L1VKB VJ. — INDUSTRIE ET COMMERCE
teaux a 'vapeur, qui sont très bohs et très bien servis (t)', n’ont lieu que chaque quinze jours -, il faut espéçer qu’on nes’cn tiendra pas là, et- que lorsque l'état financier de l’île. pourra le permettre les voyages auront lieu tous les huit jours pour le moins (2). La Corse reçoit ses lettres du continent deux fois par semaine. , 1,.-
s . Si les lettres arrivent à Pofto-Torres trop tard pour être consignées à la diltgenee , qui elle-même ne peut ni retarder ni ajourner son départ de Sassari , on.se sert pour les transporter à Cagliari d'un homme de la compagnie, à cheval dite des trente-el-un , qui avait jadis été instituée pour le service dè la poste du continent avant f’ptablissement des routes et dé l'arrivage périodique des bateaux à vapeur. Celte compagnie.'est formée de trenle-et-un individus que ce service exempte des cprvées personnelles et autres auxquelles la classe inférieure est asspjettie. Chacuh dV;ux a un numéro qui répond à un jourdu mois; il faut qu’il parte à l’instant , lorsque lé quantième de l’arrivée dé la poste coïncide àvec son numéro'. Une chose digne de remarque, c’est’Ia vélocité avec laquelle ces hommes font le trajet de l’île ; souvent ils parcourent en deux jours la distance de cinquante-trois lieues qui sépare Porto- Torres de Cagliari. Ils ne changent pas de cheval en route, (|Uoique l’animal soit ordinairement chargé d'un poids de 84 kilogrammes, sans compter le conducteur: celui-ci se fait porter pendant les trois quarts de la journée ; il aie . met pied à terre que dans les montagnes.
(i) Ce sont des bâtiments dç l’état, commandés par des officiers expérimentée. . * • •
(a) On prétend, peut-être à tort, eh Sardaigne, que les commerçants génois ont intérêt à ce qne les communications avec l’ile «oient moins fréquentes, pqur conserver, sur ce pays l’empire commercial qo’ils exercent réellement: ...
■. CiOkP. lu., ’-r- GOELETTES. * *73
Indépendamment des deux bateaux à vapeur, le service fié la poste se- fait encore à des époques fixes et intermédiaires , entre les départs des bâtiments à vapeur, par des goélettes qui continuent comme auparavant leur trajet de Gênes à Porto-Torres ) mais on ne profite guère de ces occasions , dont l’arrivée est toujours incertaine : elles hp sont utiles qu’au transport des militaires isolés.