‹ Voyage en Sardaigne (volume 2)Chapitre 14 sur 193 · JUGE · texte numérisé non relu

JUGE

On c>( doue loudé à conclure de- tout ceci que 1 ou n. ... fum.i

peut considérer les juges de Sardaigne (1) comme de vé- .'T!.,,,? aïT.'.'

ri tables vassaux , et qy’en dépit de leurs titres de rois , ils 1,1 1 < r"r‘

n 'étaient pas moins, tributaires des deux républiques réel- i

lement souveraines de l’ile.

D’un autre côté, l’on peut croire que cette charge

jouissait, dans cé temps , de beaucoup de considération , et qu’elle ne laissait pas d’étre très recherchée , puisque nous voyons l’empereur Frédéric ambitionner la main d'Adélasie pour son fils naturel Entius; et les Doria de Gênes, les "Visco nti de Pise, et surtout ceux de Milan , aspirer au titre de juge de Gallura , de Logudoro , etc.

Je pense que, la division de la Sardaigne en quatre ju- p0iii.™« ,i„k dicats était le fruit de la politique astucieuse des Pisans , d qui connaissaient bien cette fameuse maxime ‘.Divide eltnr> impera, maxime aussi peu honorable pour celui qui la met en pratique que pernicieuse à celui qui doit obéir; maxime , enfin , qui paraît avoir survécu assez long-temps au gouvernement de Pise.

Les Pisans, loin de négliger l’île, y exploitèrent des n.«,rioitèf«it mines, bâtirent des villages, et fortifièrent plusieurs villes, m,n“’ 01c' entre autres Cagliari, dont ils élevèrent le château Castro, cbiirau Ca«tn>. ce qui donna lieu à de vives altercations, et à une lettre de Benoîte de Massa au souverain pontife (2).

On trouve encore en Sardaigne plusieurs églises qui

ne fut publiée qu’à sa mort par M. Ciampi, dans un onvrage intitulé Nolitia délia vila letlcraria , e degli scriili numismatici dl Giorgio Viani. Firenze, 1817. M. Viani n’assigne pas une époque àJ’apparition de cette pièce, qui paraît appartenir au un* siècle. Voyez sur ce sujet la note très intéressante de Jl. le baron Manno , toc. cil., p. 4o5.

(i).Je rie parle pas de ceux qui, peut-être, ont existé avant la première invasion des Pisans, l’an idi5.

(1) Voyez Tsortci , Ann. Pifnni, p. 79.

40 UV. I. -- APERÇU HISTORIQUE.

. datent des premières années de cette domination , les unes détruites en partie , les autres assez bien conservées.

On peut cependant dire que la république de Pisc était déjà bien déchue de son ancienne splendeur lorsqu’elle parvint à posséder exclusivement la Sardaigne , de sorte que, lors même qu’elle l’aurait voulu, elle n’aurait pu relever ce pays, qui passa à la couronne d’Aragon sans voir améliorer son sort. . ..

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