‹ Voyage en Palestine et en Syrie (volume 2)Chapitre 111 sur 144 · LAC DE GÉNÉZARETH · texte numérisé non relu

LAC DE GÉNÉZARETH

lagues *. mais qui durent peu. On l'appelait anciennement mer de Chinnerelb, à cause de sa proximité de la ville de ce nom. L'Ecriture le nomme mer de Galilée, parce qu'il se trouvait en effet sur la limite occidentale de celte ancienne province de la Palestine, lac de Génézareth, de la contrée de ce nom qui l'avoisine, et enfin mer de Tibérias, du nom de la v>Hle de Tibérias qui était située dans les environs. On ne l'appelle plus aujourd'hui que lac Tabaria, seule ville considérable qui se trouve sur ses rives. Sa longueur est d'environ quinze milles, et sa largeur de six à neuf. Les Juifs avaient coutume de dire, en parlant du lac de Génézareth, que «Dieu aimait mieux celte mer que pas une autre; » et dans un sens, la remarque est toul-à-fait juste, car Notre divin Rédempteur, soit avant soit après sa résurrection, l'honora de sa présence plus qu'aucun autre endroit. H fit de Capharnaum, qui était bâtie sur les rives du lac, le lieu de sa résidence ordinaire. De là vient qu'on l'appelait « sa ville. > (Saint Math, ix, 1. )

* « Alors ud vent violent vint tout-à-coup fondre sur le lac, et leur barque s' emplissant d'eau, ils étaient en péril. Jésus s'élant levé parla avec menaces au vent et aux flots agités; tout s'apaisa et il se fit un grand calme » (Saint Luc, tiii, 23, 24.)

248 LAC DE GENEZARETH.

Ce fui sur les bords de ce lac qu'il trouva plusieurs de ses apùlres exerçant l'humble profession de pêcheurs, et qu'il les appela à lui pour porter témoignage de ses miracles et annoncer son royaume. C'est également sur ce lac que Noire Seigneur, pour éviter la foule qui se pressait autour de lui, monta dans une barque où il s'assit, et d'où il enseigna le peuple assemblé sur le rivage. Quel spectacle imposant ! — Une vaste multitude de peuple, disposée sur la pente des hauteurs voisines et que réfléchissaient les eaux du lac, écoulant avec attention celui qui leur parlait comme jamais homme ne parla; — le caractère de l'orateur, le lieu, le silence solennel qui régnait, tout contribuait à augmenter l'effet de celte scène majestueuse. Ce fut sur cette mer que Jésus, t à la quatrième veille de la nuit, » marcha comme un esprit, malgré la « bourasque de vent qui s'était élevée,» et l'agitation des vagues. Ce fut à ces mêmes flots qu'il « parla avec menace, » et qu'il dit : « Tais-toi, calme-toi! et le vent cessa et il se fit un grand calme. » (Saint Marc. îv, 39). Ce fut enfin sur les bords de ce lac que Jésus apparut à ses disciples, trois jours après sa résurrection ; et qu'après avoir reproché à Pierre son manque de fidélité, et obtenu

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