‹ Voyage en Chine Cochinchine Inde et MalaisieChapitre 72 sur 85 · I..1 |.i(To · texte numérisé non relu

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Il ne laul pis perdre do vue que cos divers articles, ini|)orlés à Java sous pavillon élran[>[or, y acquillcnf un droit do 2') p. 100 do la valeur. .\ ccdi-oit \iennenlt'ncoro s’ajouter les fi ais do cominission , de ducroire, d’assurance, le fret ol la perle d intérêt sur les rojjlenunls, de., que l’on no peut pas évaluer à moins do 12 p. 100, en sorte cpi'il y a à relrnncbor environ .17 p. 100 du prix de vente do lialaiia , pour conuailrc le |»ri\ réel que le néjjociant européen lire de sa inarcbandiso expé liée dans ce pays. On vient do voir que la pièce do madapolam do .'>2 aune.s llrabant, ou de 21 mètres Do conliniètrcs de loii^j et do o/ J ou de Soü

COMMERCE ET rRODllTS PE JAVA.

niillimcircs do larjje, valait, en -IS'iô, .à lîalavia, 7 florins 5/8 tu inoyenno, cc qui, an cliange de i florins de Hollande pour 5 de Batavia et de 2 fr. 10 e.

[tour 1 florin de Hollande, équivaut à 12 fr. 50 c. Si déco prix, nous relranclions les 57 pour 100 de frais, soit -1 fr. 58 c., il reste 7 fr. 02 e., ce qui forait ressortir le mètre à 5G centimes. Mais nous devons faire observer, quant an droit de 25 pour 100, que les estimations de la douane sont liabilnellement inférieures de 10 pour 100 et quelquefois de 50 j)our 100 à la valeur réelle de la marcliandise. ^ous devons aussi ajouter que les retours s’eireetuant presque toujours en marchandises, la perte au change se trouve éludée. On peut donc admettre qn’cn définitive le mètre de madapolam vendu à Batavia, ressortait, en 1845, pour l’importateur, à environ 40 ou 45 centimes.

Un négociant de Batavia conseille aux personnes qui voudraient consigner de France des tissus de colon à une maison de Java, de stipuler dans le connaissement, pour la portion de marchandises que l’on désircrailfaire parvenir à Padang, a Samarong, ou à Sourahaya, que le transport s’en effectue à ces diverses places sans plus de frais que si elles allaient directement à Batavia. Il faillirait faire insérer cette condition dans la police d’assurance, cl s’arranger de manière à n’avoir point à

* ' Nous imliqiicioiis, plus loin, que lu valeur de florin de Uataviuest iiifé — riciire à celle Ju notiii de Holland-'.

payer, nonpliiSjdcsiippléinctitdc prime; car, à Batavia, l’assurance est de 1/2, ."î/ i et \ ^|^ pour 100 pour les trois places que nous venons de nommer, pendant la bonne saison, et de I, 4/4 et I 3/4 pour 100, pendant la mousson d’ouest ; on paye, en outre, de 4 à 3 florins de fret par caisse ou par balle, ainsi que le cliargcment et ledécliargement. Les dépenses de déplacement ne s’élèveraient pas à moins de 13 pour 100, si l'on ne suivait pas la marche indiquée.

Indiennes. — La Hollande a importé, en 4 843, à Java :

^0,826 pièces d'indicnne.s ordiuaircs, évaluées h flurins.

tl^COO J(I. de rouges Aridrinople 201,150

10,86/ douzaines de mouchoirs de tête . , . C2,49t

1,780 pièces de cotonnctles ...... 19,865

3,150 Id. de cliitz 41,100

61,053 Id. de sarongs-batek 95,355

9,700 Id. de slindangs 19,150

Total. . 69I,3:>S

* Les indiennes à petites fleurs et à picotage, connues sous le nom de mignonettes, sont très-goùtées à .lava. Elles doivent mesurer 32 ou 40 aunes de Brabant (24 mètres 95 ou 27 mètres 42 centimètres) en longeur, et 5/4 (856 millimètres) en largeur.

[.os indiennes roses sont beaucoup portées par les indigènes. Leur nuance doit être très-vive. Les pièces d’un rose sombre ou pâle sont invendables.

On pense que la France pourrait envoyer chaque

COMMF.nCE ET PUODEITS DE JAVA.

année de i à ’jOO caisses de cet article (la caisse de ■jO pièces).

FjCS dessins devraient en être Tort variés, et consister en petits snjets rapprochés. La |)lnpart des {jcnrcs que la France envoyait dej)iiis quelques années h Batavia, y étaient délaissés, en à cause de leur ancien-

neté, et remplacés par de la tnarcliandisc anglaise d’une fabrication l)eaueon|> moins parfaite, mais à dessins sans ce.sse renouvelés et fort [joùtés pour cette raison. La mode est c,\trémemenl cliangeanle à Java.

Le prix d'une pièce de miijnonettc de 10 aunes de Brabant et de B/i de lar(jc, était, en 18'i5, dc'12ù -lô florins.

Les indiennes à fonds blancs, jaunes et verts, avec bouquets (létaebés, conviennent beaucoup à Batavia. La France pourrait facilement en e.\])édier une centaine de caisses par an à cette colonie. Il faudrait aussi très-souvent varier les dispositions des dessins de ces l»enres, et éviter les articles d’une fabrication trop coûteuse. Une tnarcliandisc dont la toile est défectueuse, peut trouver placement quand le dessin en est bon.

La Hollande et rAn{;leterre importent chaque année à Java d’immenses quantités d'indiennes, et tout porte à croire que la consommation en deviendra de plus en plus considérable. Il parait que les Anglais réalisent aujourd'hui de jolis bénéfices sur des articles qui ne 'laissent que de la perte aux Hollandais.

Chaque caisse de marchandise, et particulièrement

42V VOYAGE EN CIll.NE.

d’inipi'cssioiis, doit clro nccompajjiiéc d'im livret d’ccliaiiliüoiis indiquant son contenu ; car aiitmncnl on serait oblijc d’ouvrir la caisse avant de la vendre, pour montrer il l’aelielcur les dilTérents dessins, ce qui serait très-incommode.

Les toiles de colon teintes en uni sont un article courant à Java, et sc vendent en pièces de 52 aunes de Brahant et de 5/J de large. Un assortiment doit être formé dans la proportion de :

30 pièces violet.

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