‹ Voyage en ItalieChapitre 13 sur 27 · K N 11 ALI K · texte numérisé non relu

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râleur d’ArnoIfo et de Giotto , le maître de Michel- Ange; il est encore l'inspirateur de Pétrarque à qui il enseigna , par son exemple, à aimer l'antiquité et à l’étudier sans la copier servilement. A l'école de son maître, Pétrarque est devenu non-seulement un poète, mais un savant. Il s es! initié dans tous les secrets de la langue grecque et de la langue latine; il a étudié, dans leurs moindres détails, les mœurs, les usages, les lois, les études de la nation romaine. Exilé comme son maître , Pétrarque a vécu pour les trois seules passions qui étaient sa vie : la science, le voyage et l’amour. Comme Dante invoquait Béatrice , Pétrarque invoquait Laura. En même temps que Pétrarque, arrive Boeeaoe; telles sont les œuvres, tels sont les hommes du Dante. Grâce à son poète, Florence marche l'égale d'Athènes Otez le Dante de son histoire, ôtez de la république ce mouvement inspirateur, Florence n'est plus que la rivale éphémère de Carthage et deTyr!

Mais tout eu proclamant la supériorité de cette puissante intelligence, ce n'est pas une raison pour nier I influence des Médicis. Ils ont marché habilement à In suite de toutes les grandes idées et de tous les hommes que le poète avait jetés dans sa route. Ils ont secondé à merveille cette passion pour les arts que Florence avait apportée en naissant et cette passion pour

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