‹ Voyage en Sardaigne (volume 2)Chapitre 141 sur 193 · CHAI*. IH. — SOUDE · texte numérisé non relu

CHAI*. IH. — SOUDE

faciles à transporter; et , par cé moyen , Ion conserverait * une ressource qui est prête à échapperai l’on s'obstrue, à suivre aveuglément la routine.

Les environs de Quartu et d’Orislano sont les lieux où l'on cultive le plus la soude. On la brûle ordinairement dans le champ même qui l’a produite, et l’on y joint les deux autres espèces de soude épineuse , la salsolà tragus et la sahola kali, qui croissent naturellement près des étangs salés et dans le voisinage de la mer.

Au commerce de la soude , les Sardes pourraient ajou- Poum*. 1er, celui des sels alkalins et surtout .celui de la potasse , que leur procurerait bien facilement la combustion des fougères -et des- arbustes dont leur sol est couvert on grande ' partie. J’ai toujours été surpris qu’à si peu de . •

distance de la France et des autres états européens qui reçoivent beaucoup de potasse , personne n’ait encore pensé .à e» fabriquer en Sardaigne, où certainement on pourrait l’obtenir à peu de frais. - #l

La combustion des végétaux dont il vient d’être question et la lixiviation de leurs cendres sont des opérations . trop aisées et trop peu dispendieuses pour que quelqu’un •ne Soit pas tenté d’introduièe dans l’île ce nouveau genre . d’industrie. On pourrait alors tirer un parti égalemcnl avantageux de cette énorme quantité de beâneheset même de troncs entiers, 'qui , tombés naturellement ou abattus par la main de l'homme, pourrissent sans profit dans les forêts du centré de J’île.

• fJn objet dont l’exploitation Commence à devenir d’une f.i.-gr certaine importance pour la Sardaiguc, et qui doit attirer l’attention du gouvernement et de* particuliers , c’est le, liège, dpnt l’ilc abonde', et qu’on commence à exploiter d’une manière régulière depuis quelques années. Le liège est de tous les produits celui qui. exige le moins de soin ; il n’en demande qu’à bèpôque dé U récolte,- et celle-ci

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