‹ Voyage en FranceChapitre 27 sur 66 · LA VALLEE DE LA VOISE I · texte numérisé non relu

LA VALLEE DE LA VOISE I

cieuses maisons de bois de la vieille France. Dans une façade de poutrelles, sculptées avec une patience infinie, s'ouvrent de belles fenêtres à croisillon. L'étage est supporté par une poutre transversale, fort ornée, que portent des piliers non moins fouillés par le crseau. La porte est d'un galbe gracieux. En dépit des magasins qui ont troué le rez-de-chaussée pour placer leur devanture, cette habitation a gardé toute la grâce d'autrefois.

La vieille maison borde la grand'rue, d'où se détachent de raidcs ruelles allant à la vallée, une d'elles est une évocation curieuse du passé j les hauts combles gris percés de mansardes, les lignes irrégulières des logis, une galerie à auvent forment décor.

L'église est un des plus beaux édifices du pays charlrain, du moins par le chœur, amorce d'une reconstitution totale restée inachevée. La construction primitive est du onzième siècle ; il n'en subsiste que la façade, un des beaux morceaux de l'époque romane. Au quinzième ou au seizième siècle, un des prieurs, voulant doter la ville d'un monument comparable aux cathédrales, entreprit la reconstruction sur un plan très vaste, maïs le chœur sent put être achevé. Extérieurement et intérieurement, il semble ne pas faire partie du

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reste de l'église, tant il dépasse les autres bâtiments par son élévatiou et srn ampleur. La voûte , les chapelles rayonnantes , le déambulatoire, la rangée d'arcades simulant un triforium sont d'un hardi et beau style. La nef, très simple, contraste avec cette splendeur: elle n'a guère à montrer que sa voûte en bois toute peinte et les traverses en charpente qui supportent celle-ci, sculptées et décorées de dessins aux couleurs vives encore. Un bas-côté offre des voûtes à nervure, avec clés de voûte, où la Renaissance a mis son sceau.

Des pierres tumulaires occupent les murailles; le» personnages auxquels ces épitaphes ont été consacrées furent tous prêtres, seigneurs ou bourgeois de la « ville de Gallardou ». La bourgade eut de bonne heure litre de ville, dû à ses remparts et au cbâteau qui en faisaient une puissante forteresse.

Cet ouvrage n'a gardé que Vépaule, pan de donjon très élevé, bizarrement découpé et conseivant encore une partie des créneaux, couronne de la tour. Ce vestige d'un édifice qui joua un rôle important dans les guerres contre les Anglais accentue le caractère de la petite cité.

Galiardon, malgré aon rang citadin, n'est

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