‹ Voyage en Sardaigne (volume 2)Chapitre 113 sur 193 · OI /II'. VI, — JÉSUITES · texte numérisé non relu

OI /II'. VI, — JÉSUITES

’sidérable , y compris la plupart des maisons et des, églises - dont ils étaient propriétaires dans les différentes villes.

Les frères des écoles pies, ou scolopes, qui se sont top- Scoiopw. jours occupés de l’instruction des enfants de la classe inférieure, sont assez bien doté* ; ils ont formé beaucoup de sujets capables.

Quant aux, autres moines, excepté les frères de l’prdre Auirc, de Saint-Jean-de-Dieu , qui sont chargés' du service des r'l'b’";u*' hôpitaux , ils se bornent à célébrer l’office divin dans leurs propres églises ; quelques uns se vouent à la prédication et vont dans les villages de l’intérieur prononcer des panégyriques ou des sermons de carême, qui leur sont payés exactement par les communes. Les religieux de l’ordre de Suint-François èt de Saint-Dominique fournissent les sujets les plus renommés.

Toutes ces communautés sont en général peu riches; tucheuc d» les hâtiments des eouvents sont chétifs, plusieurs sont totalcment dépourvus de bibliothèques, les autres n’en ont que de médiocres. . , .

Les couveuts de femmes ne se rencontrent que dans les do

villes et dans deux ou trois villages ou bourgs ; on confie généralement aux religieuses l’éducation de quelques de- * moiselles des premières classes de la société. C’est princi- . paiement parmi elles qu’elles se recrutent, r

Les capucines sont assez nombreuses et mènent une L«nr mode de vie très austère, dormant sur la dure et ne vivant en commun que d'aumônes. Les autres couvents ont en général de très modiques revenus : les religieuses vivent séparément de petites rentes , .ou des secours qu'elles reçoivent de leurs familles et d'autres personnes ; souvent on .leur envoie leur repas (1), de sorte que la réunion au réfec-

(ij La commuhauto fournit cependant la soupe, que chacune reçoit dans sa chambre. % .

328 LivHfc iv. — Administration.

* toire et la distribution uniforme des heures , qui , dans les couvents, forment une des principales bases de la discipline claustrale, ne sont point observées dans la plupart des monastères de femmes.

Le clmngement de. domination , opéré il y a plits d’un • siècle en Sardaigne , n'a pu encore influer sur la langue

< dont se servent la plupart des religieuse^. Les capucines ne parlent entre elles que le pur castillan , et les autres le catalan. Cependant l’usage de cette dernière langue commence à se perdre , et l’italien devient déjà assez familier. 11 ne s’agit pas ici de l’idiome national , dont elles font usage au parloir avec leurs parents.

Mt-rrs pieuïej, La ville d’Oristano doit à son digne archevêque, mentionné ci-dessus, l’établissement tout récent (1838) des mèrcs-pieuses ( madri-pie ), vouées à l’instruction publique et à l’éducation des jeunes filles.

Les sœurs hospitalières , si connues sur le continent pat les grands services qu’elles rendent aux malades, sont encore inconnues dans l’ile, quoiqu'elles soient établies depuis quelques années dans les hôpitaux militaires des provinces sardes du continent (1).

La dîme subsiste en Sardaigne dans toute sa vigueur -, elle sert à l’entretien des églises, et particulièrement à celui des ecclésiastiques. Le mode de la répartir et de la percevoir varie selon les localités, les usages des cantons et d’autres circonstances. En général , elle revient pour le ■tioins au dixième du produit brut, surtout pour les grains, le vin et le bétail ; pour d’autres denrées, elle excède même cette proportion , puisque dans le village de B.....-, qui

(i) A’ous ne donnons pas ici le tableau des couvents et congrégations de femmes, que nous ii 'avons -pas pu compléter faute de documents :,si Ces derniers nous arrivent en temps • convenable , nous repaierons notre omission involontaire en plaçant ce tableau ii hi fia de ce volume. .

Dit»

Page 1