûte aussi 7 piastres. L'indigo s’y nomme ti-lssing ; il est cultivé dans les environs de la ville. Celui qui se consomme à Canlon vient généralement du Kouang-si. Manille, Java et Siam en fournissent également beaucoup à la Chine.
On n’est pas encore parvenu, dans ce pays, à obtenir l'indigo solide. Les Chinois soutiennent que quand il a