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CHAPITRE V

(Suite de la Revolution.) Elections. —Constitution. — Jugement. — Guerre ;Paix.

A la derniere reunion, je vous ai annonc6 Velection de la Reprise nta lion populaire.

C'etait le 20 juillet, un peu plus d'un mois apres la Revolution. C'etait aussi le premier acta de la Souverainete du Peuple. Le Dictateur en fit une fMe populaire.

Les salles 61ectorales etaient magnifiquement decorees ; partout des drapeaux, des guirlandes de fieurs et de verdure, des inscriptions civiques et patriotiques , et les proclamations du Dictateur.

Partout les proclamations s'ouvrirent au son de la musique, au bruit des cloches et du canon.

Tout rappelait au Peuple qu'il allait consommer un grand acte 1

Peu d'intrigants os^rent se presenter aux suffrages, ou plutot au jugement des electeurs, ettous furent honteusement repousses et iletris.

Dans beaucoup de villes, les candidals se retirerent eux-m6mes devant celui qui paraissait plus digne d'etre elu. j

Dans quelques endroils, les electeurs furent obliges d'aller cher- j cher de modestes citoyens qui craignaient de se presenter eux-( m6mes.

Souvent les suffrages des riches eux-mfimes se reunirent sur un ouvrier intelligent et honnete ; souvent aussi les ouvriers honorerent de leur confiance un riche et m6me un noble qui se trouvait ami du Peuple.

Ici, Teleclion fut unanime et se fit par acclamations; la, les mains levees ou la division en deux camps pacifiques, indiquerent rapidemcnt la majorite.

Les ^lus m^ritaient, sous tous les rapports, d'etre appeles V^lite du pays.

Et quelques jours apres, la Representation populaire , siegeant dans le palais que souillait nagu^re I'Aristocralie , annoncait au

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