HABITANS DIT HAOURAN
8Î0D du gouvernement d'an c61é et les esacltons
des Bédouins de Taulre» réduisent les fellahs ou coltiTateun du Haouran à une position à peu près aussi précaire que celle des peuples errans du désert.
« 11 e&i rare^ • dit Rurckhardty à qui j'empraole ces détails, • de voir, même parmi les Druses et les durétiens^ les individu^ mourir dans le village où ils sont nés. Les fiimilles errent continuellement d'un lieu à uti autre. La première année de leur nou?el établissement, le sheikh use de modération envers elles; mais, ses exactions devenant en peu d'années insupportables, elles fuient alors vers quelque autre lieu où elles ont entendu dire qtt*on était mieuj^ traité; mais elles sont bientôt convaincues que le même système pèse sur toute la contrée. Quelquefois ce ne sont pas seulement les exactions pécuniaires, mais Panimosité personnelle du sbeikh on de queU (ju'un des chefs du village qui chassent les familles de chez elles, car on leur permet toujours de s'en aller. Ce vagabondage continuel est la principale cause pour laquelle» dans aucun village du Haoulan on ne trouve ni vergers, ni arbres fruitiers, ni jardins potagers, c lrons*nou8 semer pour des cliangers? » fui la réponse d'un fellah à une de
D EZRA A SUOUBA.
mes questions à ce sujet, euteudant par ce mot • étrangers i et les babitans qui lui succéderont et les Arabes*. » A deux lieues d'Ezra, nous tra- Tersâmes le village de Bousser, habité par des Dmses. Dans le war, novs remarquâmes un Ken de pèlerinage pour les Turcs, appelé Meziar £lia- Sbaa. Ce fut là que nous vîmes pour la première fois des volées conndérables d'une espèce d'oiseaux qui nous parurent être de la fiimille des pigeoos ; nos guides leur donnaient le nom de kattas : ils se nourrissaient en apparence du grain que Ton venait de semer, mais je ne pus jamais en approcber à une portée de fusil. Us volent par bandes si immenses et si compactes qu'ils font ombre sur la terre comme un nuage qui passerait devant le soleil.
Nous traversâmes Secyen, dont toutes les maisons sont en pierres noires, et après une demi-beure de marche, nous arrivâmes à la source appelée Mezra< Au-dessus de la fontaine est un château en ruines.
A une lieue plus loin, dans la direction E. M. E., est
Medjel. On y remarque quelques inscriptions
grecques sur le côté gauche d un portique voûté qui
* Vyet Burekhardt, p. 899.
D*BZmA A 8U0HBA.
condaît à une plaee où sont trois caveaux pour \ei morts, li y en a d'autres sur le portique d'une ancienne église, conrerlie aujourd'hui eii mosquée. À trois quarts de lieue de là» on reocootre Kafer-el- Loehha» situé dans le Wadj Kaaouat, sur les frontières du Ledja, avec une église et des inscriptions» qui ont toutes été copiées par Burckhardt. A quarante minutes plus loin, vers le nord, est Rima-el- Loelif où l'on TÔlt un bâtiment de huit pieds carrés sur vingt de haut, avec un toit plat et des caveaux pour les morts.
Les attires lieiix par lesquels je passai furent Bereike, village dmse; Deir-el-Leben (le monastère de lait); et, finalement, Mourdouk, TÎllage sur le penchant du Djebel Uaouran, qui possède une belle source où les habitans des villages voisins viennent chaque jour faire leur provision d'eau. De cet endroit, la route, pendant une demi-heure, passe sur un terrain pierreux. Nous fîmes notre entrée à Shohha par la porte de Pestj qui parait avoir été la principale^ car la rue qui y aboutit traverse la ville en droite ligne. Je me dirigeai vers la maison d'une famille chrétienne où j'avais appris que Chesnejr était déjA descendu.
d'ezra a shohba.
Dans SCS excursions d*hier et d'aujourd'hui, il avait vifitô les lieux suivans: — Sbakkara, Sour» Aazim, sans intérêt ; Dhami, qui compte environ trois cents maisons, la plupart bien conservées ; on n*j trouve pas de source, maie ebaque maison est pourvue de sa citerne» 11 n'jr a point de terres labourables dans cette partie intérieure du Ledja. Voici le nom des autres villes qu il traversa : £1 Jammera en ruines» et Om Ez Zeitoun. Cette dernière, par Hm* porlance de ses ruines, parait avoir été une ville assez remarquable, il y vit un petit temple doat il ue reste qu'une arcade à Tintérieur et la porte. A cbaquepas, sur la route, on rencontre de nombreuses inscriptions. A tout prendre, il avoua que ce qu'il avait vu n*avait pas répondu à ton attente, et qu*il n*j avait pas de quoi se dédommager des dangers anxquds on est exposé de la part des tribus arabes qui babttent le een tre du Leiyà
* « Le Ledja, dont la longueur est de deux ou Irois journées sur une de largeur, est babilé par dinerenles Iribus d'Arabtf , savoir : — ceux de Selman, de Mediedj. de Szolout, de Dboobers et de Sial. Les Sxoloat peQvenl avoir vna oentaine 4ia tentas; les Mediedj, cent-vingt « et les antres eio^naale os loiianle. Ils élèvent an nombre coai idérable de obèvms qni
192 iHOHVA.
SffOBkAy 7 novéwkn* — Ce matin, j*aî reconnu avec salb&ctioa que j'avais réussi à chasser la fièvré, quoique je ressentisse eneote dans mon inlérieîlr^ une lutte entre la maladie et ma bonne constitution. J'attribuai cette anélioratioif» en |Mirtie an qain->' quina et en partie à l'excellent air du Djebel Uaou«î ran que J'arais en le bonbenr d'atteindre. Je suis convaincu que si j'étais retourné à Damas» lors dë la première attaque, j'aurais péri, avant peu, yietimè de i'inlensité du mal et je remercie la Providence de m'avoir suggéré une idée qui m'a alrtacbé & nntf mort certaine. Mais, hélas! combien l'homme oublie vite ces avis du Ciel et qu'ils ont peu. d'influencé sur son avenir! Quoique faible encore, je pùs cependant sortir et visiter les cariosités de ce lieu réelle-^ ment intéressant.
Shobba est la résidence des ptincipafix Sheiktts dmses, et était jadis une des villes importantes de ce district, ainsi que l'attestent les murs d'enceinte
X fieuvont ude noarritare facils sa niiliea des rocben. Quet* qoet.ans d'enirs etfs otit dei monlMs el dei vacbet et enU tlveat la tene en ecMàiiii end^oiU du Ledja, où Us aèmeni àm fhment et de rorgtf, Ils oai peu de dievaui. » — (Bni«^ hardi, p. lll.Jf
SHOilfiA.
el les restes de inagoiûques édifices publics qui rornaienl autrefois. On peut suivre» tout autour de la yille^ la trace des murs qui sont de baulcur ordi naire, sans fossés : Ils sont intacts en plusieurs endroits et ont près de quatre milles de circonférence.
A environ cent pieds du centre de la ville , sur une terrasse voisine de la me qui se dirige vers le sud, sont cinq belles colonnes corinthiennes qui ont soixante-trois pieds de bout en bout, huit pieds * sept pouces de circonférence, et neuf pieds trois pouces d'entre-colonnement» sans aucune apparence d'entablement ou de corniche , et sans liaison avec aucun autre bâtiment. Tout prés de là, on voit les ruines d'un édifice, à quarante-cinq pieds en arriére du précédent, mais qui n'est pas placé parallèlement avec lui. De l autre cùLé de la route, il j a uu beau et grand portique et des restes de colonnes.
A Touest, est un bâlimeul carré de quarante el un pieds sur chaque face, avec un grand portail du côté du nord, ayant dix pieds de large sur vingt de haut. 0errière ce bâtiment, il parait avoir existé une cour de la même dimension, ayant à son angle septentrional un autre bâtiment irrégulier, consistant en une grande niche au milieu, avec des ailes en retour de
saoïiAA
chaque cùlé» se dirigeaot vers la façade, de manière à former un demî4iexagoDe irrégolîer. Le toot a ceut pieds de large sur vingt-cinq de haut, et est appelé par les Arabes Beit-el»Serai (le palais)*.
Au sud de ce dernier édifice se trouve 1^ principale curiosité de Shohba : uo théâtre hien eonservé. il est bàli sur un terrain en pente, et l'hémicycle est entouré dHin mur de prés de dix pieds d'épaisseur, daos lequel on a pratiqué neuf portes voûtées, conduisant à l'intérieur. L'arène forme une dend-ellipse dont le plus court diamètre a trente-six pieds, et le plus long quarante-six : la longueur de tout l'édifice est de soixante-dix pieds. 11 y a dix rangs de gradins qui partent presque du sol et qui ont vingt-deux pouces de large sur dix-huit de haut. Ces rangs de gradins sont coupés, à la moitié de leur hauteur, par un espace uni auquel on arrive de l'extérieur au moyen d'une galerie couverte de douze pieds d'élévation. Au-dessous de cette galerie, il en existe une autre pareille, de niveau avec Tarène du théâtre, sur
* « lé ne me hasardai pai à y pénétrer, ayant ane maovaiae
opinion de son propriétaire actuel, le chef de Shohba qui, quelques années auparavant, força M. Seetzen à retourner sar ses pas et à partir pour Soneida. o (Burcbkardt. page 71.)
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laquelle elle ouyre par neuf portes voûtées, de sorte que de Dombreux spectateurs pouTaienl entrer et sortir sang se gêner en rien les uns les autres, et une fois arrivés au passage central ou pourtour, ils avaient la faculté de s^asseoir sur les rangs de gradins les plus élevés ou les plus bas, suivant leur bon plaisir. L'édifice a vingt-huit pieds de baut et est bâti en pierre de taille*
A une petite distance au nord-est» on rencontre le bout d'un aquéduc qui amenait jadis l'eau à la ville. 11 en reste encore cinq arcades à peu près, et l'on peut suivre les traces du reste pendant environ deux milles jusqu'au pied de la montagne (le Zimhi) où se trouve la source qui Talimeutait. Les arcades ont Tingt-deux pieds six pouces d'ouverture et neuf pieds trois pouces de large; les culées ont huit pieds dans un sens et neuf pieds trois pouces dans l'autre. La hauteur totale jusqu'à la place où était le conduit, dont il ne reste plus de traces, est de trentequatre pieds,
A quelques pas de Textrémité de Taquéduc étaient les Bains , bâtiment considérable formant un carré long avec une façade de cinquante*neuf pieds de laige. Dans le fond, il j avait deux grandes salles.