‹ Voyage en Chine Cochinchine Inde et MalaisieChapitre 76 sur 85 · VOYAGE E.N CHINE · texte numérisé non relu

VOYAGE E.N CHINE

dais ullunl (lircctoinciit on Hollande, cl du double |>nr loul navii c se rendant en |)aysélran(]cr.

Les personnesqiii expédient du café pour la Hollande par navire liollandais, sont tenues de constater, dans le delai de 18 mois, par eertilieal ministériel, que ce café est bien à la destination de la métropole, faute de quoi elles sont oblijjées de payer de nouveau 2 fl. [)Our cliaquej)ieii! exporté.

Voici le compte simidé des frais d’un émoi de 4 10 sacs décalé java en France ou en An[jleterre :

1 10 $acS| conteiuut net 100 picuU de café, à 34 fl. le picui. . 2400 florins. Droit d'exportation. 4 fl par picui, et5 p. 0/0 dedroit additionnel. 42J Réception , remplissage, fermeture des sacs, cliargeraent sur le

navire. , . ■ • • * . . 20

ItO sacs, à ôO cent, pièce

A cette somme vient s’ajouter la commission qui est de 21/2 0/0, (luaiul l'envoi est fait comme remise, cl dé 5 0/(t,si l'on a à tirer sur l’Europe pour cecbar^tement. Les assurances et le fret se réj'lent en Europe.

Surre.

La culture de la canne est répandue ilans pre.sque toutes les parties de Java. On y (libliiqjuc plusieurs variétés

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r.OMMEnr.F. f.t pbodlits de java.

4iô

(le celte plante. La canne pourpre foncée, (|ui s’élève ü lahanleur de 5 mètres, est la plus estimée.

La production du sucre de Java, déjà lrès-{}rande, parait devoir augmenter encore.

Le güuvei nemenl lu favorise, en accordant, de temps en temps, des terrains non cultivés aux planteurs (|ui font preuve d’activité cl (jui remplissent fidèlemeiil leurs engagements.

Lu plu|>arl des plantations, et particulièrement celles de l’est de l'ile, ont été établies et commencées avec des fonds avancés par le gouvernement. Des caj)ilalisles peuvent également réaliser de beaux bénéfices par des avances fuites à des planteurs de cannes d’après le même système (|u’aux planteurs de café.

La récolte totale du sucre a été, en ISî i, à .lava, de G5 millions de kilos.

I.es propriétés particulières des environs de Batavia et de Buitenzorg produisent de G à 9 millions de kilos de sucre jiar an.

La sucrerie de M. Dupuy, à Soudimara, qui est l’une des plus considérables de file, fabrique chaque année un million de kilos. Kllcesl organisée d’après l’ancien système. Après avoir fait subir aux cannes un seul passage par les cylindres, on fait arriver le vesou, au moyen de conduits, dans deux grandes cbaudières servant de réservoirs. A la suite de ces deux cbaudières cl un j-eu plus bas, en vient une série de 7 ou 8 petites, comiminiquanl les unesavec lesaulrcs, et dont la limpérntuie

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VOVAGi: EN CHINE.

va en augmentant depuis la première jusqu’à la dernière. I.C vesou y éprouve des évaporations successives, et à des températures dont l'élévation augmente en raison de la concentration delà liqueur. On a soin d'alimenter. de temps en temps, les petites cliandièrcs avec lejusdes deux grandes servant de réservoirs, afin d’empéeher une ex[)losion. Knfin, quand le vesou auquel on a ajouté une quantité de chaux sulfisante, a atteint le degré d’épaississement voulu, on le verse dons des formesque l’on place sous un hangar à l’abri du soleil, et on le laisse évaporer jus(|u’à ce (jue la cristallisation commence, ce qui tarde quelquelois assez longtemps.

De fortes quantités de sucre ont été exportées, en 18-1.5, j)ar navires anglais, de Java jiourla Nouvelle- Galles du Sud où eet article parait avoir été parfaitement placé, malgré un fret d’environ 5 liv. sterl. par tonneau.

Javarcçoitamuiellement delà Coehinchine une ou deux cargaisons de sucre, qui sont déposées à l’entrepôt et vendues pour l’expoi tatinn.

De meme que les Indiens de la côte de Coromandel, les Javanais font du sucre avec le jus d’un palmier nommé areng; c’est une branche d’industrie importante pour les habitants de l'intérieur et pour les montagnards. On obtient ce sucre par la liqueur qui découle de la partie de la tige où se trouve le fruit, après qu’on y a pratiqué une incision sous laquelle on place un tube de bambou pour recueillir le jus.

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. COMMF-nCE ET PBODCITS DE JAVA.

Le sucre de Joam -I" (jiialilé valait, en de -15

-1/2 à -l(i 1/2 florins lepieni (55 à5G fr. les 100 kilo.); les .sucres bruns cl blonds coûtaient de 12 à florins (de -U)à -ISfr. les 100 kilo.) ; cl le sucre gris de lîalavia et des environs se payait de 1 il/2 à 15 florins.

Exporté pour la Hollande, sous pavillon national, le sucre est libre de droits ; mais cx|)édié dans toute autre contrée, par navire étranger, il paye G p. \ 00 ad va/ore>fi et 5 p. 100 de droit additionnel.

.%rnek.

L’araek est soumis au même droit d’exportation que le sucre. La vente en détail de cet article et d’autres liqueurs spiritueuses, est affermée par le gouvernement.

Il se fabrique à Java beaucoup d'arack, dont une partie s'exporte, et dont le reste est consommé par les indigènes, par les Chinois et par les soldats de la garnison.

L’arak de 1" qualité valait, en 1815, -15 florins le ou les 5G0 litres ; la 2‘"'’ qualité se vendait -12 fl. Le prix de cet article est sujet à de grandes fluctuations.

VOYAf.F. F.N CIlINF..

lillliKO.

l.aciilluFC «le l’iiidiiîo esl ime île celles que le qoiiveriiemenl lioll.indais encoiii'iijje le plus. Aussi fail-elle clia(|iie jour des projjrès à .Ia\a, où elle e.sl «léjà fort répniidiic l.c climal cl le sol de ce pays lui sont parliculièmnciit pi'opiccs. Les si’cliercsscs el les iuoudalions du IJeiqjale, si coiilraii es à l'iiuli^jo, siyhI inconnues à Java, el les noinhi eiix 'cours d’eau «pie possède celle ile présentent des avanla[jcs peu coniimms ailleurs. Nul doute que l’indigo des Indes néerlandaises ne soit desliné à éjjalersous peu celui de lîenjpile.

On distingue à Ja\a deux sortes de plantes Indi;;ofères : -I" h lcr(;ncnnb(ni() ; 2" I indigotier liisannuel. L’indigolier «le «|ualilé sy p. rieure s’élève à près de deux mètres deliautcur.

J’ai visité la belle indigoterie de M. Diquiy. Voici le procédé de labricalion «jui y esl employé.

\" Oprralion, — On laisse fermenter, pondant six lieures, les piaules avec leurs feuilles, dans deux grands bassins carrés en |)icrrcs de t.aillc, d’einiron S mètres de c«')lé cl de 2 à 7} mètres de profondeur. Ces deux bassins se remplisseni au mo\cn de conduits «pii commnniipicnl avec une rigole dont l’eau esl fournie par un élang voisin, situé sur un plan nécessairement plus

(-.oMMi-ncf; ET niomiTs m; java. Ü9

élevù f|iie les bassins. I^es piaules d’incligoliers soiil comprimées dans les bassins à l'aide de poutres assez lourdes, rcposanl transversalemenlsur des liges de bambou.

2„,r Opération. — Klle consisle à laire arriver par plusieurs petits conduits la litjueur iermentée, (jui est encore assez claire, dans deux autres bassins situés prés de ceux où a eu lieu la fermentation, et à y agiter vivement cette liqueur au moyen de deux grandes roues en bois, d'une conslruction fort légère. cbacune de ces roues sont adaptées borizontalemcnl -12 rangées de longs puisoirs cylindriijues en métal ; chaque rangée se compose de 8 puisoirs. Ces puisoirs ont |)i’és d’un mè- Ircde longueur et à |>einc 7 ou 8 centimètres de diamètre. Les roues ont 2 mètres de rayon , et leurs axes, 9 de longueur ; elles sont mues cbacune i>ar une roue à auget, placée dans une rigole en jiente. Les roues à puisoirs sont destinées à battre l’eaii des bassins, (|ue les tubes métalliques puisent et réjjandcnl alîcrnalivement en jets longs et minces, ce qui bâte beaucoup l’oxidalion en mettant une jjrande quantité de liqueur iiuligolèrc en contact avec l’oxigènc de l'air. Aussi l’eau qui était d’abord claire, devient-elle peu à peu bleuâtre à sa surlacc et foncée au foiuL Celte opération dure de •1 à 2 beures.

5'"* Opêralion. — Quand la liqueur a reposé pendant 2{ beures, on aperçoit au fond des bassins un dépôt qui n’csl autre que la matière colorante. On laisse écouler l’eau par des robinets, et l'on transporte à bras le dépôt

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