‹ Voyage en Sardaigne (volume 2)Chapitre 155 sur 193 · OUI · texte numérisé non relu

OUI

l’île depuis quelques années , a naturellement introduit dans ce pays la confection des bouchons ; on en fabrique maintenant à Nuoro, à Ozieri et à Tempio : cette industrie paraît devoir prendre un certain développement (1). nuornes. Les cuirs dont les campagnards font leurs chaussures «ont généralement tannés à Cagliari ou à Sassari avec des . feuilles de myrte : on a cependant établi dans ces deux •villes des tanneries-à l’instar de celles du continent, mais elles sont insuffisantes aux besoins de la population.

IN]jio(|uias. Il existe depuis peu d’années en Sardaigne de petites

oxploitationloujours croissante du liège, qui alieudans

> * (») f^nyez ce qui a'été dit ci-dcssus, p. 4a5.

CDAP. II. — MAROQt’INS.

maroquineries. Celle qui est établie à Sassari paraît assez florissante ; on peut en dire autant des fabriques de chapeaux de feutre et de bonnets de laine qui sont nouvellement introduites dans la capitale de l'île.

Les capucins et les paysans font le drap dont ils se vê- Drap, tissent; il y a aussi de petits ateliers dans quelques villages de l’intérieur. A ces exceptions près , tout le drap qui est employé à l’habillement des habitants de l’île vient du dehors : le royaume de Naples fournit annuellement à la Sardaigne pour plus d’un demi-million dedraps grossiers.

Le manque de manufactures de draps peut être attribué eu partie à la mauvaise qualité de la laine des moutons sardes (1). ,

La province d’Iglésias et les villages de Santu-Lussurgiu , de Cuglieri et de Tempio font un commerce assez actif en furesi , en tapis de laine , et en besaces (bertole).

Il est superflu d’entrer dans de plus amples détails sur l’industrie et même sur l’état des arts en Sardaigne; c’est pourquoi je termine ici ce chapitre. J’y joins un tableau succinct des exportations et des importations des dix dernières années, que je dois à l’obligeance de M. l’intendant général. ' .

Je préviens toutefois que je suis loin de considérer le résultat oflfert par les registres des douanes comme une donnée exacte pour connaître la richesse d’un pays ; car, les marchandises étant toujours importées en raison du nombre et des facultés des consommateurs , ceux-ci doivent avoir d’autres moyens de satisfaire à leurs besoins.

(i) Payez ce qui a étc dit, page 44a.

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