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VOYAGE EN C.HINE

La province d’ilocos produit d’assez fortes quantités de coton blanc et de colon rougeâtre ; ce dernier, connu sous le nom de coyote, est très-estime et présente les plus grands rapports avec celui de Nankin. On dit • que quand on transplante le cotonnier rouge, il dégénère souvent et donne du colon blanc. Il s’exporte du colon des Philippines en Espagne ; les indigènes en consomment aussi beaucoup pour la fabrication d-’une grande variété de tissus. Le prix ordinaire du coton de Luçon est de 42 piastres 4/2 Icpicul ou de i fr. 08 c. le kilog.

Revenons au commerce de la France avec Manille.

En 4842, nos navires y ont importé :

T- . , I cainbavAs . . 231,000 fr.

T.5SUS de coton, j

1(1. de laine 35,000

Id. de soie » « ..... 15,000

Porcelaine 53,000

Vins el liqueurs « . 45,000

Verres et crUtauv . 34,000

Mercerie et parfumerie 25,000

Meubles. 23,000

Horlogerie 14,000

Livres et papiers 23,000

Drogues. 1 4,000

Articles divers 81,000

En 1845, la valeur totale de nos échanges avec Manille s’est élevée à 1,627,400 fr. par suite d’achats extraordinaires de cafés, de thés et de cannelle, auxquels

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COMMEBcr DE M*MIXE.

notre commerce parliciilior n’était d’ailleurs que faiblement intéressé.

En -1844, notre commerce {jcnéral avec les Philippines a atteint le chiffre de 97.5,000 fr., dont 006,000 fr. formant notre con)meree spécial. Nos vins fifjurnient dans notre importation de cette année pour (!8,000 fr. ; nos tissus de coton, pour 5^ ,"000 fr. ; la pai fumerie pour 4 4,000 fr. et la farine pour 1 8,000 fr. Nos exportations consistaient principalement en 440,000 fr. de café; 51,000 fr. d’indigo ; 87,000 f. de peaux brutes 75,000 fr. de thé et 50,000 fr. de cannelle.

Outre l’extension notable que nosenvois de cotonnades seraient susceptibles de prendre à Manille, l'industrie parisienne pourrait aussi, d’après les renseignements recueillis par M. Uenard, délégué de celte industrie, y faire des envois assez importants en bijouterie, modes, drogueries, etc.

Nous indiquerons plus loin quelle serait, dans l’hypollicsc d’un développement notable de nos relations commerciales avec rextrùmc Orient, la manière de relier nos opérations en Chine à celles que nous aurions à • traiter aux Philippines.

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