CHAPITRE XXX
S<'Oonil S('îjoiii' ù Ispaljan. — Maladir. — Antiquités d'Isiwihan. — Ses oiivirons. — Djoultah. — Arinr-uicus schisiuatiques et ratholiqiK'S. — FirviUibad. — Pii^eonni< is. — Ciiiictirifs. — Ghcheristâu.
Nous étions donc de retour à Ispahan où tous, plus ou moins oprouvos , nous avions besoin de prendre un repos salutaire. Il nous fallait y réparer nos forces afin d'entreprendre do nouvelles courses. La plus importante de nos excursions devait nous conduire dans le sud. Il était trèsimportant que nous partissions dans des conditions de santé qui ne pussent ni entraver, ni abréger nos recherches ou nos travaux. Pour cela il fallait donner aux malades le temps de se rétablir, aux chaleurs celui de se modérer. Nous devions attendre que les vents frais d'automne eussent dégagé l'atmosphère de ces vapeurs fébrifères auxquelles on est exposé , surtout dans les plaines désertes que nous avions à traverser pour nous rendre dans le Fars. De tous les climats de la Perse celui de cette province est le plus redoutable par son insalubrité pendant l'été. Les Persans
appellent cette contrée Giierm^ir, ou pays de la chaleur; et,