‹ Voyage en IcarieChapitre 103 sur 156 · SUR LA COMMUNAUTE · texte numérisé non relu

SUR LA COMMUNAUTE

seuls admis a voter, la question fut posee et rcsolue par assis et leves.

Nous esperions une majorite des quatre cinquiemes : jugez de not re eto:mement quand nous vimes I'Assemblee se lever comme un seul homme en faveur du systeme icarien.

La joie fut si grande et si bruyante que le President crut convenable de suspendre un moment la seance. U semblait que la reunion venait de decider des destins de I'Univers, tant les hommes s'exagerent leur importance et leur pouvoir des qu ils sont reunis ! — Si tous mes compatrioles connaissaient Icarie comme nous, s'ccriait au milieu d'un groupe Eugene hors de lui, et s'ils etaient assembles comme nous, la France entiere, j'en suis siir, repondrait comme nous qu'elle desire la Communaute.

Chacun donnait la meme assurance pour son pays. — Si le Genre humain etait reuni tout entier dans celte salle, s'ecria une voix qui dominait les autres, il voudrait avoir la Republique et la Communaute 1 — Et il les aura bientot, ajouta une autre voix de Stcntor.

Un quart-d'heure aprfes, le President rouvrit la seance, proposa cette question : Le systeme est-il applicable ? et demanda si queiqu'un voulait parler centre.

Nous nous altendions bien a rencontrer des opposants sur cette question d'applicabilite : maisnous fumes etonnes du grand nombre qui se leverent pour motiver leur opposition ; et comme ils etaient .trop nombreux pour que le debat putse terminer dans la seance, la discussion fut renvoyee a un autre jour, et Ton choisit une commission chargee de faire un rapport.

Nous avions remporte deja une grande victoire en obtenant cette declaration solennelle que les etrangers reunis en Icarie desiraient la Communaute pour leurs propres pays, et nous esperions convertir beaucoup d'opposants sur la question d'applicabilite.

Mais notre esperance s'accrul bien davantage quand, sur le con- Sftil et I'invitation du grand-pere de Valmor, Dinaros eut consenti a faire , le matin , pour les etrangers , un petit Cours de Vhistoire ^'Icarie ou plutot de Vhistoire de V etahlissement de la Communaute.

FIN DE LA PREMltRE PARTIE.

VOYAGE

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