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LES PARPCMS ET LES VOLAILLES DE HOUDAN

En lonçfeaiit la forêt Yreline. — La forêt des Quatre- Piliers. — Houdan. — J^a ville. — Le marché aux lolailles. — Culture des plantes médicinales. — Origine de cette industrie. — L'tijsope. — Les diamps oilorifùranls. — Mauleite. -^ Les couvoirs du Boulay. — Conintcrce des poussins. — Gambais. — L'école d'aviculture, ses origines. — Visite de l'écoie.

Condé-sur-Vesgre- Mai.

Après le bassin lumineux et large où la Maudre, la Guyonne et le ruisseau de Vicq se réunissent sous la fière colline de Neauphle-Ie- Château ('), route el chemin de fer s'en vont dans la vaste plaine dominée par les ruines.de Montfort-l'Amaary. Au nord, une longue ride couverte de bois barre l'borizon; au sud, des coteaux revêtus de vergers vont se relier aux hauteurs de la forêt Yveline. Beaucoup de villages étages sur les pentes, plus nombreux en-

t. Sur Neauphle-le-Cliâteau et la rallée de la Maudre, voyez ;s chapitres X et XI.

XES PARFUMS ET LES VOLAILLES Dh HOUDAS

core les toits rougos dans la plaine parcoti par le lent ru de Vrcq : Neauphle-le-Vieux fond de la dépression, Vicq tout menu, BoÎ!

sans-Avoir dont la flèche d'ardoise, très mir se dresse timidement au-dessus des maisons), nom singulier est dû à la pauvreté des premi seigneurs, l'un d'eux le rendit illustre pend la première croisade, où il eut l'honneur conduire l'avant-garde. Jusqu'à son extinci la famille Sans-Avoir porta avec orgueil le i nom, bien que la fortune lui fût venue.

Au pied des collines voici Mareil- le-Guy Méré, véritable faubourg de Montfort^l'Amai Galluis dont les vastes vergers dominent le où coule le ru de Lieulel. Plus loin, La Que les-Yvelincs s'allonge au bord de la croi recouverte par la forét des Quaire-Pilicrs. i maisons amples, propres, peintes de coule vives regardent la plaine; un joli clocher dom le village, des maisonnettes ayant l'aspecl villas révèlent que ces riants abords de i'Yve ont séduit des Parisiens.

Le pays est riche, grâce à l'élevage des lailles. Cette pjirtie de l'Ile-de-France est ci parable à la Bresse et au Maine pour le nom des animaux de basse-cour nourris sur cha ferme. Les champs où vaguent les poules i

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ombragés par beaucoup d'arbres faisant de la plaine un véritable Bocage. Dans ce cadre, au fond d'une dépression, est mollement assis le village de Garancières. La forêt des Quatre- Piliers revêt des pentes où les teintes douces des feuillus sont relevées par les taches sombres des bouquets de pins. Au nord, la plaine .s'élève peu à peu, couverte de villages, et va buter contre les hauteurs de Thoirj. A travers les champs, un long remblai et de petites guérites rondes suscileni l'attention, c'est l'aqueduc de l'Avre.

Les villages sont particulièrement rapprochés au pied du massif des Qualre-Pi tiers, où la vigne apparaît parfois : Béhoust avec son lourd clocher à contrefort surmonté d'une flèche d'ardoise, Orgerus, à peine hameau, Tacoignières éparpillant ses maisons sur un mamelon couronné par l'église, Richebourg qu'égaie un beau parc. Partout, dans ces centres, on élève la volaille, on emploie les couveuses, on applique les procédés artificiels. Oe grands parcs à poules existent à Mauletle, très petit village des bords de la Vesgre.

La capitale de ce pays d'élevage, Houdan, qui a donné son' nom à la plus jolie de nos races franT;aises de poules, occupe une belle situation.

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