I. On écrivait jadis et parfois enciirc Maalilre
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cette vallée bien dessinée, quand elle reçoit un premier aflluent, si l'on peut appeler ainsi un ru à peine visible, souvent sans eau, mais qui ne se tord pas moins comme s'il était une Seine ou un Méandre ; aussi les gens du pays lui ontils infligé un nom inspiré par son cours capricieux ; le ru Mal-Droit.
Il atteint la Maudre sous le pont de l'Étendard, à l'entrée du joli village de Beynes, assis dans une sorte d'hémicycle formé par le débouché de ravines creusées dans le plateau qui porte le bois de Beynes, assez vaste pour être appelé forêt. Le site est curieux par les restes d'une forteresse placée non sur les hauteurs, mais au fond même de la vallée. Pour compenser la faiblesse de cette situation, des fossés larges de 3o mètres, en partie creusés dans le roc, entourent l'ouvrage, bien découronné et bouleversé, envahi par les herbes, mais dont les épaisses murailles laissent apercevoir, béantes, les casemates destinées à abriter les défenseurs contre l'arlillerie. Les archéologues disent que cet ouvrage fut édilié au quinzième siècle par un seigneur de Beynes, pour résister aux Anglais, C'est donc un des plus anciens travaux de protection contre le canon que l'on connaisse.
Le village, groupé autour d'une lourde église.
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domine ces curieuses ruines. C'est un centre purement agricole, cultivant la vigne sur les pentes, l'asperge dans tes terres légères du val rt les céréales sur les plateaux dans lesquels la Maudre, qui anime de grands moulins, a creusé sa vallée, de plus en plus profonde et régulière. Un moment, les hauteurs s'écartent, à la jonction du ravin de Montainville et d'un vallon ver^ doyant et étroit -par lequel débouche le ru de Oally. Ce gros ruisseau, qui vient de parcourir le parc de Grignon, amène à la Maudre, jusqu'alors si claire, un flot souillé, véritable égout formé par les eaux de l'agglomération versaillaise et de Saint-Cyr. Le ru est moins abondant ici qu'il ne le parait dans son cours supérieur, car il a parcouru des terrains fissurés où s'est infiltrée une partie de son flot. Le confluent est un coin aimable : de grands peupliers, des saules, des moulins animent le paysage. Sur un coteau abrupt se montre Montainville, dominé de haut par la croix de son clocher.
La rivière coule entre les peupliers, à la rencontre d'un petit ru descendu, par un étroit vallon, des pentes escarpées et boisées au-dessus desquelles s'élend le plateau des Alluels. Le tramway de Versailles à Maule emprunte un instant cette combe, dont le» flancs portent le
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