DE SAINT-HUBERT
arêt de RambDuilJel ou des Yvelincs. — Ce qu'était l' Yveline. A travers les bois. — De Gambaïs au Perraj^. — Baurdooné Condc-sur-Vesgre. — Les pioëdea. — Le Mialanslère. — immcnt naquit et mourut la eolonie fouriérisle. — La colonie 9 Hé lajet riani». — Saint-Légcr-en- Y vélines. — La plaine 9 Bréviaires. — Le Perrty. — L'Yveline essartée. — Les sarts-le-Koî. — Les élangs de Saînl-Hilbert. — SaÎDl-Hubert' Hoï, ville mari-née. — La route des Deux-Pavillons. — Le villoii des Princes. — L'élang de Pourra». — Élangs de U ibnaisoii, du Bouri]-Neur et de Hollande.
SaiDl-Hubril-te-Roi. Mjrs.
,a forêt de Rambouillet, débris de la vieille t Yveline — foresla Aqailma ou Auelina — l'administration a appelé les Yvelines, dans )artie demeurée sous ce nom, n'a pas eu la ne fortune de la forêt de Fontainebleau, gré des sites d'une réelle beauté, le public équente peu. Elle ne possède pas, il est vrai,
Voir la carl« d'ens:mble dj la [orèl, boFj (exlc.
EN FORÊT YVELiXB IQ
les rochers curieux qui attirent la foule en Gâtinais, mais certaines parties : ses vallées, ses étangs, ses villages ont une grâce que la grande sylve qui fut la forêt de Bière pourrait lui envier C).
Pourquoi n'a-t-elle pas gardé ce beau nom d'Yveline, si français et si doux? Il eût suffi peut-être à lui attirer littérateurs et artistes, qui l'eussent « lancée » comme ses rivales de Fontainebleau el de Campiègne. La présence, au milieu du massif, de la noble résidence seigneuriale de Rambouillet a fait imposer le nom du chef-lieu de ce marquisat : celui de forêt des Yvelines est resté seulement à un canton à l'ouest de Rambouillet, séparé de la grande masse des bois par une sorte de couloir où la ville s'est bâtie, au point hydrographique le plus intéressant du pays : de là rayonnent de nombreux petits cours d'eau allant à l'Orge et à l'Vvelle, c'est-à-dire à la Seine supérieure, puis à la Seine encore, vers Manies, et à l'Eure.
Le nom des Yvelines se retrouve d'ailleurs accolé à celui de bourgs et de villages qui marquent bien l'étendue forestière dans la dernière
I. Sur la forit do Fonlainebteiu ou <li 8icr du Voyagt en France.
pliasi! d'exîslcnci! da pays d'Vvelîne . Entre Montfort-l'AmRury et Houdan, près de la forêt des Quatrc-Piliers qui confine à la partie domaniale dite forôt de Hatnbouillet, est la Queue-Ies- Yvclincs, indiquant la fin, la qaeiie de la forét> au cœur même de la léçiion, sur la route de Houdan à Rambouillet, Saint- Léger -en -Yvelines est comme la capitale forestière. A l'ex- Iréme sud, dans la vallée de la Remarde, le beau nom féodal de Roche fort-en -Yvelines a survécu; Saint- Arnoult fut Ion()temps Saint- Arnoiid-en-Yveïines; ses bois s'élendent loin au sud, sous le nom de forâts de Dourdan et de l'Ouïe.
Les bois domaniaux, à eux seuls, couvrent i3ogr hectares, c'est la forêt de Rambouillet telle que la comprend l'adminislration des eaux et forêts; si l'on comptait les autres massifs et les bois particuliers, ainsi que les clairières cultivées et peuplées, on atteindrait 26000 hectares. La forôt de Fonlainebleau en couvre 16000. Tout ce pays des Yvebnes constitue donc une sorle de province forestière ayant ses vallées, ses viUa(|es riches et nombreux.
Pourtant, c'est une bien faible portion de la ■ foresfa AquiUna dont des titres du huitième siècle ont fait connaître l'étendue. Alors, le pays
lé au nord jusqu'à Septeuil et à la Vau- (■), les forêts de Marly et de Laye (Saînl- ), les bois de Versailles, ceux de la ! la Bièvre en faisaient partie, A l'époaine c'était autre chose encore, la forêt
englobait les forêls actuelles de Bière ebleau), d'Orléans, de Montargis et la
Camutes, devenue la Beauce, après lenerit.
et actuelle, malgré sa grande étendue, ne qu'un pauvre débris de la gîgantese.
éprends sa visite par plusieurs itinédéjà, j'ai vu les lambeaux qui bordent eau des Vaux-de-Cernay, les bois de ri et de Dourdanj je verrai bientôt le )n forestier de la Guesie entre Épernon ly; aujourd'hui j'entreprends la course
par la vallée de la Vesgre, à partir de î, où conduit un service de voilures ratla gare de Houdan (f).
)ais garde l'entrée de la vallée. La y débouche dans la plaine ondulée de