I. ÉCOLE DR GIUCNUN it
rer journellement les ordres pour les travaux de culture du lendemain, en surveiller l'exécution, en inscrire les résultats sur les livres de cor bililé. Cet enseignement, portant ses frui doté notre aijriculture de grands propriét et de régisseurs instruits et permis à la Fi de tenir une large place agricole dans le m entier, par le grand nombre de Grignonnaii sont allés diriger des exploitations dans les étrangers les plus lointains.
L'école, grâce à la splendeur de son pan voisinage de Paris, à sa situation dans uni gion où ta grande culture est très dévelof offre donc d'inconnparables ressources. W elle est un excellent théâtre d'études gi giques, car on trouve, sur le domaine, de ri falunières dont les amas de fossiles soûl lèbres.
Le sile, d'autant plus riant que les envi sont fort banals, doit à la végétation du [ à ses avenues, à. ses peloust^s, aux bords d admirablement ombragés, un attrait qui en le souvenir cher aux Grignonnais.
Combien, en sortant de ce domaine ombr semble monotone le plateau qui c<mdu Plaisir! C'est la nudité absolue. Le cultiva
semble avoir eu la haine des arbres, comme en Beauce. Ainsi le vallon du ru Mal-Droit, par lequel on descend à la Maudre : on n'y a pas laissé la moindre broussaille et cependant le sol est si maigre, mince pellicule de terre sur la craie, qu'il reste souvent inculle.J)es troupeaux de moulons pacagent sur ces pentes ; souvent la roche perce. Au bas de ce ravin seulement, on trouve quelques vignes et de petits bois réguliers qui semblent avoir remplacé des parcelles de vignoble.
Par le hameau de Petits-Prés, qui entoure un asile départemental, une roule monte à Plaisir, chef-lieu d'une grosse commune répartie entre de nombreux hameaux. Elle croise la grande roule d'Alençon par laquelle je suis allé à Neauph!e-le-Château, bourgade de si Qère mine quand on la découvre de la vallée de la Maudre et surtout des abords de Pontchartrain. La chaussée domine un pays déjà normand par le nombre des pommiers, surtout au versant des collines. On devine à une longue bande gazonnée le tracé de l'aqueduc de l'Avre qui franchit plus loin la Maudre par une lignes d'arceaux.
A l'extrémité des collines, dominant de plus de i3o mètres le thalweg de la Maudre, Neau-
phle-le-Château couvre le promontoire, un grand boarg, presque une ville, dont portance dut être assez considérable loj l'ancienne roule de Bretagne, qui forme s principale, était fréquentée par les di)ige Aujourd'hui, cette voie a perdu son anima le chemin de fer de Dreux possède bien gare au pied de la colline, mais elle favoris vanlage Villiers-Salnt-Frédéric et Neauph Vieux, assis dans la vallée où coulent lente les eaux de la Maudre naissante.
Si Neauphie n'a plus le rôle commercial on le louait autrefois, quand il y avait - Seizième siècle — nombre d'habitants opi et que son marché du lundi était fréquent « une grande quantité de peuple », le paj riche, un cercle de gros villages entoui bourg. Aussi vient-il encore aflluence de deurs et d'acheteurs, chaque lundi, sur la irrégulière, bordée de constructions ancie que domine la tour carrée de l'église.
Des abords de Neauphle-le-Château, U est fort belle, d'un côté sur la vallée de la dre, le bassin de Grignon, la loiniaine for Marly et les collines qui vont s'altacher coteaux de ta Vaucouleurs. Du côté oppos découvre le joli vallon de Ponlchartrain
sus duquel se dresse le donjon de Maurepas.
'9 le sud-ouest, les ruines de Monlforlnaur}' et le rideau sombre de la forêt de nbouillet bordent J'Iiorizou.
L la sortie de Neauphie, sur le plateau, une «de mare d'eau (flauque cause une certaine ïéfaction. Plusieurs pécheurs à la ligne y ionnent. Ccpeadant, on est fort haut, ici; il a pas de source, pas de ruisseau. Un des heurs, à qui je demande ce que l'on peut bien tidre dans cet abreuvoir, me répond d'un air vaincu :
- II y a un tombereau de carpes là-dedans !
fn chemin raide dévale vers Pontchartrain, ■e des vergers; il offre sur Neauphie une vue pittoresque. De ce côté, au-dessus de jar- I en terrasses, la bourgade dresse un amhéàtre et une façade de hautes maisons aux s élevés; on pourrait se croire près d'un de villages de Provence si Jièrement campés la crête des collines, si la végétation n'était ji fraîche, si le ciel avait plus de Iranspa- ;e.
n quelques secondes on atteint Ponlcharn, joli mais insignifiant hameau dont le titre ;iel fut longtemps Les Bordes, chef-lieu de la
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commune de Jouart-Pontcharlrain. Pontchartrain est !e nom du superbe château construit par Phelypeaux, ministre de Louis XIII, et devenu siège du comté érigé en faveur de son fils, chancelier et garde des sceaux de Louis XIV.
Cette majestueuse demeure, entourée d'un beau parc, où la Maudre alimente de petits tacs et des ruisseaux tombant en cascatelles, a pour avenue la route nationale, dont le long el large ruban, bordé de grands arbres, est d'une rare beauté; elle s'élève au sein de bois qui dominent l'étroit vallon parcouru par le ruisseau d'Élancourt.
Ce vallon est un des plus riants de la grande banlieue parisienne. Bordé d'un côté par de raides pentes où les rocbers, les bruyères roses et les bois forment une suite de tableaux charmants, animé par une papeterie, des moulins, les hameaux de Chenevières el de La Kicharderic, ayant des pentes douces cultivées et couvertes de pommiers, il est une surprise heureuse pour qui l'atteint en descendant du monotone plateau de Trappes. Sur un des coteaux, le petit village de Maurepas constitue un site curieux par son humble église, où l'on accède en passant sous une porte ogivale, et par les débris du château dont le nom fut celui d'un des derniers minis-
très de l'ancienne monarcliic. Les restes de la forteresse el de l'habitation ont élé complètement défigurés pour devenir ferme, mais le donjon du onzième siècle, bien que démantelé, a encore guerrière mine sur la motte féodale dont un vaste abreuvoir baigne le pied.
Dans la vallée un seul village est bâti, Élancourt ; son heureuse situalion et ses belles eaux en auraient fait un lieu de villégiature, si la gare de Trappes n'étnit si loin et le parcours si maussade. Les (jrandes constructions d'un orphelinat, assises au bord du ruisseau, contre l'abruple colline ombragée, donnent au site un caractère monastique.
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