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lure el à l'hahillcnient de l'homme, ou qu'on emploie à divers travaux uliles, tels que bœufs, moutons, chèvres, chevaux, etc. Les montagnes fournissaient en abondance non-seulement une grande variété de fourragea , mais encore une suffisante quantité de ruisseaux, qui, en descendant portaient la fertilité dans le pays plat et dans les vallées. INous lisons que, dans le partage des terres, le lot échu à la tribu de Juda ne renfermait pas moins de cent douze villes murées ; on peut se faire par là une idée de la population répandue autrefois sur ce sol. Josèphe, en parlant de celle province et de celle de la Galilée dont il était natif, dit positivement qu'elles « étaient très-peuplées, » et remarque ce fait comme une preuve de leur fertilité. La nombreuse population de la Judée étant aujourd'hui un fait connu, il est facile de s'expliquer comment il se faisait que ces rochers calcaires el les pics de ces montagnes arides que nous apercevons autour de nous étaient à celte époque rendus fertiles et productifs. Il n'est pas supposable en effet que, dans la division par lots d'un e contrée principalement remarquable par la grande variété du climat et l'inégale fertilité du sol, tous les habilans aient été également bien partagés. Ceux à qui les vallées fer-
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Mes échurent étaient amplement dédommagés par le produit du peu de soins qu'exigeait la culture des terres; ceux, au contraire, qui se trouvèrent moins favorisés furent dans la nécessité d'employer toute leur activité et toute leur industrie pour égaler la prospérité de leurs heureux voisins. On retrouve encore partout les traces de ce redoublement d'activité et d'un état d'agriculture plus avancé qu'aujourd'hui, et cela même dans des endroits où il semble presque impossible que la charrue ail jamais pu passer. Mais alors de même qu'aujourd'hui, dans plusieurs parties du Liban, les versans de chaque montagne étaient disposés en terrasses artificielles qui , à partir de la base jusqu'au sommet, étaient couvertes de figuiers, de vignes cl d'oliviers. On sait que le figuier, et particulièrement la vigne et l'olivier, se plaisent dans un terrain sec et pierreux, el que le froment el l'orge, favorisés par les pluies du printemps et de l'arrière-saison, y prospèrent aussi admirablement; el ainsi se trouve encore justifiée l'exactitude des écrivains sacrés, même en ce qui concerne les descriptions locales.
Telles sont les preuves que l'on trouve dans l'Ecrilure-Sainte, concernant l'ancienne fertilité et la po-