LYDDA
terre qui porte l'empreinte de la colère céleste, écrite en caractères affreux, et surtout aussi ceux que nous voyons autour de nous.
28 août. — Le jour commençait à poindre lorsque , débouchant du ravin, nous entrâmes dans la riche plaine de Ramla. Toutefois, au lieu de continuer mon chemin en ligne directe, je me séparai de mes compagnons de voyage, et, tournant un peu à droite, je pris la route qui conduit à Loudh, anciennement Lydda. Cette ville, après avoir été détruite au commencement de la guerre des Juifs, fut rebâtie et prit alors le nom de Diospolis * : elle devint dans la suite une place assez importante. Aujourd'hui, elle n'est plus qu'un monceau de ruines, dont les plus belles sont assurément les restes d'une magnifique église t bâtie, dit-on, ou plutôt réparée par Richard-Cœur-de-Lion, en l'honneur de saint George, patron de l'Angleterre, dont celte ville
* Les noms grecs, introduits sous le régne îles rois macédoniens, furent rarement conservés par le peuple : ainsi, par exemple : Ptolémaïs (Acre), Scylhopols (Bisan), Héliopolis (Balbec), etc.
f « Vos villes seront désolées, et vo* temples ne seront plus que ruines. »