Voyage en France
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OUVRAGES DU MÊME AUTEUR l-'EuPopa o«n(rale et ••• r4saaux d'Élal. - cn iD^unie la-ii, l.*Àrm*e et la Flotte en 1895. - Ocndii ni.unu.
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e plus de ces massacres de faisans et de is, reprochés jadis à Charles X :
C'est par le lapio qu'on commence C'est par le peuple qu'on finit !
imbouillet est le plus petit des chefs-lieux 'ondissement de Seine-eUOise. La populatioa icipale — ou civile — agglomérée dans la ville eint pas ^oooâmes, alors que son régiment avalerie et son école militaire ont un effectif srès de 1 5oo hommes ('). Ce n'est guère ne rue longeant le parc, avec quelques em- <ns de quartiers neufs sur le plateau que onne l'église. Cela est propre, apimé à cei^ j jours, mais, en somme, Rambouillet est longue bourgade d'aspect fort peu citadin, lise donne de loin un peu de pittoresque à lemble par la masse de sa nef et sa haute le. L'hôtel de ville, voisin du château, est )âtiment de caractère médiocre, donné à la par Napoléon ; une inscription conserve le enir de cette libéralité. Le comte de Toue et le duc de Penlhièvre, bienfaiteurs de ibouillet, sont représentés dans la maison
< 176 habitants dont 3764 agglomérés au chef-lieu, i 43i pour nison, etc., et gSo répartis dons la campagne.
commune par leurs portraits, œuvres remarquables. La mairie possède encore un monument topographique intéressant : une vaste carie de l'ancien pays de l'Yveline ; parmi les géographes qui l'établirent figurerait le roi Louis XVI.
Le château est tout proche, son entrée principale s'ouvre sur la place dont l'hôtel de ville forme un des côtés. De tous nos palais nationaux celui-ci est à coup sûr le plus insignifiant : étrange amalgame de constructions ayant pour noyau les débris d'une forteresse du quatorzième siècle, notamment une tour crénelée qui produit un effet singulier au milieu de celle grande bâtisse aux murs sans ornement. Dans ce donjon mourut François I". Sur le parc, la façade a plus de grandeur, grâce aux deux tours qui la flanquent. Vu de l'autre côté des pièces d'eau, de la large avenue gazonnée du Tapis-Vert, ce palais précédé de larges canaux n'est pas sans beauté.
Le parc est superbe. On n'y trouve pas la majesté incomparable des avenues de Versailles, mais il y a plus d'imprévu, plus de coins sauvages; tout n'y est pas asservi à la règle et au compas. Même dans le grand parc, où les avenues sont larges et profondes de perspective, on se croirait plutôt dans une forêt. Le petit parc.
situé sur la rive des bassins faisant face au château, est délicieux par son caractère de sauvagerie aimable, sa merveilleuse végélalion, les bras sinueux du ra de Guéville. Il y a des mélèzes splendides, dignes d'être comparés aux plus beaux arbres de cette essence dans les forêts du Haut-Dauphiné. De ce côté, le sol se relève en petites collines revêtues d'une admirable chênaie. Cette partie du domaine renferme les curiosités de Rambouillet : la laiterie de Marie-Antoinette, petit temple orné d'une statue de nymphe se baignant dans une vasque, el des grisailles de Sauvage, les Quatre Saisons ; la chaumière des coquillages et TErmitage.
Les pièces d'eau sont le triomphe de la géométrie : un canal décrit une grande figure trapézoïdale; devant le château, la nappe s'arrondit en un large bassin peuplé de cygnes, d'où trois autres canaux divergent entre quatre îles régulières couvertes de verdure ; les deux bras extrêmes enserrent chacun à leur extrémité une île circulaire; l'une d'elles se compose d'entassements de grès, d'où le nom d'île des Roches. C'est aussi l'île de Rabelais. La tradition veut que l'auteur de Pantagruel ait été l'hôte de celte brillante famille d'Angennes qui possédait le marquisat de Rambouillet. L'île joua encore un
rôle épisodique dans l'histoire du dix-septî^inp siècle; Catherine de Vivonne, la marquise de Rambouillet si célèbre par ses (]OÛts littéraires, y attira les beaux esprits de son temps.
Les rives du canal, autour du château, sont la promenade favorite des Rambolitains : il y a là des massifs d'arbres rares et des parterres de rosiers splendides. Partout des Heurs, jusqu'aux abords de l'école d'enfants de troupe.
Pour cette institution militaire, la maison de. Rambouillet représente l'écolc-mére, puisque c'est l'école d'essai ori^anisée en 1875. Elle ades traditions qui manquent encore aux autres ; les résultats acquis ont servi de modèles pour les établissements nés dix ans plus tard. Maïs, hélas ! alors que l'on a partout ailleurs taillé en plein drap, en construisant des bâtiments où l'on a souscrit aux principes de l'hygiène moderne, l'école de Rambouillel est restée le type des vieilles casernes, basses et malsaines, malrjré tous les efforts des officiers appelés à la diriger.
£lle est installée dans les communs du château, entre une rue et une promenade fréquentées, dont la sépare une simple barrière. Alors que le château — où ne venaient pas encore les présidents de la République — offrait un asile à la petite colonie militaire, on a longtemps
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laissé cet édifice désert ou loué à des particuliers pour confiner les enfants dans les salles basses jadis réservées à la domesticité royale, aux cliiens des meutes et aux écuries. Les dortoirs du deuxième étage, écrasés et mansardés, sont un défi au règlement qui détermine cependant un cube d'air. L'infirmerie est au beau milieu des locaux, sans isolement ; elle peut devenir un foyer d'infection pour l'école et la ■ville. Cette situation est d'autant plus inexplicable que le parc est immense ; il serait facile d'en détacher un lambeau pour y construire une petite infirmerie, mais le parc est aux Beaux- Arts et les. Beaux-Arts ne veulent rien céder de ce lieu, dont ils ne font d'ailleurs aucun usage.
Les réfectoires sont bas, sombres et humides. L'enfant venu de l'orphelinat Hériot à la Boissière, dont je parlerai tout à l'heure, doit regretter la vaste salle si claire où il prenait ses repas. La transition est vraiment trop brusque.
Malgré tout, les élèves ont une excellente mine. La vie est plus militaire qu'à la Boissière, les exercices tiennent une large part dans l'existence. Divisés selon leur âge en cinq pelotons, répartis eux-mêmes en trois compagnies, commandées par des officiers qui prennent les entants à treize ans pour les conduire de pelo-
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ton en peloton jusqu'à leur sortie de l'école à dix-huit ans, les élèves reçoivent un enseignement pratique allant jusqu'aux fonctions de chef de section dans une compagnie, complété par des notions de tir, de fortification, de topographie, de comptabilité, de sciences appliquées aux chemins de fer et aux télégraphes et, enfin, la gymnastique, l'escrime, etc.
L'instruction primaire, très complète, accrue par l'étude assez imparfaite de l'allemand, de la musique et du dessin, est donnée par des professeurs civils attachés à l'établissement. Les études y sont bonnes et, sauf pour quelques sujets, donnent aux régiments les éléments de cadres précieux.
Mais les corps de troupe ne peuvent en tirer parti. A leur arrivée au corps, ces jeunes gens, capables de faire de bons sous-oflîciers comptables, sont mis sur le même pied que le paysan illettré venu de Basse-Bretagne ou du Gévaudan. On remet ce chef de section à l'apprentissage du pas, il doit attendre plusieurs mois pour devenir caporal, puis sous-ofûcier. Encore faut-il que des vacances se produisent. Le dégoût le saisit; tel qui aurait pu rendre des services devient un pilier de salle de police.
Pourquoi ne pas donner à ceux de ces jeunes
9 ayant eu les meilleures notes à l'école un ôme constatant qu'ils sont aptes à occuper (rade et leur accorder les galons de caporal, is un ou deux mois de présence au corps, n le rang obtenu, puis les galons de sousier deux ou trois mois après? Ce serait un satit moyen d'émulation, un acte de justice ne bonne fortune pour l'armée, que le service leux ans va priver de son recrutement de ents.
ambouillet est une des écoles qui pourraient us promptement donner de bons cadres aux pagnies, le gouvernement de Paris, dont les nts ont l'esprit vif et ouvert, l'alimentant en ide partie, avec les 8=j 12' et i3' corps,
autre école d'enfants de troupe de la région lambouillet est loin de la ville, à la lisière dentale de la forêt. De toutes les maisons de enre, elle est la plus intéressante. Ce n'est t un établissement créé el entretenu sur le :)et. 11 est tout entier l'ceuvre d'un soldat iuu riche en héritant de son frère, fondateur magasins du Louvre, et qui voulut consaune partie de sa fortune aux déshérités de rande famille militaire, aux enfants orphed'officier, sous-oflicier, caporal ou soldat,
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menacés d'être abandonnés dans leur bas â()e, puisque les écoles d'enfants de Iroopc ue reçoivent pas d'élèves au-dessous de treize ans. Non seulement le commandant Hériot a créé une superbe école, mais il a assuré son existence, donnant ainsi, après le général Martin, qui a créé la Martinière à. Lyon, l'exemple, fréquent en Amérique mais rare chez nous, de citoyens employant leur richesse à des créations de maisons d'enseignement largement dotées.
Le donateur a choisi pour site de l'orphelinat ses vastes propriétés situées dans l'aimable vallon de la Maltorne, dont le sillon vert tranche si agréablement avec les plateaux dénudés. C'est un terrain de près de lo hectares, légèrement incliné vers le ruisseau. Les bâtiments, éclairés par de nombreuses ouvertures, s'alignent autour d'une cour servant aux exercices et aux récréations; ils ont une allure élégante et gaie. Le paysage est riant à l'œil, amphithéâtre de collines douces, couvertes de bois ; le clocher de la Boissière, entouré de grosses fermes, se dresse sur un ressaut de terrain au-dessus de l'orphelinat.
Cent soixante enfants de cinq à treize ans peuvent recevoir l'instruction qui leur ouvrira l'accès des autres écoles. Les sommes mises à la
disposition du ministre de la guerre par le comindant Hériot ont permis des dispositions de ifort confinant au luxe. Aucun établissement :nseifjnemcnl appartenant à l'État n'offre de rloirs aussi vastes et aérés, de ré£ectoire aussi :;ueil]ant et somptueux. Les peintures de la le d'honneur sont des œuvres de maîtres. Les Tanls vivent là dans une atmosphère d'atlenns et de bien-être que beaucoup n'auraient liais connue chez eux. Les sœurs de Sainticent-de-Paul remplacent les mères perdues; ice à elles, tout ce petit monde a une appaice dè-force, de santé et de gaieté qui fait lisir à voir.
Malgré le bas âge de la plupart de ces mîoes, ils sont, dès leur entrée, traités en solts. Des sous-officiers donnent les leçons aux is grands, les petits restant aux soins des urs. Les élèves forment deux pelotons coraindés par un sergent; le peloton se divise luiune en deux sections ayant à leur tête un 3oral; enfin, les sections sont divisées en esiiades aux ordres des élèves qui se sont fait narquer par leur travail, leur bonne conduite leur esprit militaire. Ces enfants portent sur manche les galons de caporal; ils remplissent I fonctions de ce grade et même celles de
sergent chef de section. Quand ils ,ool atteint l'âge d'entrer dans les écoles militaires préparatoires, ils sont déjà des manières de petits troupiers.
A la Boîssière, hâtons-nous de le dire, ces enfants, malgré leur militarisation, sont traités en enfants. Les récréations sont nombreuses; chaque jour, pendant le beau lemps, une promenade d'une heure et demie précède le souper ; les exercices militaires ne prennent guère qu'une heure. L'écueil a donc été évité.
La nourriture est saine, abondante et variée. , A 7 heures, les élèvïs reçoivent un déjeuner de soupe et de pain, remplacé, le dimanche, par du café au lait; à lo heures trois quarts a lieu dîner, comprenant un potage, un plat de vian et un plat de légumes; à 4 heures, goûter; souper comporte un rôti et un plat de légunK Les jeudis et dimanches, les repas sont au mentes de dessert. Les jours de f<*te devienne l'objet de véritables galas. Pour Pâques, je rclè sur les menus : potage Saint-Germain, radi homard sauce ivoire, oie rôtie, haricots vei maître d'hôtel, salade d'orange, biscuits et caf
En revenant de la Boissîère, j'ai traversé parc, dans l'espoir de visiter un autre élabliss
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menl d'enseignement que, depuis de longues années, je me promettais d'étudier : l'école des bergers. Hélas! elle n'est plus, faute d'élèves, me dit-on, mais la bergerie qui l'avait fait naître existe toujours ; institution dont noire pays a le droit d'être fier, car elle a joué un rôle considérable dans le développement agricole de la France. C'est la bergerie nationale, située en dehors du petit parc, non loin de la laiterie de la Reine.
L'entrée s'ouvre sur un carrefour de larges et profondes avenues où étincelle un étang encadré de beaux arbres. La porte monumentale donne accès à la vaste cour; dans l'axe, se dresse un colombier circulaire aux arêtes de briques, surmonté d'un lanterneau. De chaque côté s'étendent de vastes granges dont le toit est porté par des voûtes en ogive. A droite et à gauche se succèdent les bureaux, les écuries, les 'étables peuplées de vaches superbes. Gela constitue la ferme dont Louis XVI avait voulu faire un théâtre d'expériences pour acclimater les arbres, les plantes et les animaux, de l'étranger.
Dès les débuts, en 1785, on songea à développer surtout l'élevage du mouton. De tout temps, la France avait donné de grands soins à
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celte branche de l'industrie rurale; même un des plus anciens traités des choses de la terre, le Vrai/ régime et gouvernement des bergers et des bergères par le rustique Jehan de Brie, est un des plus précieux monuments de notre vieille littérature. Mais, si les bêtes ovines avaient enrichi plusieurs de nos provinces et fait naître de bonne heure la grande industrie draplère, nos races ovines étaient chétives, sujettes à la clavelée. Les essais tentés pour 'améliorer les espèces de moutons, notamment à l'aide d'animaux tirés de Suisse^ n'avaient pas donné de résultats.
Quand, à la fin du dix-huitième siècle, se dessina le mouvement agronomique dont tant de grands seigneurs étaient les apôtres, on songea aux moutons espagnols ou mérinos à toison longue et fine. Longtemps, nos voisins avaient jalousement gardé cette race, mais Louis XVI, parent rapproché du roi d'Espagne, puisque ce dernier était, comme lui, petit-fils de Louis XIV, obtint de pouvoir acquérir dans les bergeries ou caravagnes un troupeau d'animaux de choix.
En 1786, on pouvait réunir près de Ségovie 334 brebis, 42 béliers et 7 moutons conducteurs recueillis dans le royaume de Léon. Des bergers espagnolsse mirent en route pour amener le trou-
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peau à Rambouillel. Malgré la longueur du trajet, on ne perdit que i6 brebis et 2 béliers. Ce fut le point de départ du troupeau national. On alla bien encore chercher des moutons en Espagne pendant la Kévolution, mais 46 télés seulement sur i o3o, acquises en 1799, furent amenées à Rambouillet et conliées à la direction de Tessier, le grand agronome qui fut le rénovateur de la race ovine en France, et dont j'ai parlé jadis en signalant son domaine de Beton- Bazoches (').
Répandus à travers tout le pays, les élèves de Rambouillet ont amélioré la race au point que le mouton de France fut un merveilleux producteur de laine jusqu'au moment où la concurrence de l'Argentine, de l'Australie et du Cap eut amené la crise dont on a triomphé en poussant à la production de la viande. Le troupeau réuni dans la forêt Yveline n'a pas cessé de concourir à ces transformations, il s'est conservé pur et même amélioré depuis cent vingt ans ; c'est une des gloires de notre richess» nationale, aussi a-t-il résisté à tous les projets de suppression. Bien des fois, cependant, des
1. ^3' série du Voyage en Franee, chapitre XVII (rm 4e Brie). Voyez aussi la 44' série, cbap. XXIll.
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raisons d'économie ont fait proposer de vendre ces animaux de choix, mais on a heureusement écarté ces projets.
La visite de la bergerie est d'un vif intérêt. Le spectacle même a quelque chose de fantastique. Les béliers aux cornes recourbées, à la toison épaisse, au large fanon, regardent le passant avec des yeux d'un bleu métallique, indéfinissable, inquiétant. Ces prunelles fixes ne semblent pas vivre et, cependant, par leur nombre, elles causent cette impression que je ne saurais rendre.
Les brebis ne produisent pas un tel effet. Ce sont de belles bêtes portant une laine épaisse et fine qui étonnerait fort les pâtres de certaines régions méridionales. Le passage du troupeau sous les grandes allées majestueuses ou solitaires du parc, le défilé devant l'étang ombragé sont des tableaux rustiques singulièrement captivants.
Ce troupeau de mérinos a porté très haut le renom de Rambouillet dans le monde agricole. Bien des gens, français ou étrangers, ignorent les beautés du parc, n'ont aucune idée du rôle historique de la petite ville et savent cependant le nom de la bourgade, à cause des béliers et des brebis de pure racs qu'elle a
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répandus dans le monde. Lorsqu'il a été question de transporter ailleurs, en pays d'élevage par exemple, les hôtes de la bergerie nationale, la grande objection qui a fait abandonner cetteidée fut le danger de perdre le nom de Rambouillet appliqué partout à ce type si parfait de la race ovine, qui a peuplé les grands espaces d'Australie et d'Amérique dévolus au mouton et laissé loin derrière lui le mérinos d'Espagne, son ancêtre.
Seîne-et-Oise n'est pas la région qui a le moins profité de l'implantation des animaux de la péninsule ibérique : la plupart de ses grandes fermes ont des troupeaux de celte origine, l'école de Grignon en possède un dont on se dispute les produits. La ferme de Wideville, près de Crespières, dans la banlieue de Versailles, renferme des bergeries ayant compris 800 têtes. Certains béliers pèsent 120 kilogr-, le poids moyen à deux ans est de ii'.i; les brebis pèsent de 75 à 80; les béliers donnent 10 kilogr. de laine et les brebis en fournissent 8.
A la bergerie, comme je le disais, était annexée depuis 1871 une école de bergers; le nombre des candidats étant insuffisant, celte partie de l'établissement a été supprimée. L'ancienne ferme royale a perdu de son animation
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avec le départ des élèves ; peu fréquentée [jai les visiteurs, elle devient très hruyaiile les jour; de vente publique des animaux destinés à iii reproduction. Beaucoup de béliers ont atleint 3 ooo et même 3 5oo fr. Les brebis atteignent h moitié de ce prix.
Trop éloignée de Paris, privée de l'aclivilé que pourrait lui donner une rivière, Rambouillcl n'est pas devenue ville industrielle; elle a moins d'importance économique que sa voisine Epcrnon. Ses sources de travail sont • médiocres, même la forêt, si vaste cependant, ne lui vaut pas de commerce particulier. A peine peut-on citer la fabrication des balais de bouleaux et la vente du fjibîer qui abonde dans ces bois. Des essais de manufactures ont pourtant été tentés : une importante fabrique de ressorts d'horloijerie étonne si loin des centres horlogers, et de nombreux ouvriers se consacrent à la confection des casquettes ; enfin, on transforme les plumes d'oie en cure-dents; même on y fait encore des plumes à écrire avec les dépouilles du sauveur du Capitole.