BOUTE DE JÉRICHO
«ne simple fiction. A environ trois heures de la ville, on trouve les ruines d'un couvent et d'un kan bâtis sur l'emplacement où Ton suppose qu'était l'auberge dont il est parlé dans la narration. Nos gardes nous avertirent en cet endroit de nous préparer à une attaque. Pendant qu'ils se portaient en avant pour reconnaître le terrain , tous les yeux étaient attentifs, toutes les oreilles sur le qui~vive? Nous passâmes néanmoins sans être inquiétés. Que les Turcs de notre escorte s'attendissent réellement â être attaqués, mais que notre nombre en ait imposé à nos ennemis invisibles , ou qu'ils aient voulu abuser de notre crédulité , afin d'augmenter le prix de leurs services, c'est ce que je ne saurais dire. Mais ce que je puis assurer (et cependant j'ai vu bien des scènes de désolation ), c'est que je n'ai jamais traversé une contrée plus favorable aux attaques des bandits et que je n'ai jamais vu lieux où il soit plus facile que sur cette route de se cacher avant et après le crime.
Six milles au-delà de ces ruines , la route s'arrête brusquement au pied d'une montagne très-haute , puis débouche tout-à-coup à droite dans la plaine
de .léricho. Selon la tradition, c'est sur cette raonc. 5