‹ Voyage en Palestine et en Syrie (volume 2)Chapitre 28 sur 144 · EL-ARISH · texte numérisé non relu

EL-ARISH

de sables mouvaus, sur un rocher peu élevé. Sa forteresse, solidement construite, avec le village qui semble comme suspendu à sa base orientale, offre, dit-on, un aspect très-imposant. A partir d'ici, toute végétation cesse, et l'on ne trouve plus qu'une eau légèrement saumàlre. El-Arish est la dernière ville de Syrie de ce côté du désert. Elle est en la possession du pacba d'Egypte.

Jaffa, 12 août. — Ce soir, à la fraîcheur, uous nous sommes mis en route pour Jérusalem*. Notre caravane se composait, outre mes premiers compagnons de voyage, d'une foule de pèlerins des deux sexes, de presque toutes nations et toutes croyances , qui avaient demandé à se joindre à nous, sous le prétexte de nous protéger mutuellement contre les Arabes qui infestent la route. Ils étaient diversement montés. Les plus riches, et en général c'étaient des Turcs, avaient pour montures des chevaux magnifiquement harnachés; jiuis venaient à la suite Arméniens, Grecs, Juifs et Russes, les uns sur des mulets, les autres sur les ânes «agiles» de la contrée -j- . Les enfans étaient entassés pêle-mêle dans des

* Voyez Appendice, no -2.

-J- Voyez Appendice, a? 3

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