‹ Voyage en Sardaigne (volume 2)Chapitre 158 sur 193 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Ponts et Chaussés.

Les Sardes ,. qtîi , avant la fin du xvm* siècle , commen- Boum, çaient à sortir de l’état où les avait laissés le gouvernement espagnol , et à goûter les belles institutions que la maison de Savoie venait de créer chez eux , s’imposèrent volontairement , et selon toutes les formes voulues par les constitutions du pays, une contribution de 15,000 écus (72,000 fr.), pour l'établissement des routes dans l’île ; car le besoin s’en faisait vivement sentir. On créa une junte générale, composée. des trois premières voix des stamenti et de plusieurs fonctionnaires publics, et présidée par le vice-roi , pour veiller à l’administration des fonds; lçur emploi fut placé sous la surveillance d’un censeur général.

Les premières années se passèrent en discussions sur le mode d’exécution ; enfin, il fut décidé qu’il y aurait deux routes principales , l’une de l’est , l’autre de l’ouest , d’après la direction que chacune devait suivre en partant de Cagliari, pour se rejoindre à Sassari , après avoir pour ainsi dire formé une ceinture autour de l’île.

On ingénieur piémontais fut chargé en 1780 de rédiger Travaux «unies détails du projet et d’en diriger l’exécution. Quelques mcn“*'n‘78a ouvrages furent commencés du côté d’Oristano ; mais les troubles qui survinrent en 1793‘fircnt suspendre les travaux, et les fonds réunis dans la caisse particulière des ponts et chaussées reçurent une autre destination.

A l’époque du séjour de la cour en Sardaigne , l’on ne B<-prU«n i8«o.

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