‹ Voyage en Chine Cochinchine Inde et MalaisieChapitre 57 sur 85 · VOYAGE EX CHINE · texte numérisé non relu

VOYAGE EX CHINE

élé exposé OU soleil, il esl toujours mauvais et ne peut plus servir. C’est sans doute, à trop de précipitation dans le sécliage qu'ils doivent ces mouvais résultats. S’ils eonimençaient jiar faire subir à la pâte une légère compression pour en cliasscr le plus d'eau possible, et qu’ils rt'xposassent ensuilc à une évaporation lente et progressive, ils obtiendraient probablement des indigos aussi beaux que ceux de l’Inde. Du reste, la proximité des lieux de consommation et de production explique pourquoi les Cbinois n’ont pas e.bcrcbé à réduire leur indigo à un moindre volume , comme cela se pratique dans les pays qui le destinent à des exportations lointaines. Les fi ais de transport du Kouang-si jusqu’à Canton, par exemple, sont loin d’égaler la dépense qn’enlraineraient les manipultftions usitées dans les fabriques d’indigo de .lava. Jusqu'aujonrd'bni, ce |iroduit n’a été jiour la Chine qu’un article de consommation, et loin de songer à en fournir à rélrnngcr, elle a été, au contraire, forcée do lui en demander un supplément assez notable pour scs besoins.

Mais si la production do l’indigo dans ce pays permettait un jour d’en exporter, et que la nécessité d’en réduire le volume pour en diminuer le fret , se fil sérieusement sentir, il est probable que les Cbinois, guidés par les étrangers qui auraient intérêt .'i les faii'c réussir, ne tarderaient pas h trouver le moyen de solidifier celte matière sans en altérer les propriétés. Aujourd bui, ils |)réfèrent de beaucoup les indigos

pnoDirrs nivF.ns de la chine.

vi'.qiieux (le leur pays, de Siam cl de riiido-Cliino, à ceux qu’on aclierclié* à imporlcrcii Ciiineù l’élal solide.

La plante indigolèrc appek'o lam ou lan, qui est trèscommune dans les provinces méridionales de l’empire, est, dit-on, un pohjgonum. Les environs de Canton et le Fo-kien en produisent beaucoup. Les teinturiers ont des provisions de feuilles de cet arbrisseau en macération dans des caves situées au-dessous de leurs ateliers. Quand ils ont besoin de renouveler leurs cuves, ils soulèvent une trappe et puisent la quantité de teinture nécessaire. Ces feuilles coûtent ordinairement, à Canton, 20 caebs le cally ou les üO déca{j., en été, et 8 caebs seulement en biver.

Il parait que les provinces septentrionales de la Cbinc et surtout le Pé-tcbi-li, produisent une autre plante indijjofère nommé siao-/ani. On prépare la couleur en mêlant de la ebaux en poudre à une infusion fermeiiléc de celle jilante, en ajilaiil forlemcnl la liqueur jusqu’à ce qu’elle passe du vert au bleu ; puis en la versant dans une cuve au fond de laquelle se forme le précijiiié que l’on emploie pour teindre.

Le bleu de Prusse (cyanure de potassium et de fer) se fabrique à Canton, où il est apjielé comme l’indijjo. Celte dénomination , commune à deux substances employées aux mêmes usajycs , quoique trèsdifférentes par leur nature, peut donner lieu, en Chine, à des erreurs d’anlanl plus nombreuses (pi on y obtient des bleus de Prusse (rime couleur aussi foncée que

VOY^CF. FN CIIINF.— T. III. St

celle de Tindijo. Mais ou évilera de confondre ces deux nialières, en ne perdant pas de vue cjuc l’indipo de Canton est toujours vistpieux , tandis que le bleu de Prusse s’y débile en beaux morceaux parfaitement secs. J’ai rapporté des écbantillons de <|uatre sortes de bleus de Prusse cliinois, très distinctes les unes des autres par leurs nuances. La I" qualité est extrêmement foncée, mais sa cassure dilfére de celle de l’indigo; celte qualité coûte (JO cents le calty ou 5 fr. AVy c. le kilo. La 2®, moins foncée, vaut 40 cents ou 5 IV. 60 c. La 5®, assez claire, 5.'J cents, cl la 4®, d’un bleu exlrèmenl clair, même prix. Ces quatre sortes se fabriquenlà l.aou-fa-kiou, dans les faubourgs de Canton, d'après un procédé rapjjorlé, dit-on, d’Angleterre par un Cliinois intelligent, qui avait visité des fabriques de produits ebimiques à Londres. 11 parait que plusieurs provinces de Cbine, mais particulièrement le Iviang-sou, achclenl leurs bleus de Prusse à Canton. On emploie ce bleu, comme l’indigo, pour la teinture des cotons, mais non pour celle des soies.

I.es teintures à l'indigo se font, à Canton, dans de grandes cuves. On opère à froid , et l’on emploie une (juantité de couleur propoilionnée au degré de la nuance que l’on veut obtenir. On ajoute, de temps en temps, de l’indigo. Tout se fait jiar tâtonnements, (^.ependanl on a l’Iiabitude de laisser d’abord la pièce pendant une demi-lieureou une lieure rlans le bain; puis on la relire pour l’exposer au soleil; on la siisjicinl à

Digili. od by Googic

rBODCITC DIVERS DE 1,4 CHINE.

une perche fixée nu toit de l’atelier. Au bout de quelque temps, on lui donne une nouvelle trempe à la cuve, pour l’exposer ensuite de nouveau au soleil, ce qui détermine l’oxidation parfaite. Ce manège se renouvelle de 5 à 20 fois, selon la couleur que l’on veut donner ou tissu. Plus on la veut foncée, plus les trempes sont multipliées. Quelques teinturiers ont riiabitiide de faire subir à leurs bleus, après la teinture, un passage au pak-(sou, que je crois être du vinaigre. Mais la plupart emploient l’indigo tout seul.

Pour donner à la soie blanche une teinte légèrement hieuétre, on la passe â l’alun, puis dans un faible bain de lam. Si l’on veut la teindre en bleu clair, on lui donne d’abord un passage à l'alun, puis deux à l’indigo ; pour une nuance plus foncée, trois trempes à l’indigo.

A Ting-bai, j’ai vu les cuves d’indigo disposées en carré, et à Ning-po, sur deux rangs. A Canton, il n’y en a qu’un rang. Les ateliers sont généralement sales et obscurs; ils ne sont éclairés que par le haut.

On emploie le bleu de Prusse pour la teinture des tissus communs , des domestics et des drills américains ; l’indigo et le lam pour celle des long-clotbs de belle qualité.

Quand les pièces sont teintes et parfaitement sèches, on procède au calandrage. Pour cela, on les lait passer entre un cylindre on bois et une pierre mobiles. Cette pierre est unie à sa |>artie inférieure qui passe sur le tissu ; sa partie supérieure est taillée en deux bras, sur

VOÏlCF. F.V CHINE.

lesquels un linmmc se lieiU ilehuiit, en s'.iijpiiyant eontro un mur. Il pcnclic allcnmlivomoiit le cor|ts à (Iroilc el à }*auclic, pour imprimer un balancement à !a [pierre, (jui fait avancer et reculer le cylindre, de manière à éjjaliser la toile.

Les ouvriers teinturiers se rendent à l’atelier vers 4 lieurcs du matin et s’en retournent à la tombée de la nuit. Leur salaire varie de 0 à 10 piastres ou de 56 à 54 fr. par lune, selon leur mérite et leur classe. Il y U un ou deux coutre-maitres qui reçoivent 20 piastres par lune. Le nonibi'c des travailleurs est toujours assez limité. On n’en rencontre jpière (pic 8 ou 40 dans cba- <pie atelier. La grande industrie n’existe point en Cliiiie, ce (|ui contribue beaucoup à maintenir les prix des marcbaïuliscs très élevés.

ItwiiKe.

Les r.binois teignent en rouge avec une fleur qu’ils nomment /<( /.«ou hotuj-fa, el qui parait être une sorte de safranuni. Kilo se vend en plaques desséebées, carrées, d’environ .5 centimètres de côté, dont le prix, à (’.anlon, est très-variable. Il |)arail flotter entre 415 cl 250 piastres le pieul, ou 10 Ir. .50 c. el 22 fr. 4.5 c. le kilo. (’.es fleurs viennent principalement du Sé-lcbuen, du llonam et du (’.bensi. Les Cliinois obtiennent |iar le fa-ko, des nuances du rose le plus Icudrc el d’un rouge

rnoDtiTS luvKits pf. la cl^^E.

assez foncé. Us s'en servent pour la teinture des colons comme pour celle des soies, et il parait qu’elle s’opère sans rintervention d’aueiin autre n^ent, et sans avoir passé préalablement le tissu dans aucun mordant. Aussi les couleurs que l'on obtient sont-elles fort peu solides, quoiqu’assez brillantes. La teinture a lieu à froid. On laisse la pièce d’étoffe un jour dans la cbaudière par le beau temps, et deux parle mauvais. Les iiiiances que donne le fa-ho se rapproebent beaucoup de celles de nos jpiianeés. I.c prix élevé de celte subslanee ne permet l'uère de songer à en faire un article d’exportation pour riÀurope. 11 est probable, au contraire, rpic si l’un parvenait à enseigner aux Chinois à se servir de nos garances , elles pourraient être aj)pclécs, par la suite, à former un article d’exporlalion très-considérable de France on Cbinc.

On donne auxsoics une teinte rose tendre légèrement bleuâtre, en faisant passer d'abord le fil à l’alun, |)uis au /am, cl enfin au fa-lw.

Pour la teinture des soies en rouge cramoisi, on emploie,;! Canton, la eocbenillc, qui est fournie par l'Amérique et par Java. Son prix c-ld’environ 12 fr. le kilo.

Jniiiir.

Les substances emplovées en Cbine pour la teinture

VOYAGE E:» chine.

en jaune, sont Vouai- fa, le houaug-lclii, le homng-tin et le curcuma.

Le curcuma, parfaitement connu en Europe, surtout comme réactif chimique , donne une teinte très-peu solide aux tissus. Son prix Hotte, à (Canton, entre o et 7 piastres le picul.

Four donner aux soies une belle nuance jaune, on a l'habitude d’employer Voudi-fa et le liouang-lchi. La première de ces substances est une graine qui ressemble un pou à celle de l’anis, mais qui est plus petite. Sa couleur est d’un blanc jaunètre. On la tire du Kouangsi. Elle sc vend, à Canton, JO piastres le picul, ou 90 centimes le kilo.

Le houang-tchi est un fruit allongé produit par l’arbuste houang-tclii-tchu, qui croit près de Canton. Il coûte J 2 piastres le picul, ou I fr. 08 c. le kilo.

Pour teindre la soie en jaune, on commence par la passer à l’alun, puis on la trempe dans une décoction d'ouai-fa à l’ébullition, pcndantquciqucs instants. Enfin, on la passe dans un bain de houang-lchi. I>a durée de la teinture est en raison de la nuance plus ou moins foncée que l’on veut oldenir.

Pour produire du jaune clair, on commence par tremper à l’alun, puis vient la teinture au houang-lchi, et enfin celle au houang-(in. C’est un bois jaune fourni par l’arbre houang-tin-lchu, et (juc l’on réduit en petits morceaux. On le trouve dans la province du Kouang- Toung. Le prix du houang-lin estdc 28 piastres le picul,

rnoDriTs divf.rs dk la ciiinf..

ou de 2 fr. ’JOc. le kilo. Ccltesubslance, comme l'ouaïfa, est c[;alemeiil employée pour la teinture des colons et des soies, et sert souvent à donner plus d’éclat à des éloffesqui ont déjà passé dans une autre décoction.

%>rt

l,es Chinois, pour obtenir lo vert, lci{jnenl d’abord en jaune à \'ouaï-fa, puis en bleu d’indipo ou de Prusse. Pour donner une nuance d'un vert presque imperceptible h des tissus lins, ils emploient le tchia-louk (la malaquile), qui se prépare à Fa-tebau, près de Canton, et revient à <20 piastres le picul, ou <0 fr. 75 c. le kilo.

Brun.

Les Chinois obtiennent des nuances brunes ou tirant sur le brun, par le sornou ou sapan, par le mok-ko, le cachou, le |;ambier, le tchu-léang, le Uké-king et le tching-fan.

Sapan. — La Chine tire beaucoup de ce bois de l'étranjer. Cependant il parait que 1a province du Yu-nan en produit aussi. Son prix varie, à Canton, de 2 à 4 piastres le picul, ou de 19 à ôC centimes le kilo. On le

réduit CM petits morceaux pour s’en servir. On teint à l’eau houillanle, en ajoutant à la liijueur un peu de sulfate de fer. Le tissu reste pendant une Iicurc dans la décoction. On [/rend 5 taëls ou H décagrammes desapan pour un catly ou GO décafframmes de tissu de coton.

Mok-lio. — On obtient aussi des nuances brunes avec ce bois, qui provient de l'arbre Icha-mou. On l’emploie en poudre fine. C'est IcSé-tcbuenqui le produit. Il coûte ^0 piastres le picul, ou 90 centimes le kilo.

Kcha ou cachou. — - Celte substance sc présente sur les marchés de Chine en assez }jros morceaux d’un brun foncé. On la tire du Kouang-touiqj et du Kouan{r-si. Klle vaut 8 piastres le picul, ou 72 centimes le kilo. On iCcmploio le cachou en Chine qu'à la teinture des cotons, et jamais à celle de la soie. Pour teindre en brun, on en fait infuser une faible quantité, et l’on passe le lissu à la teinture bouillante pendant un quart-d’beurc.

(îambieron pïn-lang-ko. — Les Indes néerlandaises . et Singapour, où l'on consomme beaucoup de celle su l)stance en la mêlant an bétel que mrichenlles indigènes, en fournissent aussi à la Chine. Elle s’obtient en faisant bouillir, pendant quelques heures, les feuilles de l’tmcaria-gambier, et en recueillant le résidu, que l’on fait sécher. Elle donne des nuances d’un brun jaunTilre. On l’a souvent confondue avec le cachou. Son prix est de 2 à 5 piastres le picul, ou de 18 à 27 centimes le kilo. Elle se vend en petits blocs carrés.

Tvhu-lcaiitj , — Celte substance, (juc produisent le

ruonurrs oivr.RS de la chine.

Küuanfj-lounj^; et le nord de In Chine, cl dont nous re- [{rellons de ne pas connailre le nom holniiiqnc, a la forme d une pomme de lerre, et coûte îj piastres le picul, on 45 centimes le kilo. On en fait un très-grand usage en Chine pour teindre en brun les tissus de colon communs. Dans le nord, à Cluisan, à Ning-po, les voiles carrées des bateaux sont toutes en coton brun teint an tcliu-léang . Les coulis |)orlcnl souvent des casaques de calicot colorées aussi avec celte maticre.

Tclic-liing. — C’est, dit-on, une espèce de pierre que l'on réduit par la chaleur en une masse brune, et qui se trouve près de .Sou-lebaou cl «le Canton. Son prix est de 8 piastres le picul, ou de 72 c. le kilo.

Tcliing-fan. — Le Icbing fan est unesoi lede gommerésine produite par l'arbre (cliing-fan-lrlni. On l oblienl on raclant l’écorce de l’arbre, à laquelle elle est adhérente, pour l’cn détacher. Llle est déliquescente, et ne se consen e que dans des vases bermeliquement fermés. On la tire du Kouang-si. Son prix est de 14 piastres le picul, ou de 4 fr. 25 c. le kilo. Pour obtenir une belle nuance brune, on commence par teindre le tissu au (clichinij en cbauffonl jusqu’à l’ébuHilion ; puis on le passe au kliiruj-fan.

Les Chinois produisent des nuances très-foncées, en trempant d’abord les étoffes au tching-fan, ensuite ilans une infusion bleue de lum, et enfin au xinaigre. Du brun, le tissu passe très-rapidcnicnlà une teinte |)rcs(]uc noire.

voTAr.r riN chine.

lirun cramoisi. — Pour 'oblenir celte nuance, on commence par teindre à la cochenille, puis on trempe au Ichinij-fan. Le hrun succède prcs(|iie instantanément au rouge. Ce procédé est particulièiemcnt employé pour les soies.

CS ris.

Eum-poé. — ('elle matière colorante est une sorte de noix de galle, qui se présente en petites capsules creuses et grisâtres, à formes anguleuses, affectant quelquefois celles de certains coquillages. C’est le fruit de l’arhre eum-poé-tchu. Son pri.x est de 00 piastres le picul, ou de 8 fr. 10 c. le kilo, à Canton. Les Chinois donnent aux tissus de jolies nuances d’un gris verdâtre, en les teignant d’ahord au Iching-fan, puis en les faisant houillir pendant deux heures dans une cuve d’eau renfermant un mélange d'cuoi-poc en poudre, de sam-chou et d’encre de Chine.

IVolr.

On obtient du noir en teignant le colon ou la soie d’abord eu bleu foncé, puis à ['eum-por.

Tn autre procédé pour produire le noir, consiste à

PROnriTS DIVERS DF, LA CRINE.

donner à l’étoffe un premier pnssajje à l’indigo et un second au cachou ; mais les noirs de Chine laissent toujours à désirer.

Prix ri dimensions des tissus de eoton ehlnols teints en uni.

On trouve à Chang-haïunc variété inriniede nankins de diverses couleurs, mais c’est le bleu (|ui domine.

Tue pièce de nankin bleu clair, de première qualité, longue de 7 mètres 50 cent., large de 55 centimètres, y coûte GO cents, ou 5 fr. liG c.

Une pièce de nankin bleu clair, première qualité, longue de 9 mètres 1 i cent., sur 57 centimètres de large, coûte 80 cents, ou 4 fr. 54 c.

Une pièce do nankin bleu foncé, deuxième (pialité, 6 mètres 85 cent, de long, 55 ^/2 centimètres de large; prix ; 55 cents, ou 5 francs.

Une pièce bleu foncé, troisième qualité , G mètres 85 cent, de long, 54 cent. 1/2 de large; prix ; 50 cents, ou 2 fr. 71 c.

j\ous avons indique que le nankin écru, n" I, mêmes dimensions que le bleu clair, première qualité, valait 2 fr. 70 c. la pièce. Ce dernier coûte 5 fr. 26 c.; différence : 0 fr. 56 c. , qui représentent le prix de la teinture. Un mètre de cette étoffe coûterait donc environ 8 c. à teindre en bleu. La teinture est une desmeil-

VOVAC.E EN CHINE.

Icuros indiislries (lesCliiiiois; aussi les Anglais u'ont-ils encore jjucre pu leur faire concurrence sur ce point.

Le nankin , de seconde (jualité, coûte, en ccru, 2 fr. ■{') c. , et, en lileu foncé, fr. En tenant compte de la diffciTUcc des dimensions , on trouve une différence de prix de \ fr.

Une j)iècc de nankin noir, première qualité, de 7 mètres 77 cent, de lonj sur ÔO cent, de lar|jo, coûte 70 cents , ou ô fr. 80 c. Dilférence de pi ix entre le tissu teint et ccrii : I fr. 2! c. , en tenant compte do la différence de dimensions.

Une jiièce rouge clair, deuxième qualité , de 0 mètres 85 cent, de long sur 50 cent, do large, vaut 40 cents, ou 2 fr. 17 c.

Une j)iècc ronge foncé, memes dimensions que la précédente; prix : ’i'i cents, ou 2 fr. 44 c.

En tenant compte des différences de dimensions entre récru et le tissu teint, on- trouve que celui-ci revient à 48 c. de plus, par pièce, que le premier.

Une pièce de nankin vert, de 7 mètres 50 cent, de long sur 54 1/2 cent, de large : 00 cents, ou 5fr. 20 c.

Une pièce jaune, di iixièmc (pialité, longue de 8 mètres 25 cent. , lai ge de 58 cent. ; 45 cents’, ou 2 fr. 44 c. comme le rouge.

Une pièce brune, do 9 mètres 14 cent, de long sur 4 I cent, de large : 0.5 cents, ou 5 fr. 55 c.

Ces pièces sont généralement liées par trois en rouleaux. Elles sont entourées de trois petits cordons

rnoDirrs nivrns ni: i.v ciiinp..

rniijTcs f|iii rolionnonl vers le milieu mi jinpier à inscriplions de même couleur. Le rouleau est enveloiipé d’un pai'ier jaune jutrlaut aussi des earaclères.

Les nankins de couleur , que l’on Irouvc à Cliun{jliaï, viennent, dit-on, de Sou-lcliaou.

A Canton , les nankins bleus , de 9 mètres 14 cent, de long, sur 0 mètre ôl7 m. de large, valaient, en •1845, 75 cents, ou 4 Ir. 07 c., en première qualité.

Le|»rix de Canton dépassait, par conséquent, de 41 e. celui de Chang-liaï.

Page 1