ÉGLISE ARMÉNIENNE
de le garantie de toute injure. Dans le vestibule de l'église sont deux énormes blocs de pierre. L'un provient du montSinaï; c'est, dit-on au pieux pèlerin, un fragment du rocher contre lequel Moïse brisa les tables de la loi ! L'autre est une pierre trouvée dans le Jourdain, à l'endroit où Notre Seigneur reçut des mains de saint Jean le pouvoir sacré d'administrer le baptême. On prétend que les revenus de ce couvent sont très-considérables : plusieurs membres de la communauté voyagent continuellement pour recueillir des aumônes. Beaucoup de riches marchands de Smyrne et de Constanlinople, à qui leurs affaires ne permettent pas d'entreprendre le pèlerinage de la Ïerre-S:«inle, s'en exemptent moyennant de magnifiques donations. Nous rendîmes visite au palriarche et à ses évèquesj ils nous reçurent avec une extrême cordialité. Le premier avait habité Smyrne quelque temps, et nous reconnûmes, dans le cours de la conversation, que nous avions en commun plusieurs amis dans cette ville. — L'Arménie fut convertie de bonne heure au christianisme. Dans le iv« siècle de notre ère, lorsque les erreurs d'Eulvchius. qu'elle avait généralement adoptées, donnèrent lieu à un concile qui se tint à Chalcédoine, les Ar-