‹ Voyage en Chine Cochinchine Inde et MalaisieChapitre 63 sur 85 · COMMERCE UE MANILLE · texte numérisé non relu

COMMERCE UE MANILLE

de jonques fokiénoises visilent ciiaque annéodo poi l ilo Manille, où elles Irouvenl à placer des toiles, du llié, de la soie gréfrecl ouvrée, des éventails et divers autres objets de luxe, qu’elles écliangcnl eoulro des nids d'hirondclles, des holothuries, des ailerons de requins, de l’indigo liquide, de la nacre et de l’écaille.

Ces bâtiments parlent de Chine vers la (in de mars, avec la mousson de nord-est, et y retournent en juillet, secondés par la mousson de sud-ouest. Ils sont montés par une cinquantaine de petits marchands, qui viennent Iraliquer , ordinairement chacun pour son compte, avec leurs compatriotes fixés aux Philippines.

Le commerce de détail de Manille est entre les mains des Chinois et des métis Chinois, qui, intelligents, laborieux et économes à l’excès, ont sans cesse toutes leurs pensées dirigées vers les moyens d’augmenter leur avoir, ne fût-ce que par le plus léger bénéfice et qu’au prix des plus sanglantes humiliations.

Il règne parmi eux un esprit d’entente remarquable, qui les empêche de se faire concurrence pour l’achat des marchandises européennes. Souvent ils se coalisent contre les vendeurs etrangers, pour leur dicter leurs conditions, et se donnent le mot de n’achelcr qu’à un prix convenu. Jadis ils acquittaient leurs dettes avec une scrupuleuse exactitude ; mais ils semblent s’étre relâchés aujourd’hui de leur ancienne régularité financière, ce qui a déterminé les négociants européens à ne plus leur

VOVAt;K EN CHINE.

accoiilcE (le omlit (|iic sur tlos billets à dciix ou trois si{}ualures présentant des garanties eoiivciiables.

Nous avons parlé, dans le second volume de eet ouvrage, du privilège dont jouissent les alcades, de faire le commerce dans leurs provinces respectives. Us ont souvent rencontré des concurrents redoutables dans les métis Chinois, qui, connaissant parraitement le caractère des Tagales, savent llatter leurs passions et faire jouer chez eux les ressorts les plus ïcnsibles, pour les déterminer à leur céder leurs terres et leurs récoltes à des conditions avantageuses.

I.’Cspagne n'a qu’un commerce de peu d’importance avec sa colonie des IMiilippines, à laquelle quatre ou ciii(| navires de Cadix ou de Santauder apportent anmiellcment quelques chargements de vins, d’huile d’olive, do mercerie, de conserves, etc. Les cargaisons de retour sejeomposent principalement de sucre, de tabac, de bois de sapan, de peaux desséchées, d’indigo et do marchandises de Chine.

Analysons maintenant le mouvement commercial de Manille pciulant quelques-unes des années qui viennent de s’écouler.

L('s inq)orlations s’y sont élevées, en 18î0, à fr.-27,88!>,.'j07, et les exportations, à fr. 20, 482,057.

Ln 1S Î2, les premières ont été de fr. 10,081,170, et les secondes de fr. I S,!)0ü,’>20.

Ln 18 5 î, le mouvement du j)ort deManille, entrées .et sorties réuuie.s, a présenté un chiffre de 571 navires

OOMMF.Uf.F. t)F. MAMI.I.K.

janj;raiit 1;»1,772 lomioaux ; 27G do ces 'hàlimcnts olaionl diiiiüis, 27 anglais, 28 amti lcains, I 'i espagnols el O IVaneais.

Les imporlalions su sont élevées, j)eii(lanl la même année, à 22,r)()8,000 fr. La ('.liinc y ligiirail pour 8, 01 î, 000 IV.; rAnglek’irc |)onr i,2ô 5,(!00 Ir. ; les Eiüls-Unis pour 1,122,000; Singa|)our pour ^,57.'j,000; Java el les Moluqiics pour 1,1 10,000; In France pour 200,000; et rEs|)agnc pour 1,018,000.

r.cs cxportalions ontéléMle 1 9,. 000 francs, dont r),S8.‘>.000 par navires chinois, 2,7o9,000 par navii-os anglais, .’>,ô.‘)o,000 jiar navires ainéi icains, 2.070,000 sous |)avillon espagnol, 101 ,000 sons ])avillon français.

Les lissus de colon ont oecu[)é la première place parmi les ariicles d’im()orlation. Ils y onl figuré pour 8,918,000 francs. L’Anglelerre en a envoyé direelemenl pour .7,190,000 fr., .Singapour pour 2,9.7.7,000, les Ktals-Unis |)nur297,000, el la Chine pour 2, 18.7,000 (sans doute de provenance anglaise).

A|)rès les lissus de colon sont venues les hoissons, dont la valeur importée s’est élevée à 1,103,000 fr. L’Fspagneavaildans eoehiirre une part deOl 1,000 fr., el la France une de 100,000.

Les soieries de Chine avaient lourni une iinporlalion de 010,000 fr., les fers 012,000, la faïence 300,000, le papier de Chine 3 1 0,000, les eomeslihies .788,000, les pois.sons secs de .Soulou cl de la Polynésie 18"), 000, les parasols el parapluies d'Anglelerro el de Chine

VOYACF. EN CniNE.

232,000, In quincaillerie ^ 68,000, l’opium ■< {7,000, riuiile de la Polynésie I {5,000.

Les exportalions de 18 { { comprenaient 28,258,000 kil. de riz, d’une valeur de 2,825,000 francs, presque en totalité à la destination do la Chine; 21,060,000 kil. de sucre, évalués 5,020,000 fr.; 035,000 kil. de café, valant 587,000 fr., dont I {0,000 fr. pour la France; ^, 563, 000 kil. de tabac en feuilles, et 00,000 kil. de tabac fabriqué, le tout estimé à 2, {00, 000 fr.;

7.021 .000 kil. et 1 ,827,000 fr. d’abaca ou de chanvre de Manille; 610,000 kil. et 858,000 fr. d’indigo;

123.000 fr. de tissus d’ananas et autres; 625,000 fr. d’or en poudre ; 4,798,000 kil. et 500,000 fr. de bois de sapan ; 120,000 kil. et 540,000 fr. de colon en laine; 711,000 kil. et 215,000 fr. de cuirs.

liCS importations cl les exportations réunies donnent un total d’environ 42.000,000 de francs.

Le sy.sléme douanier des Philippines oppose de nom- ^brcuscs restrictions au commerce étranger. Tandis que les produits du sol et de l’industrie de l'Espagne, im- []<)rlés sous pavillon national, n’acquittent qu’un faihle droit de 5 p. cent, ils en payent 8, quand ils arrivent sous tout autre pavillon.

La plupart des articles de provenance étrangère sont soumis à un droit de 14 p. cent; quelques-uns même payent jusqu’à 25 p. cent. Mais il y a moyen de réduire la plupart de ces droits exagérés h 8 et !) p. cent, en faisant arriver ces produits à Manille par bûlimcnls espa-

r.OMMEUCE 1>K JUMI.I.r.

gnols. Cot avantage donne lieu à de fréquents transbordemcnUde marcdiandises à Singapour et en Cdiine.

Les droits de sortie sont de :

] OjO par navire national faisant vnile pour l'fclspagne.

1 1/2 0;0 Id. Id. luisant voile poui l’étranger.

2 0/0 Id. étranger fai.sant voile pour le Péninsule.

3 0/0 Id* Id. faisant voile pour l'étranger.

Par une évaluation exagérée de la plupart des articles, les divers droits s’élèvent souvent jusqu’à 50, et même 50 p. cent de la valeurdes marcliandises. C’est surtout pour certains tissus que ces estimations injustes se pratiquent.

Quelques articles ne sont soumis à aucun droit d’entrée ; tels sont : les clievaiix, les ebèvres, les pores; les maebines destinéesaux exploitations agricoles et autres ; toutes les matières tinctoriales, sauf la coclieiiille; le bois de teck , les lils de colon teints, le papier à dessiner et diverses graines.

Les articles prohibés sont : les pislolels de poche, les livres espagnols imprimés ailleurs qu’en Espagne, la poudre à canon, le rhum, l'opium et tous les produit^ industriels cl agricoles que le pays fournil.

Les navires espagnols ne payent point de droits de tonnage; les bâtiments étrangers acquittent 2 réaux par tonneau. Ce droit est rédnil de moitié pour ceux (|ui entrent cl sortent sur lest, de meme que pour les bâlimoiits on relâche forcée.

Les poids les plus usités à Manille sont le pioul, qui

vovifii; F.N r.niNE.

VOü

ô juiviuil ;’i (!."> kil., 2.'J, cl raiiohe, qui est do k. 'jOccnt.

!-cs |»iasli"os amêi‘!caiiies y valent un cl demi p. cent de moins que celles d’Kspajjne.

Il V a, à Manill oiiliv les maisons de cunimerce indityènes, sept oa linil maisons aiq;laises, <lenx américaines, nnc IVançaisc chine danoise.

Nous avons dit ipio les tissus de coton étaient l'arliclo d’iinporlalion dont la consommation était la pins considcralile aux Pliilijipincs. Les principaux de ces tissus sont les calicots ccnis cl lilancs, les mousselines, les indiennes, les roiqjes Andrinoplc, les mouchoirs do couleur, cl les cambaijas ou jupes .à carreaux.

Les ju[>es vanil/dijas ci les mouchoirs acamhayados s'expédient par corÿr.v. ^

La corjjc se compose :

On do 20 pièces de mouchoirs, chacune do 8 mouchoirs, soit de ItiO mouchoirs.

On do 20 pièces (le jupes, chacune de 2 jupes, soit de -50 jupes.

Los caisses dans lesipiclles on emhalle ecs articles renferment O, 8 on 12 cor(jes, mais les monehoirs sont toujours séparés des jupes.

La cnr^je de jupes on de mouehoii's hlous de Madras, coûte 02 piastres; celle de mouchoirs on de jupes roujies, de 81> à 00 piastres.

La eoi jp' de jiijtcs ou de mouchoirs anglais ne revenait, en 48 îo, à Manille, qu’à .‘j.'i ou -10 |>iaslres. Los

('.OMMERCF. DE >UMLEE.

prix de cesarlieles ruinaient la fabrication de Madrés, qui avait sensiblement diminué, (|uuiqu’elle fût considérée par les Tajjides comme bien supérieure à celle des Anglais.

Lescambayas et les mouchoirs français sont très-cslimés à Manille, mais le bas prix de la marcbandise anglaise les a, depuis quelques années, exclus de ce marché.

C’était des mamilaclures de Sainte-Marie-aux-Mines que sortait la plus grande partie des tissus de coton que la France fournissait jadis aux Philip|tines. I.es négociants do ce pays rendent toujours [)leine justice à la beauté des couleurs et de l’étoffe do nos articles ; mais ils reprochent à nos dessins de n’ôtre pas assez à la mode. Les Anglais, tout en envoyant des tissus plus légers et moins soignés sous le rapport <le la nuance que les nôtres, ont le talent de leur donner une ap|)arence qui flatte l’acheteur luçonais, et surtout de se conformer bien exactement aux caprices et aux changements de ses goûts. Ils vendent à 2 piastres 70 c. la douzaine de mouchoirs communs, d’une vara de côté; celle mai'r chandisc est bien apprêtée et a de l’apparence.

Il est extrêmement regrettable que les fabricants français aient été forcés de cesser, doj)uis quelques années, leurs expéditions pourManille. Il ne leur manquait qu’une seule chose pour soutenir avec avantage, dans ce pays, la concurrence anglaise : c’élail d'être tenus fidèlement et sans cesse au courant de la mode et des véri-

VOÏAUE EN CIIINK T. III. 2C

COMMF.nr.E DE MANIMÆ.

Fret d’Furo|>e b Singapour 1/2 à .1/4 p. 0/0

Droit de transît à Singapour 1 » 0/0

Droit k Manille (par navire espagnol). . 8 « 0/0

Com-uission de vente et ducroire , . 7 1/2 w 0/0

Assurance (avec l'escale de Singapour) . 3 >» m 0/0

ToUl. . ,19 li2kl9 3/4 n 0/0

L’iniporlalion de cain bayas d’Furope à Manille, a élé, en 184 i, de { l pièces ; celle de cambayas de Madras, de o,837 pièces ; cl celle de mouchoirs de coton, de2,584,God.

Un (jenre d'indienne très-{îoùlè à Manille sont les caranclanes, tissu lila, à petits carreaux, connu chez les Aiip,lais sous le nom de guingans, cl qui se fabrique en assez grande quantité à Rouen. Celte article paye, à Manille, 45 p. 0/0 de droit sous pavillon espagnol, et 25 p. 0/0 sous pavillon étranger. Ce droit élevé a pour but de protéger la fabrication du même genre dans la province d’ilocos, qui le produit depuis longues années. Les Anglais vendent les caranclanes à Manille au prix de 4 8 à 49 cents la yard carrée. Si Rouen parvenait à établir cet article à un peu meilleur marché qu’il ne le produit, en donnant moins de corps au tissu, la France pourrait en envoyer cii concurrence avec l’Angleterre aux Philippines.

Les indiennes-nieubles trouvent un petit débouché dans une des provinces de Luçon. On les y demande à fonds blancs, verts, bleus et jaunes, et à grandes Heurs. La [lièce de 42 mètres ne devrait pas dépasser le j)t ix de

VOYUiF. E\ CHINE.

22 fr. 550 pièces de faluicalion française surfiraienl pour une année.

Un (jenre (rindicnne connu sous le nom de rayadillos, à cause de ses lar^jes raies loi^pludinales, est Irès-deinnndé, pour pnnlalons, aux IMiilippines. La pièce de 2 { varas se \end, au détail, 5 piastres six réatix.

L'importation des indiennes s'est élevée, en à

Manille, à S î27 pièces ;

Celle des calicots écrus et blancs, à 47 mèties,

au prix de 5 piastres la pièce ilc 5.5 mètres ;

Celle des mousselines, à ^ ,050,7.51 m.

Celle des tulles, à 20,105 m. Cet article se vend à très- bas prix.

Occupons-nous maintenant de (|uelques-uns des produitsdes Pbilippincs. Nous avons vu tpie le sucre li[{urait en première li|;ne parmi les exportations de cette colonie. La production de cette denrée semble s'y être doublée depuis une dizaine d'années. Le prix du sucre terré était, en -1844, à Manille, de 52 l'r. 40 c. les 400 kil., et celui du sucre non terré, de 20 fr. 74 c.

.Nous ne |)arlerons point ici du riz des IMiilippine.s. dont il a été (pieslion dans le second volume de cet ouvrage.

Nous ne ferons qu’indicpier le prix habituel du café et de rindijjo.

l.e café, première qualité , s'y vend qénéralcment îlOc. le kilo, et celui de deuxième qualité, 77 e.

, L’iiuliyo, premier choix, y est coté 0 fr.95c. à 7 fr.

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COMMEnCi: DE MAN1I.I.E.

60c. le kilo, cl riiuli(îo, deuxième choix , 5 fr. dO c. h 6 fr. 7.') c.

La culture du lahnc csL comme nous l’avons dit, fort développée dans (piciques provinces de Lii(;on, nolammenl dans celle de la Pnmpanga et de Cagayan.

La fabrication des cigares, qui occupe un grand nombre de femmes a Manille et aux environs, y a atteint une perfection remarquable. Voici comment elle se pratique :

On bumecle les feuilles do tabac avec de l’eau de riz, cl on les bal sur une table bien unie avec une pierre polie. Puis on les roule entre les doigts, en y renfermant d’autres feuilles de tabac plus menues et souvent do qualité dilîérente. L’ouvrière, a|)rès avoir porté rime des extrémités du cigare à ses lèvres, ramineit entre scs doigts pour lui donner de la consistance, puis coupe les deux bouts d’une manière bien nette avec des ciseaux.

On distingue jusqu’à .âOqualités différentes de cigares de Manille. La j)lus estimée est celle connue sous le nom de lercera sitperior. La boite de 4000 cigares de cette qualité se vend 8 piastres. La qualité suivante, connue sous le nom de quarto, cl dont les cigares sont plus petits que les lercera et un peu inférieurs à ceux-ci, quoiqu’un lesdisc fabriqués avec le même tabac, revient à six piastres le -1000. Les quinla se vendent à o ou 6 piastres.

Les boites dans lesquelles ces cigares sont renfermés

par paquets de 40, s’expédient en Europe dans de grandes caisses connues sous le nom de cajones. Chaque cq/on contient huit petites boites.

On vend aussi à Manille des boites de 550 et de 500 cigares.

Les cigares de Cavité sont inférieurs aux précédents, et se vendent un réal le paquet de 30 cigares.

Les cigarettes d’Arroceros coûtent 52 piastres la caisse de 4000 paquets de 25 cigarettes chaque.

Le mille de cigares Tagayan, qualité supérieure, vaut 7 piastres.

IjCS cigares Songapan quarla se payent 6 réaux les 420.

Il parait que les qualités superûnes, qui jouissaient jadis d’une grande réputation à Manille, ne s’y fabriquent plus.

Luçon produit, comme nous avons déjà eu occasion de le dire, des tissus en fils d’ananas et de bananier sauvage fort remarquables.

Les premiers, connus sous le nom de piha, sont d'une finesse excessive, et servent à faire des châles, d^s écharpes et des mouchoirs brodés d’une grande valeur, destinés à l'exportation. Il existe près de .Manille plusieurs fabriques de broderies, qui occupent un grand nombre d’ouvrières tagulcs. On fuit aussi des tissus de pina roses et lilas à raies, pour robes. I.es qualités et les dimensions de la p/nasontsi variables, qu’il est impossible d'indiquer ici aucun prix. J’ai vu des châlesdece

COMMEnCE UE MiNILLE.

tissu dont la valeur s’élevait à quelques milliers de francs.

Les tissus d’abacasontfubriqués,coinmenous l'avons indiqué dans le second volume de cet ouvrage, avec les filaments d’un bananier sauvage. Ces tissus portent dilTércnls noms. Les plus fins sont connus sous le nom de nipis, et les plus grossiers, sous celui d'alvaragnaffue. On trouve à Manille un grand nombre de ces tissu^ en toutes sortes de dessins et de couleurs, et à des prix fort variables. Ils sont, comme ceux de pina, d’une laise trèsétroite.

On appelle sinamay des tissus abaca et colon. Les sinamay sont presque toujours rayes.

On fabrique aussi des mélanges de fils d'ananas et de soie, d’abaca et de soie ; souvent même on y ajoute encore du coton. U serait trop long d’énumérer toutes ces étoffes, et lout-à-fail impossible de donner des indications exactes quant à leur prix ; ce n’est que par une longue habitude que l’on peut parvenir à en umnailrc la valeur réelle et la qualité.

Dans ces dernières années, il s’est exporté de la pim pour des sommes assez considérables.

A peu de distance de Manille, un Américain a fondé une manufacture de cordages d’abaca, mue par une machine à vapeur de la force de 50 chevaux, chauffée au, bois. Ces cordages sont d’un emploi assez avantageux en marine; cependant iis sont inferieurs à ceux de chanvre. ,

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