‹ Voyage en Chine Cochinchine Inde et MalaisieChapitre 73 sur 85 · rose · texte numérisé non relu

rose

.1 — vert.

1 — jaune.

l.c commerce français placerait aisément chique année 100 halles de ces articles à Java.

On demande des rouges Andrinoplc d’une nuance très-vive. Quand ils sont ternes, ils n’ohtienncnt jamais les prix du marché, qui étaient, en I8J5, de :

10 fiortni 1/2 pour les à; 4 32 «unes de long.

22 à 24 pour les impressions sur rouge Andrinople 5/4,

Dans un envoi de 20 caisses, il en faut 15 de 5/4 et 7 de 0/4. Chaque caisse doit contenir 50 pièces, et être accompagnée d’un carnet d'échantillons ayant toute la largeur de la pièce.

I,a consommation des rouges Andrinople s'est heaucoup accrue, depuis quehpies années, à Jiiva. On es- *

coMMK.Rc.i; tvr l’nouiiTS dk java.

lime que la Friince poumiil ou imporler amuiollement oOO caisses à Baluvia, àSamni au[y et à Sourabaya.

Les rouges Aiidiinoj)lc suisses, hollaiulais et fraiicais, sont préférés à eeuxd’AugleleiTe, qui n’obliemieiil que (les prix inférieurs.

(^11 a essayé (l’impoi ler (les Auilriuoplc moirés, mais ee genre n’a pas pris.

I.es rouges Andrinopleà dessins et enluminures, fabriques en Hollande, sont Irès-goùlés.

I.es nioueboirs Andrinople de o/ î Brabant de eôlé cl parfaitement carrés, valaient, en IS-'io, de II) à 12 florins la douzaine.

Voici la quantité approximative des divers articles, rouge Andrinople, que Java pourrait aebcler eba(|uc année à la France, d’a|)rès les renseignements de négociants exj)érimentés.

ôO balles AuJrinopIe , à fleurs, 6/1, 32 aunes Brabant ( chaque halle de 50 pièces, dont 25 à bouquets et 26 à colonnes).

40 Id. Andrinople unis, 5/î, 32 aunes.

20 Id. mouchoirs Andrinople, 5/1 à grands ramages et bordures riches. Point de fonds unis.

10 Id. slindangs Andrinople 8/4, grand et riche ramage. C'est un genre javanais dont il faudrait se procurer des cchantillons.

10 Id. kainpandjangs , de 0/4 de large, a grand ramage. Cet article fc vend par coupes de 2 mètres 1/2 de long environ.

10 Id. «arongs Andrinople G/ 4.

Articles divers de coton. — Les cotons lib's, nnijje Anilrinople, étaient (lenmiidés :i Bnlavin, (>n IS'i-i. i.o prix ('Il était de .'j.'iO à ô'iO llorins le pieul , on , en

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VOYAf.E e:s chine.

moyenno, de 11 Ir. fiO c. le kilo. Ces filés doivent être du n" 40, Chaque [laqiiel doit peser 5 livres anglaises. G à 0000 kilog. de fils français se placeraient aisément cliaque année.

Les filés blancs du n” 40 obtenaient 4 45 florins le picul, ou 4 fr. 95 c. le kilo. Il serait bien, dans une expédition de 50 piculs, d’en mettre quelques-uns des n™ 30 et 50.

Les fils bleus, n“ 40, valaient 200 florins. Une cinquantaine (le piculs de cet article suffiraient.

Les cotonnettes^ slindangs, sarongs et mnneboirs à petits carreaux, lissés en fils bleus et noirs, sont aussi de bonne vente à Java. Le commerce français pourrait, dit-on, fournir h celle île ebaejue année :

jO caisse.^ mouchoirs 5/4 b(.

50 — slimlaiigs (» î/2 4

50 — cotonnettes 5/4 n

25 — sarongs 6 et 7/4

Les slindangs valaient, en 1815, de 40 à 50 florins la corge de 20 pièces, et les sarongs, de 28 à 36 florins.

Les guingbans de 52 aunes de long et de 5/4 de large, valaient 12 florins la pièce, et les printannières, 15 florins en bleu, et 15 en raies rouges et jaunes. La France pourrait en expédier de 25 .à 50 balles.

- 40 balles de jaconats français imprimés suffiraient cbaque année pour la consommation des dames européennes. Cet article se vend de 90 é 95 c. le mètre,

OOMMF.ncE F.T l’nrtDVirS 1>K JWA. '-27

siiivanl les besoins des marchands. Les dessins les pins nouveaux sont les meilleurs.

Une étoffe soie et coton, connue sous le nom de menas, trouve un bon débouché a Batavia, [.a |)ièce de 52 aunes de loti{j et de 5/1 de Inqje, se vendait, en -18 55, de 50 à 55 llorins. La France en placerait une cinquantaine de caisses par an.

Les morêas, pur colon, ne coûtaient que de 12 à '12 1/2 florins.

La France pourrait fournir n Java quelques tulles de Saint-Quentin, quelques étoffes pur fil, à carreaux, de Lille et de Tourcoing, et quelques tissus blancs pour gilets, pantalons et vestes.

Nous ne terminerons pas celte petite revue des divers articles de colon consommés à Java, sans rendre compte du procédé curieux employé par les indigènes de cette île, pour la fabrication des sarongs et mouchoirs batek.

On fait chauffer dans une petite casserole un mélange de cire et de gomme copale. Puis on introduit une certaine quantité du liquide dans un |)otit instrument en bois creux, de 9 5-50 centimètres de longueur, muni, à l’une de ses extrémités, d’un bec recourbé consistant en deux fils de fer 1res rapprochés qui communiquent avec l’intérieur, et qui font, en quelque sorte, l’office d’un pinceau. Une main habile et exercée promène ce crochet, humecté par la cire liquide, sur un tissu bien tendu. On obtient de cette manière un dessin en cire sur un fond blanc, et l'on plonge ensuite le tissu dans un

VOYAf.K F.> CIlINF..

bail! do IcinluFO. Lu parliode la pièce couverte de cire ne j)Fcnd point In oonlcnr, tandis que les endroits blancs l’absorbent parlailemonl. lui faisant passer la pièce après la teinlure à l’eau chaude, la cire s’en va cl laisse blanches les jiaiiies qu'elle avait recouvcrles.

Les sarongs-batek en coton sont d’une imineiise consoimnation parmi les indigènes de Java. Ceux fabriqués dans le jinys sont plus solides, plus recberebès et plus chers que les imitations européennes. Les Javanais font aussi des sarongs-balek eu soie, à brocarts d’or et d’argent, qui servent à riiabillemcntdcs personnages riches du pays.

Les sarongs de Java coûtent souvent jusqu’à 20 et 5o llorins, tandis que les meilleures imitations européennes n’en obtiennent guère ipio 5.

Passons à d’autres articles d’importation. I.a valeur totale des articles de modes et de parfumerie importés, en 1 843, à Java, s’csl élevée à 1 20,584 llorins. Lu rrance a pris à celle importation une partdc 78,478 florins, et la Hollande, nue de 40,9 19 seulement. Parmi les articles français, la ganterie et la bonneterie, les fleurs arlilicielles et les plumes de parure, les chaussures d’hommes et de femmes, les objets de toilette, les parapluie.s et ombrelles, les nouveautés de toute es|)èce à l’usago des dames, figuraient pour des sommes considérables. Les objets de parfumerie et les modes de provenance étrangère payent de 12 à 2 5 pour 100 de droit.

L’importation des porcelaines et faïences d’ICuropo,

(’.OMMi;nC.K KT l'UODUlTà Ül- JAVA.

à Java, s’esl élevêo, on ISi."), à 10S,082 florins, et colle dos cristaux ot üiivrajîos on Aorro, à 8o,14^. I.a Franco n’a pris à celle dernière iniporlalion qu'une part de 5,897 florins.

I/impoi talion des ellets d’Iiabillemcnl s'est élevée à 125,1)01) florins, dont 9174 fournis par notre eominorce.

Java a reçu, la même année, pour 455,771 florins de enivre cl d’ouvrages en cuivre ; pour f 17,925 florins de quincaillerie , pour 65,055 florins d’ouvrages d’or et d’argent, et de' fils do ces métaux; pour 00,005 florins de meubles, dont 24, 295 florins veinlus par la France ; pour 457,040 florins de provisions de bouche (57,059 de France.)

L’importation de voilures, barnais et autres objets de sellerie a été de I 12,51511. Notre commerce y a figuré pour 7840 11. seulement.

L’importation des fournitures de navires s'csl élevée à 185,214 fl. ; celle des fournitures de bureaux à 107,201 n. , dont 25,425 11. de France; celle de l'acier et de divers ouvrages d acier, à 405,492 fl. ; celle du fer et d’ouvrages ei maebines en fer, :i 098,149 fl. ; colle des étoffes de soie, à 05,245 fl., dont 2,470 seulement de Franco.

Les soieries , comme tons les ai'lieles de mode à l’usage des dames . sont d’une vente facile à Ifalavia.

l u négociant français, fixé dans le pays, dont il connaît parfaitement la consommation, assure que notre

VOYiCF. EN CHINE.

cuinmercc pourruit iuiirnir iiardimeiit chaque année à Java ;

J 000 mèlrfK de gros de Berlin noir.

bleu de ciel.

iïlas.

violet.

rose.

blanc.

Une quantilé éjnle en moiré et damassé , assortie dans les mêmes couleurs et proportions ;

1000 robes en soie de lantaisie et du yoùtdu jour, et en dessins aussi variés que possible; ces robes doivent être par coupes de deux ;

J 00 pièces de serjje noire, en diflérentes impressions ;

iOOO mètres de lévnniine , même assortiment que les gros de Berlin.

1000 nièlres de sali» blanc, argent uni.

lOOO -

— — mat.

— noir uni.

iOO

bleu de ciel uni

iOÜ

— lilas.

iüO -

— violet.

■lOO -

— rose.

Un salins brochés , il faudrait réduire l'assortiment ci-dessus de moitié.

D’après les mêmes renseignements, la France pourrait envoyer de 1000 à toOO châles, écharpes , manlilles , etc. , du dernier goût et de la plus grande frai-

COMMERCr: ET PHOULITS I)E JAVA.

clieur. La couleur prédoniiiianle doit être le noir. Tout en ne né(jlij;eant pas les couleurs de fantaisie , il faut écarter le jaune et l’orange, et, on [jénéral, les nuances trop voyantes.

On demande, en outre , 1000 mètres de soieries diverses pour [{ilets, et 800 mètres de satin noir uni fort, pour le même usa(je. Les soieries lamées, or et argent, ne doivent pas être oubliées.

La personne à qui nous devons ces renseignements, conseille encore d’expédier un millier de mètres du tissu soie et coton, appelé ca/edom'« , en couleurs fraîches et claires, et par coupes de 8 aunes de Brabant , à l’usage des natifs ; BOO mètres de velours brochés , et un assortiment assez considérable de velours unis.

Les soieries importées sous pavillon hollandais , payent G p. 100 de droit uil valorem ; et celles importées par navires étrangers, 42 p. 100.

L'importation dos dra])s et étoffes de laine s’est élevée, en 1815, à Java, à 207,581 llurins.

La part de la Hollande a été de lG6,29-î fl. ; celle de lAngleterre , de 7G,2So ; et celle de la France, de 5,778 11. seulement.

Le négociant français dont nous avons déjà eu l’occasion de citer les avis, croit que notre commerce en draps serait susceptible de [)rendre du développement dans ce pays. D a|)rcs lui, on pourrait expédier chaque année de France à Java 100 balles de drap rouge écarlate, en pièces de 20 à 51 aunes de Brabant, et GO

■vu

voïu'.K i;.\ r.iiiNK.

balles lie (Irap , couleur pourpre, «lu mtune aunnijo. Clia«pie balle doit èlre «le 0 pièces. On placerait aussi une eiiu|uaulainc tic balles de drap bleu de roi , cbaque balle étant de 12 pièces. I.e noir, le bleu clair, le vert russe , le mai ron et le jaune sont des coub'urs que l'on pourrait aussi envoyer , niais en nudiidre «piantité. Une soixantaine de balles suKirail On pourrait encore placer, dit-on, une vingtaine de balles de mérinos, et autant debt Ile llauellc. Les quantités indiquérs seraient envoyées en trois ou «piatre expéditions.

Les tissus de laine sont .soumis, à Java, aux mêmes droits «pie li!s tissus de coton.

L importation «les vins et autres boissons s’est élevée, à Java, en ISL"), à 98-J,22i llorins; la rrance a lourni p«(ur 127,710 florins de ces articles.

Voici le détail elles quantités de vins et liqtieur.ide France, que l’on croit pouvoir être importés annuellement à Java.

ÛOO harriqiu'^ vin Je Dordeainc ordlnaîie.

5000 caîs-ses de ^8 bouleilU's, ii!., fîii.

— liant Saiilcine.

.'lOO

— (iravp.

— BourgogJM* ronge.

— Clianipagne.

îlOO pipes (IVrui-de-Nip.

.'>U0 faisseis, de \9 iKtideilIcs diaqitc , dVati-dr*>if .

Les vins de France ordinaires on cercles , sous pa-

Digi! od by Googtc

œsiMKncE i:t rnoniiTs ni; jwa. i;l3

Villon r.nnçais, paycnl 19 fr. 10 c. I l.odolilre, ol, en bouleilles. 21 fr. 20 c. les 100 houtcillcs.

Les vins fins de Kranee payent de fr. .“0 c. à (î fr. 50 c. les 12 liouleilles.

f.es |.rineipales importations de la Chine et do Manille a Java , en I8d5, oiu été do : 2.58,2:o florins do poterie, .i20,755 II. de eomestihles; 97.J2f (I de quincaillerie; 85,170 II. de .nibslances mé.lieimdes ; ^/5,0ôd fl. de papier; 00,873 11. de parapluies;’

* //, 937(1. de cigares de ■Manille ; .325, d89 fl. de thé;

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