‹ Voyage en Italie et en Sicile; (volume 2)Chapitre 26 sur 99 · RIZIÈRES · texte numérisé non relu

RIZIÈRES

y met le feu arec sa pipe, et dans peu «Tinstants, lanimal est sur ses jambes et se traîne jusqu'à la prochaine poste. Notre corriere de qui je tiens cette anecdote , quoique assez bon homme d'ailleurs , trouvait l'expédient admirable et s'en divertissait beaucoup en le racontant Le bas peuple n est nulle part fort tendre à l'égard des animaux; mais la même classe, en Italie, est tout-à«&it sans pitié, et cette disposition plus ou moins cruelle fournit des données assez sûres pour juger du degré de civilisation d'un peuple.

A la (ueur d'un beau clair de lune nous découvrions des champs inondés ; c'étaient des rizières, culture très lucrative, puisqu'elle rend net jusqu'à 6 ou 7 louis par arpent chaque année. On f accuse d'être très mal saine , mais cela est contesté et l'on trouve même que la mortalité a sensiblemait diminué dans les lieux où la culture du riz est introduite. Voici le fait : on ne met en rizières que les terrains déjà très humides et par conséquent mal sains; ils y gagnent, car on les inonde , et quelques pouces d'eau sur la surÊice d'un marais suffisait pour en intercepter les miasmes dangereux , ou les empêcher de se former; mais comme les terres adjacentes, et qui auparavant n'étaient point marécageuses, le deviennent par infiltration , l'inconvénient du mauvais air ne £siit que changer de localité et s'éleodre ; ainû , considérant la chose en grand , il

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