CHINE
guinhler.
minerai d’or.
cannelle.
comestibles.
coton en laine.
tissus de colon.
nalte.s.
huile de coco.
chevaui.
poivre.
rotins.
riz.
iioi\ mu.sca<le.
liitls d'hirondelles.
estomacs de |K)issoi»s.
cire.
Je passe sous silence les arlicles de moindre importance.
C‘iiltiii*eH et ex|iuriu1IouH.
Nous arrivons maintenant au détail ’des exporlnlions de Java, en 1813. Mais avant d’indicpicr les divers arlicles, valeui's et ijiianlilés dont elles se etunposenl, nous allons passer en revue les |>iineipau\ produits de la eolonit', ainsi cpie leur mode de culture.
COMMKRf.F. KT l'RODl'lTS DF. J*Vi.
Hix.
Quoique le gouvcrnenienl liollanduis uit favorisé , «lepuis qiiel(|ues années, la cullure île l'iiuligo, du café el du sucre , aux dépens de celle du riz , celle dernière n'a pas perdu de son iinporlance û Java, Danca , Stimalra, Singapour, les Moluques , Bali, Célèbes, Bornéo, cmpruntenl loujoui's à celle ilc une grande quunlilé de riz, cl les Hollandais en cxporlenl même quelquefois jusqu’en Kurope.
I.es meilleurs lcrrains pour la cullure de celle piaule snnl ceux silués à la base des monlagnes el au fond dos vallées des dislricls élevés. Cerlaines localilé*s sonl d’une lellc ferlililé , qu'elles rendenl 30 , AO et 30 fois ce qui y a été semé , el que souvent, après deux récoltes dans une année, il n’est pas nécessaire d’en ebanger la culture.
Il y a deux maniérés de culliver le riz à Java, comme à Manille: avec et sans irrigation.
La première mélbode sc pratique dans les sawas, rizières entourées de pcliles digues en terre ou en maçonnerie , el établies dans des terrains unis ou légèrement en pente , sur lesquels l’on peut amener par des conduits l’eau d'une rivière , d’un étang , que l'on fait passer successivement d’une satva à l’autre. Après plusieurs labours, ces champs reçoivent el gardent
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VOVAf.F. r.N CHINF-.
l’eau as^cz lon}rlom[s pour en èlre parfuilcmcnl inipréfjnés ; alors , eomme eu Cliine, on y Iriinsplanlc de jeunes pousses de riz, (|ui onlélé semées quelque temps auparavant dans un petit carré de terre {jrasse et choisie. Ce mode île eutlure est, dit-on, le meilleur.
La mélliodesans in ijjaliüuse pratique dans plusieurs sortes de terrains, et particuliérement dans les lipars et dans lesgo^iw. Les premiers sont des terrains élevés, qui ne reçoivent (jue l’eau jiluviale, dont ils ont jjrand besoin pendant les deux ou trois premiers mois qui suivent les semailles. Au bout de trois ou quatre ans, un lipar doit rester en jaeliére j)endanl fort loiqrtemps.
F.es gagas sont des terrains situés dans des endroits montagneux et boisés. — Les .lavanais les j)réj)arent ( n brûlant les broussailles qui les eouvrent, et en remuant la terre à la béebe. (ie mode de culture est pratiqué par les individus les plus pauvres, et qui ne possèdent ni cbarruc, ni bullles.
Les récoltes fournies par les rizières sans irrigation, sont moins abondantes que celle des terrains arrosés , mais elles donnent un grain (|ue l'on dit être de qualité supérieure. L’est ce que l'ou observe également en Chine.
Le meilitur riz de Java est connu sous le nom d’ Indnimayo. Le territoire d'Iudramayo en produit annuellement lie KJ à 1800 eoyangs (le coyang est de -tC/O kilogr.) Ce grain s’est vendu, dans ces dernières
co.MMKnr.F, KT rnoDUTS de java.
amicos, -180 florins le coyniig. Il arrive eommunémenl sur le inarclié en scplemhre on en oelohrc, renleriné dans (rexeellcnls sacs.
La seconde qualité de riz est celui de Vainanœcken. La propriété de ce nom produit annuellement environ (500 coyangs, valant 25 flor. parcoyang de moins que rindramayo. La récolte rentre en août.
Le voisinage de Batavia produit aussi de très-bon riz. Mais comme les Cliinois, qui en sont les principaux vendeurs, le mélangent à des qualités inférieures, il n’est considéré que comme sorte ordinaire, et sa valeur est de 50 à 60 flor. par coyang inférieure à celle de rindramayo. Son prix était, en -1845, de 200 à 240 flor. le coyang.
Batavia, Samaranget Sourabaya expédiaient, il y a une dizaine d'années, en Cbinc, de fortes cargaisons de riz ordinaire. Mais ces expéditions n’ont que fort rarement bien rendu , et sont , dit-on , devenues de moins en moins fréquentes.
Kn 1845, il s’est exporté beaucoup de riz pour l’Europe , a cause de l’extrême modicité du fret , et aussi parce qu’on espérait que ce genre de retour serait plus avantageux que des effets sur l’Europe , à six mois de vue , au ebange de 7.5 à 80 florins de Hollande pour 100 de Batavia.
Le droit d’exportation sur le riz envoyé en Hollande ou en tout autre pays, sous n’importe quel pavillon, est
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(le -10 ccnlit;mes de florin pur picul on de 54 centimes par 400 kilos.
Voici le compte simulé d(‘s frais d’un envoi de 2200 sacs de riz ordinaire, de Batavia en Hollande :
florinv.
2?00 sacs (îft riz, renfermant ensemMeiicl 100co)angs,àf1. 20i^. 20,000
iJruit d'exportation sur 2700 piculs, à 10 cent, et j p. lÜO de
droit addifiomiel 283 àO
2200 sacs neufs, à 70 cent, pièce 1540 »
Trais d'enibarquetneiil * 270 n
Oor. 22,093 50
A celte somme il y a à ajcmlcr 2 4;2 p. 400 de commission d’aclial, si le riz csl envoyé comme retour, et 5 p. 100, s'il est acheté d’après im ordre d’Europe. Il y a encore à tenir compte du fret et de l'assurance qui se règlent en Europe.
Ce n’est que vers le milieu du siècle dernier que le caféier a été importé à Java. Sous radministration du général Dændels , la culture de cet arbuste prit un grand développement. Dans les districts de la Sonde , chaque famille fut tenue d’élever un millier de caféiers; dans ceux du l’est, on n’en demanda que 500.
Une terre végétale noire, mêlée de sable, est la plus
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r.oMMEnci' rr rnonuiTs de javi.
pro|iro à celle culUire. La nieilleiire exposition esl celle des vallées situées an pied de hautes inotilagnes, ou bien encore celle des versants des collines. Plus les |>lanlalions sont élevées, plus esl longue la période de production , et meilleur est le grain. La province de Preanger est celle dont le sol convient le inieu.\ au caféier.
Pour établir une culture de cette plante, on commence par aballrc les arbres qui couvrent le terrain, et après les avoir brûlés , on laboure trois ou quatre lois- Puis on entoure la plantation d’une baie âepalma chrisli, entremêlée de cotonniers ; et dans les terrains bas, on creuse un fossé en dehors, pour l’écoulement des eaux. Cela se fait en août et septembre. Quand la terre esl bien préparée, on y transplante déjeunes caféiers , élevés d’habitude dans un enqilacement spécial ; de distance en distance, on enfonce à la profondeur d’un pied des boutures d’un arbre nommé dadflp , qui sert à ombi^ager les caféiers. Le tladap dont on prend des boutures doit être âgé d’au moins deux ou trois ans , et les boutures doivent avoir de 80 centimètres à d mètre de longueur.
Quant aux plants de caféiers , on les lire non-seule- ’ * ment de pépinièi’cs spécialement destinées à cet objet, mais encore des plantations de café elles-mêmes, quand elles ont quatre ou cinq ans d’existence. Ces jeunes pousses y viennent par les grains mûrs tombés des arbres.
Pour les obtenir dans les péjnnières, on recueille
uo
VOYVf.F, li.\ C111>K.
les {jrains noircis et dosséchés, cl on les sème dans des Irons que I on recouvre d’une légère couche de lerre. Dès que deux petites feuilles viennent à paraître, on traus|)lnnte une première fois les pousses à un pied de distance les unes des autres, et sous un omhrajje qu'on leur a préparé; au bout de huit mois, ces jeunes caféiers sont propres à être transplantés dans les terrains où ils doivent produire leur fruit. Les jardins de caféiers, dignes de leur nom par leur propreté et leur jolie disposition , sont généralement earrés. On dispose ordinairement les plantes à deux mètres de distance les unes des autres, dans un sol peu fertile; dans chaque intervalle, on place un dadop pour les ombrager. Dans les terrains riches , il faut moins de dadaps, et les plantes sont plus écartées.
A la fin delà saison des pluies, on remplace ceux des caféiers et <lcs dodaps qui n'ont pas poussé, et l'on nettoie les jardins ; opération qui se renouvelle plusieurs fois par an. On n’émonde j>as l'arbre ; on le laisse sc déployer dans tout le luxe de sa végétation. Souvent il atteint la hauteur de cinq mètres; ordinairement il n'en a que trois ou quatre. Le produit moyen d’un caféier est d'environ cinquante-six décagrammes ; mais il est des arbres qui donnent jusqu’à onze kilogrammes.
Il ne |)araitpasy avoir do saison fixe pour la maturité du café. Dans les districts de la Sonde, la récolte commence ordinairement en juin ou juillet, et ce n'est que vers la lin d’avril qu’elle est entièrement rentrée. Il
coM.MF.ncE KT i-noDirrs dk ja\a.
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y a généraloinenl trois récoltes par saison. La première est peu considérable , la seconde est plus abondante, et la troisième peut être regardée eomme un simple glanage. Quand les baies deviennent d'nn cramoisi foncé , on les cueille une à une, en montant sur une légère écbellc de bambou , et en évitant d’endommager les Heurs cjue l’arbre peut encore porter, ou les fruits qui ne sont pas mûrs. Ce sont des femmes et des enfants qui s’acquittent d’ordinaire de celle occupation.
Il y a , près des plantations , un bâtiment ou l.iangar où l’on fait sécher le café. On ouvre malin ctsoir les fenêtres du toit, pour y laisser pénétrer l’air, et l’on agite souvent les groins de café , pour prévenir la fermentation. La chaleur du soleil étant considérée comme nuisible, on a soin de fermer pendant le jour. Quand les grains sont devenus d’un vert grisâtre , ils sont secs. Afin de débarrasser les fèves de leurs enveloppes, on les secoue fortement dans un sac en peau de buffle.
La récolte totale du café a été, en I8d i, à .Java , de 77 millions de kilogrammes. Le café fourni par les pro|)riétés particulières formait à peu près le sixième de cc cbilTrc. Celui d es domaines du gouvernement est délivré à la factorerie de la société de commerce, qui l’expédie en Hollande, où il se vend à l’encan pour le compte de l’Etat. I.e café des partictdiers se réalise, en majeure partie , à Java même, d’où on l’expédie dans les diverses parties du monde.
TOYir.E r.N CIIIXE.
[.e bon café de Java valait, en J8J5, 2î florins le j)icul , ou 82 francs les J 00 kilos; celui de Padan(j (Sumatra) était coté lo 1/2 II. le picul, ou .'53 fr. les J 00 kilos. Il parait que le café de Java peut être produit et rendu aux divers ports de cette colonie au taux de J3 à f { fl. le picul , ou de -H à J7 fr. les JOO kilos (toutes dépenses comprises) , et l’on pensait que les cours de I8J3 devaient donner lieu à une augmentation dans la production , parce qu’il reste dans l’ile beaircoiip de terrains incultes jiropres à devenir jardins à café. L’Etat afTerrne ces terrains pour 10, Joet 20 ans, de la manière dont nous l’avons explique dans le second volume de cet ouvrage.
I.es gros capitalistes et les personnes qui jouissent d’un crédit considérable dans la colonie ou en Europe, sont à même de faire , à Java , d’excellentes spéculations avec les planteurs de café. La plupart de ceux-ci se trouvent, ebaque année, avoir besoin de fonds pour étendre leurs jardins. Comme l'Etat leur concède volontiers des terrains non cultivés situés dans le voisinage de leurs plantations, moyennant une rente modérée et en se faisant payer d'avance celle de { ou 5 ans , ils s’engagent par contiat envcr.s le particulier qui s’offre de leur fournir les fonds dont ils ont besoin; à lui rembourser son avance en café , au bout d’un certain nombre d'années. On comprend que le capitaliste ne renonce à son argent et aux intérêts qu'il devrait lui rapporter pendant un, deux ou trois ans, que parce
rOMMEnCE ET l'ROllUITS PE J.VVA.
que le cufé qui lui sert de remboursement , lui est livré à (les prix nssez bas pour lui procurer un beau bénéfice.
f)ii (lit qu’en la srieiété de commerce bollan-
daisc a avancé une somme de 77,.’i00 lloriiis à des planicurs, pour .“>10,000 kilos de bel et bon calé, livrable en août I8d i à Samaraiio, ce qui portait le prix des -KH) kilos à o2 fr.
ün considère qu’à de pareils prix , surtout si l’on fait les fonds en tirant sur la Hollande, sur la Belgique ou l’Angleterre , à six mois de vue, au cbangede 80 fl. en Hollande ou en Belgique pour dOO (1. à Java, des transactions de celte nature ne peuvent être que des affaires d Or.
On ne croyait pas, en )8 i5, les prix du café de Java susceptibles d’éprouver une forte baisse, et voici pourquoi : Chaque aniuV, le commerce de Java a à faii e en Europe des remises dont on n’estime pas le ebiffre à moins de JO millions de florins ; or, il y a peu de tireurs d’effets, et l’on prétend qu’on n’en trouverait pas pour 2 millions. Commeat, dans celle situation, les maisons pourraient-elles opérer leurs retours |U)ur les coi signations de marebandises qu elles re<;oivenl, autrement qu’en produits? De là, la bonne tenue d(’s cours des cafés, dos sucres, des indigos, des cuirs et d(*s autres articles de Java.
Le droit d’exportation sur le café est de 2 florins le picul ou de 6 fr. 78 c. les J 00 kilos, par navire hollan-