‹ Voyage en FranceChapitre 35 sur 66 · L ECOLE I · texte numérisé non relu

L ECOLE I

de preneur; on descend l'oirrc à 3oo fr. Le b bêle avec une énergie qui soulève quelques r on le croirait humilié par cette absence d'ent sîasme ; enfin, une mise a lieu, c'est le sig rapidement montent les enchères, le martea commissaire-priseur tombe à 45i fr.

Le second animal offert a plus de succès core. 11 pèse 91 kilogrammes, la mise à pri:

de 3oo fr. ; cette fois, les enchères se suîi rapides ; en quelques secondes, on atteint francs. Un moment d'hésitation ae produit, courageante, s'élève la voix d'un des vende

— 880 fr., ce n'est pas encore son prix, bélier !

Et l'on recommence, plus prudemment ; p tant, voici le chiffre de 940 fr.

— Allons, messieurs, reprend la voix n;:ante, allez jusqu'à i 000, c'est pour l'État vous travaillez !

Cet appel au patriotisme détermine une 1 velle mise de' 10 fr. ; d'autres se précipil puis le calme se fait: i o45 fr., tel est le obtenu. Un auditeur, peu au courant sans d' des questions d'élevage, dit d'un air étonné

— I 045 fr. un mouton, ça met bien chei côtelettes !

Et les béliers succèdent aux béliers.

l68 VOYAliE JtN FHiUNCB

La foule des curieux diminue^ il ne reste sous le grand hall de charpente que les concurrents et les fanatiques de l'élevage. Une partie des assistants se dirigent à travers l'école pour visiter les étables, la bergerie, la porcherie, où les hétes olTrent un si remarquable et si complet musée vivant. D'autres se répandent dans les allées princières de ce parc, dont tant de grands cultivateurs, honneur de notre pays, conservcat un heureux souvenir ; c'est là qu'ils se sont préparés à leur noble carrière.

L'heure avance, les trains ramenant vers Paris ne vont pas tarder à passer. Les enchères d'ailleurs ont pris fin. La foule s'écoule rapidement, et l'école, un moment arrachée à son calme travail, reprend sa physionomie coutumière.

De nombreuses chaires occupées par des professeurs dont le nom fait autorité sont dotées presque toutes de laboratoires remplissant les conditions exigées par la science moderne. D'ailleurs, l'enseignement n'est pas entièrement théorique, une large part est faite à la pratique : les élèves passent à tour de rôle dans les différents services de l'école, participant à tons les travaux agricoles. En outre, la direction de chaque branche leur est conllée ; ils doivent prépa-

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