‹ Voyage en Sardaigne (volume 2)Chapitre 163 sur 193 · LIVRE VI. — INDUSTRIE ET COMMERCE · texte numérisé non relu

LIVRE VI. — INDUSTRIE ET COMMERCE

aux universités du continent ot sont actueHemeûl des »r- * chitectes ou des ingénieurs parfaits , qui offrent pour le , service de la Sardaigne le grand avantage (Fy être accli-

matés : ce fait prouve qu’il suffit de mettre la science eu contact avec riiocnme pour qft-’il en saisisse les éléments, et’qu’un peuple , distingué par sa vivtret brillante im^gination , peut aussi s’adonner avec fruit à l’étude dns srien- . ces rationnelles. • ■ . '

Poste AUX La poste aux lettres fopnc , dans tous les états de l’Europe , une branche dü revenu publié--, en Sardaigne , c’est •» le contraire , car elle coûte plus qu'elle ne rend ; elle doit donc être rangée simplement parmi les établissements d’utilité publique. »

Elle fut fondée dansTile, en 1739, surlcs remontrances • du stamenta militaire. Ce sorvice est placé sous la direc- • lion ale l’intendant général des finances. Il y a un directeur général des postes à Cagjiari et un autre à Sassari ; ils sont indépendants l’un de loutre , et seuls chargés de verser au trésor le produit de la taxe des lettres qui viennent du continent ou qui y vont. Celles de l’intérieur de File y circulent gratis , , et it)n use amplement de cet avantage. \ t

* Lettre, «te Ouoioue la route royale soit ,• comme nous l’avons déjà

I* intérieur. • >. G1 . . j *. j. , .

dit ci-dessus , ouverte depuis dix années, le service regu- ’ lier de-la yioste aux leltres passant pdr cette. roiltc né date que de 1837. EHe part deux fois par semaine et dans la même journée de Cagliari et de Sassari (l), par le moyen.

(i) Cette entreprise est confiée à M. Salvan aîné. Français d’origine, qui s’est donné beaucoup de soins à cet égard : les voitures actuelles, quoique petites, à causé de la |>etitesSe des chevaux ' sardes, sont bonnes , propres et commodes ; elles contiennent' neuf |>ersonnes. j ' • .1

ÇUAP. Ut.- —

POSTS MX LETTRES.

d’une diligence périodique qui parcourt la iou(o royale et qui fait le trajet en trente-six heures. Des employés anx postes, établis dans les villages qui se trouvent snr cette ligne , sont chargés de recevoir les paquets qui viennent des bureaux latéraux , .et d’y diriger ceux qui leur sont destinés. Il paraît que ce système doit avoir quelque amélioration , et que la diligence devant bientôt faire trois voyages par semaine au lieu.de deux , elle' se chargera également des lettres adressées, en plusieurs localités de

* ru ; ■ ‘

I de.

• • Les lettres du dehors arrivent dans l’ile par le moyen de deux bateaux à vapeur destinés aux .voyages de Sardaigne , et qui partent de Géneset sa dirigent tantôt sur Porto- , Tories, tantôt sur Gagliaii. Pour le, voyage de Gènes à Porto-Torres , qui se fait plus fréquemment que l’autre , la durée ordinaire du trajet est de vingt heures; Jes lettres sont immédiatement dirigées sur Sassàri , et do là expédiées à Cagliari et dans toute Pile : le trajet de Gènes à Gagliari est ordinairement de trente-huit heures. Les arrivages de Porto-Torres ont de graves inconvénients : 1°. -à cause des -difficulté? que présente la mer du canal de Corse, si on vient .par la route orientale, et par les gros temps que le golfe de Lyon cause sur la route opposée ; 2°. par

. la petitesse et le peu de sûreté du port dans son étal actuel; .cependant, on ne peut nier que ces inconvénients ne soient balancés par l’avantage de diminuer de moitié le voyage de rper> d’utiliser la. route royale en faveur de toits les insulaires, et de ne pas' forcer les personnes qui habitent la Sardaigne septentrionale à se rendre à Cagliari pour faire le voyage du continent.

Les travaux qu’on , exécute aujourd’hui dans le port de Porto-Torres semblent annoncer que le gouvernement a su apprécier l’avantage d’y aborder plus souvent qu’à Cagliari. Punir le moment actuel , les voyages d« ces ha-

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