‹ Voyage en Sardaigne (volume 2)Chapitre 111 sur 193 · PAROISSES · texte numérisé non relu

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'. Dans le Sillets. — ’ Y compris la paroisse de Saa-Garino. — 1 Celles de San t-orenio et Santa- Vitloria d’Osilo. — 'San-Lconardo.

Séminaire» Irtdrotini.

Instruction du clergé tarde.

L’on entend par séminaire tridentin un- college pour les cleècs et les jeunes gens destinés à.l’êtat ecclésiastique. Ils tirent leur nom d’une décision du concile de Trente . qui a ordonné qu’un de ces séminaires fût établi dans chaque diocèse. Excepté ceux des deux principales villes dé l’île et du diocèse d’Oristano , les autres n’ont que des revenus médiocres. et n’offrent que peu de ressources pour l’instruction. Les universités de Cagliari et de Sassari donnent aux séminaires de ces deux villes un grand avantage sur les autres, d’où il ne sort guère que des ecclésiastiques de second ordre.

Inhabile à porter par moi-même un jugement sur l’instruction du clergé sarde en théologie , je dois m’en rapporter à l’opinion du public, et principalement des étrangers versés dans cette matière : or, elle est très favorable aux ecclésiastiques de l’île. Je me permettrai seulement d’exprimer le désir que d’autres objets d’instruction soient à l'avenir moins négligés dans le cours des études des séminaristes. Ceux-ci devant, pour la plupart, être disséminés dans les villages sur toute la surface de l’île , et réunir aux fonctions ecclésiastiques celles que le public ou le gouvernement leur confient, devant par conséquent siéger dans les assemblées communales, s’occuper des progrès et de l’encouragement de l’agriculture (1) , combattre des préjugés superstitieux ou des pratiques ridicules chez des campagnards ignorants, auxquels la plus simple explication des moindres phénomènes physiques suffit quelquefois pour dessiller les yeux, n’est-il pas de la plus haute importance qu’ils arrivent dans leurs cures assez instruits pour s’acquitter convenablement de cette partie do leur ministère ? •

(i) Voyez ci-après, ch. 7, art. Monts de secours.

CriAP. VI. — CLERGÉ.

Ceci est d’autant plus désirable que les curés sont presque les seules personnes qui , dans les villages , exercent une influence réelle sur l'opinion ; et comme une explication inexacte d’un phénomène ou d'un accident, ainsi qu'un mauvais raisonnement sur des mesures prescrites par le gouvernement, ou en matière d’économie 'publique ou d’agriculture, ontert Sardaigne une bien autre conséquence qu’ailleurs, à cause de la’ disposition des habitants à adopter aveuglément les idées et à répéter les arguments des hommes d’une condition supérieure à la "leur , et surtout des ecclésiastiques, il importe beaucoup , sous le double rapport de la morale et de la politique, que • l’éducation des jeunes ecclésiastiques destinés aux cures se perfectionne et embrasse même des notions qui , bien qu’étrangères au sacerdoce, n,e sont cependant pas incompatibles avec l’exercice de sps fonctions.

Quoiqu’en général un esprit vif et une intelligence, prompte rendent Jes Sardes propres à l’étude de certaines sciences, l’on remarque que ceux qui habitent le cap septentrional et les pays montueux du centre de l’île fréquentent davantage et avec plus de succès les universités et surtout les séminaires que ceux du cap.méridionàl. Ils se répandent ensuite dans toute l’île en qualité de vicaires ou de curés : aussi la plupart de ceux de la plaine du Campidano viennent de l’autre cap. Ce fait de la plus grande fréquentation des écoles ecclésiastiques par les montagnards , et surtout dè leur plus grande aptitude à étudier, est trop généralement reconnu dans l’île pour qite je m'attache à le prouver.

On compte en Sardaigne quatre-vingt-neuf communal!- cierge rfgulicr. tés ou couvents d’hommes , dont nous donnons ci-après l’énumération, selbn les différents ordres auxqucls-ils appartiennent.

J (Suit «s.

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