‹ Voyage en Palestine et en SyrieChapitre 55 sur 68 · ALEP · texte numérisé non relu

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l'ennui y préside "l-il géDéralemenl et le voyageur n'est heurenz que lorsqu'elles sont terminées. Aussitôt que j'eus recouvré ma liberté» je reiuplojai à des occupations beaucoup plus en rapport avec mes goûts et mes habitudes.

Alep» l'ancienne Berrmaf nommée par les babîtans Hateb-Es-Shabba, est située par 36* 41' W de latitude nord, et 37*" 9^ de longitude est Greenwich. Elle est à 76 milles en droite ligne de la mer et à 90 milles d'Aoliocbe. Elle communique avec l'Europe par Iskenderoun et Latakia; avec l'Egjpte par Damas et El-Ârish ; avec TAsie-Mineure par Tarse, et finalement avec l'Arménie par Diarbekin il est probable qu'elle commença à prendre de rimportance lors de la destruction de Palmyre» A laquelle elle succéda. Comme son aocieDuc rivale, elle était admirablement située pour les affaires de commerce tant qu'on ne connut pas d'autre cornmunicfttion avec l'Orient que par le désert. Des caravanes de Bagdad et de Bassora j apportaient les produits de rinde et de la Perse, et de ce point, ou les dirigeait sur toutes les places de l'Europe. Par suite de ces avantages commerciaux dont elle jouit sans interruption pendant plusieurs siècles, elle devint

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par degrés ane des villes les plus importantes de l'empire otlomao. £ile avait des prétentions à être considérée comme la capitale de la Syrie, et ne le cédait qu'à Conslanlinople et au Caire pour la grandeur, la population et l'opulence : mais la découyerte d'un passage par mer conduisant aux pajs, sources de sa richesse, fat le premier coup porté à sa prospérité, qui depuis a été toujours en décliD<iiit. Elle est tombée aujourd'hui dans un état tout-à-fait insiguifiant, tant sous le rapport de la localité que sons celui de la politique, en la comparant à son ancieuDC splendeur. On ne peut rien voir de plus triste que les ravages dont la vue est frappée de tous côtés, ravages causés par le tremblement de terre de 1822, qui détruisit la plus grande partie de la ville. On voit d'énormes crevasses dans les murs; et de larges pierres suspendues comme par un fil aux voûtes des arcades paraissent menacer les passans d'une mort inévitable.

La ville d'Alep est située dans une plaine décon^verte, entourée.* dans un rayon de quelques milles, de collines peu élevées, et embrasse, j compris ses vastes faubourgs et les vallées intermédiaires, un circuit de sept milles; mais la ville, par elle-

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même, n'a pas plut de IroU miUes et demi de cireonférence. Les murs, qui sont en pierres de taille, ont à peii près trente pieds de baut sur vingt de large. Us ne portent nulle part de marque d'nne hante antiquité ; mais d'après le stjle massif de leur architecture, on les croit de construction sarrazine. 11 j avait autrefois un fossé large et profond, qui est aujourd'hui, en plusieurs endroits, rempli de décombres ou converti en jardins. Les décombres dont il est ici question paraissent proyenir particulièrement des matériaux des maisons renversées par le tremblement de terre; après cet événement, on les aura portés à une petite distance, hors de la ville, ou jetés par dessus les murs, comme le moyen le plus expéditif de s'en débarrasser. En quelques en^ droits, et particulièrement du côté du midi, ces monceaux de ruines s'élèvent jusqu'à la hauteur des murs mêmes, et forment un passage par lequel on peut entrer dans la ville sans passer par les portes. L'aspect d'Alep, vu du dehors, est fort enlaidi par cette agglomération de giavois» qui compromet d'ail* leurs sa sûreté en cas d'attaque inopinée ; mais, dans ces contrées, l'apathie et Tinaction sont les traita caractéristiques de ceux qui gouvernent et de ceux

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