MONT PALA^TIN
et aux combats sanglants d'hommes et d'animaux. Le lion de la Niimidie et l'ours des Alpes, l'éléphant , le rhinocéros et le tigre s'y rencontraient, et un empereur ajoutait trente-six crocodiles à la mêlée hétérogène des combattans. Au lieu de cet étrange spectacle, on ne voit plus dans le cirque que de grands carrés de choux , d'artichauts, qui prospèrent admirablement dans ce sol classique. Sa forme est encore visible, mais sans accompagnement de ruines. C'est là qu'^wdrocles fut épargné par le lion à qui il avait ôté une épine du pied , et c'est aussi là que les premiers Romains enlevèrent les Sabines.
Le chaos des ruines du Mont Palatin ne permet plus de reconnaître aucun plan , et ici , comme partout, les Romains semblent avoir fait peu d'attention à la symétrie, dans la position relative de leurs édifices, souvent trop près les uns des autres, se présentant leurs angles et laissant entr'eux des espaces irréguliers. Une salle immense (i38 pieds sur 9 r), connue par le nom de la bibliothèque , était restée ensevelie sous les décombres jusqu'en 1720, et s'est, par ce moyen, fort bien conservée. Lorsqu'on la découvrit, elle renfermait encore des statues de marbre; mais le colosse d'Apollon en bronze, haut de 5o pieds , dont Pline a parlé , ne s'y est pas trouvé. Près de cette magnifique bibliothèque, il y avait un portique , plus long que la galerie du Louvre à Pa-