‹ Voyage en Chine Cochinchine Inde et MalaisieChapitre 8 sur 85 · ANCIEN COMMERCE DE LA CHINE · texte numérisé non relu

ANCIEN COMMERCE DE LA CHINE

comme ayant pour but le développement du commerce de l'opium.

Le monopole commercial de la Compa|;nie des Indes cessa dans les premiers mois de ^851. Ce fut uue ère nouvelle pour le commerce anglais, auquel lord Napier fut donné pour surintendant à Canton. Sou arrivée dans cette ville, malgré la défense des autorités chinoises , exaspéra d'autant plus celles-ci qu’elles n'y avaient point été préparées , et ne pouvaient admettre que l'ancien ordre des choses , approuvé par l’empereur, fût tout à coup changé par les Anglais, sans son consentement.

Le commerce fut suspendu. De toutes |>art8 arrivèrent à lord Xapier des supplicalicms pour le déterminer à se retirer. Il chercha d’ahurd à tenir bon. Deux navires de guerre reçurent l’ordre de forcer les Bogues, ce qu’ils firent , non sans éprouvei* une vive résistance de la part des Chinois.

Mais celte démonstration n’intimida pas le gouverneur de Cantoh. Lord Napier, bloqué dans sa factorerie, obsédé par des marchands qui voyaient approcher leur ruine, enfin vaincu par une maladie, suite de toutes les coulrariétés auxquelles il était en butte, sa détermina à retourner à Macao, où il mourut peu de temps après. — La reprise du commerce suivit immédiatement son départ de Canton, et M. Duvis fut nommé surintendant du commerce anglais en Chine ; mais il resta à Macao , où il ne tarda pas ù être remplacé.

Le total des iinportntions et des exportations de l’Angleterre fut, en t854, de 45,920,065 piastres.

Vers le comnoencement de 4857, plusieurs hauts fonctionnaires chinois adressèrent à l’empereur des mémoires dans lescjuels ils indiquaient l’immense extension qu’avait prise le commerce de l’opium depuis quelque temps ; ils en signalaient les fâcheuses conséquences , et notamment la diminution croissante de l’argent que la vente de l’opium faisait passer entre les mains des marchands étrangei's. L’empereur ordonna un redoublement de sévérité â l’égard des acheteurs chinois.

A la même époque, nous voyons le capitaine Eliiot nommé surintendant en chef du commerce anglais.

I.a chambre de commerce de Canton, qui s'était formée, dès 4854, pour servir d'intermédiaire aux négociants anglais et â leur surintendant, prit, au commencement de l’année 4857, le nom de Chambre générale du commerce. Elle se composa des plus notables négociants de toutes nations, et eut pour but de s’occuper de toutes les questions qui pouvaient intéresser le commerce, de dresser les tableaux d’importation et d’exportation, d’étudier la question de la responsabilité des hanisles, celle des droits de toute espèce, etc.

Au mois d’avril de la même année, le capitaine Eliiot, avec les autres agents de Sa Majesté britannique, obtint la permission d’aller se Axer à Canton.

11 fut requis, en septembre, par les autorités de celte

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