I .lit es cil Corse. . . % . », ii
en. déterminèrent astronomiquement la latitude à 43". 00'-.34",40, etla longitude à 7*.02'. 33", 60 : celle-ci, selon une correction récente (1), fut fixée'à 7*.3'.2",60 de Paris. L'azimut de la jryramide élevée sur la pointe de la Torricella, mesurée du sud à l’ouest sur l'horizon de la tour do Tolara , résulta de 3°. 13'. 34". - .
. • * Les mêmes ingénieurs ayant également érigé un ob-
servatoire sur la tour de la poudrière de Bonifacio, ils en déterminèrent la latitude#.par le moyen de trente-six haU*leurs méridiennes d’étoiles passant au sud et au nord du , zénith, et ils la fixèrent à 4l°.23\l2“,70. L'azimut du signal d'Ovace, stir l'horizon de ladite tour, fut fixé à 16*. I.V.52",40, en comptant du nord à l’ouest, t . nr Potir mieux nous assurer jusqu’à quel point les résul-
vrrtlîcalion. . . . . . . •
• w lais astronomiques cadraient avec, les fteodésiqucs , nous 1 avons soumis à un nouveau calcul toute la longue sérié des positions géographiques- de la Corse, à partir de Tolara jusqu’à Bonifacio, et nous eûmes la satisfaction de j réconnaître 1°, que la latitude de la tour de la poudrière dellonifacio, déterminée par des moyens astronomiques, et fixée à 4l?,23'.12*,70, était parfaitement d’aecord avec celle obtenue par les opérations géodésiqücsqui donnèrent 41°. 23'. 13"; 2°. que l’azimut du signal d'Ovace, obtenu par des observations, et fixé à 16°.15'.52",40, ne différait que de 15", Cl de celui obtenu par le calcul : ce dernierfut corrigé de la convergence des méridiens pour être réduit à la condition d'azimut vrai.
Pour ôter toute espèce de doute sur la détermination «le longitude du signal de la lourde Tolara, nous cherchûmes- les- moyens de la comparer avec celle de Monlc-
(t) A oyez, la table des positions géographiques , par M. Daussv. Connaissance des temps . année i836 , p. tq8.
POSITION ilE MONTE -CINTO.
Cintu (également en Corse), dont la position lui dircclement relevée des monts Sauvette et Cheiran, .points de la grande triangulation de la France. M. Puissant (I) lui fixe pour latitude 47*, 0880 = à 42°.22'.45",12 , et pour longitude 7*,3436=s6°.36'.33",26E. de Paris. C'est pourquoi, ayant eu de nouveau recours à l’extrême obligeance dudit savant académicien , nous eûmes en 1837, du dépôt de la guerre, le réseau de triangles qui unit Montc-Cintu à la tour de Tolara.
Le calcul que nous refîmes de cette chaîne latérale de triangles nous donna pour résultat géodésique :
Latitude, 42". 22'. 49", 54 ,
Longitude, 6°. 36'. 35", 86 E. de Paris.
Nous eûmes par conséquent une différence de 4", 42 en nnuiiat. latitude , £t de 2", 60 en longitude de la position déduite des monts Sauvette et Cheiron , différences comprises dans les limites au-dessus desquelles nous ne pouvions espérer d'arriver.
Ces résultats nous mirent à même de faire dériver les calculs de nos positions de celles de la Corse indiquées ci-dessus,, en nous. réunissant à elles par une chaîne de triangles , comme il sera dit ci-après. On voit par là que lcâ travaux géôdésiques de la Sardaigne ne doivent pas rester isolés au centre de la Méditerranée , mais qu’on peut les envisager comme faisant corps avec la grande triangulatiou européenne, à laquelle ils se lient par le moyen de . la Corse : et qui sait s’ils ne pourront pas à leur tour servir d’anneau pour rattacher cette même triangulation européenne aux possessions françaises en Afrique ?
Pour réunir notre triangulation de la Sardaigne à celle RAanUmati* de la Corse , nous choisîmes des points communs et des la siniaigi» k
celle de b Corse.
(i) Connaissance (les temps pour l année i8Î3, p. ij.
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Mctuira «les bain.
l’ctthcJ.
486 OPÉRATIONS OÉODÉSIQUES.
côtés de vérification , comme par exemple ceux de Bonifacio — Torre di S.-Bcparata, Trinità — Torre di S.-Reparala, Roccapina — Asinara, Torre di S.-Manza — Tejalonc (île de Caprera) (l);'nous eûmes soin cependant de faire dépendre les calculs de nos triangles de nos seules bases mesurées en Sardaigne , et nous Rempruntantes à la Corse que ses seules positions . Ayant eu du gouvernement français l’autorisation de faire en cette dernière île des’ opérations gëodésiques, je travaillai pendant l’été de l’année 1836, sur les quatre stations qui regardent la Sardaigne, c’est-à-dire Torre di Roccapina, Torre di S.-Manza, Torre di BoniJ'acio (la poudrière) , et le signal de la Trinità. Je dois dire ici que , grâce aux bons offices de S. E. l’ambassadeur de France à la cour de Turin , je fus accueilli partout avec la |dus grande bienveillance, et que j’obtins toutes les facilités possibles pour vaquer à mes opérations.
Pour la mesure des deux bases , dont il sera question ciaprès, nous nôus servîmes des trois mêmes perches qui furent employées par la commission austro-sarde à la mesure de la base du Valentin, et qui furent décrites et figurées avec détail dans le tome II, page 361 , de l’ouvrage intitulé : Opérations geodésiques et astronomiques pour la mesure d'un are parallèle moyen , etc., etc. Ces mêmes perches , avec leurs six chevalets , avaient servi depuis (en 1824 ) , pour la mesure d’une base le long du Var, à MM. Albert, actuellement major au corps royal d’état-major général piémontai», et à M. Coiffin, alors ingénieur géographe français , tous deux membres de la commission gallo-sarde des confins.
L’académie royale des sciences de Turin, à laquelle ces perches appartiennent, voulut bien les mettre à ma
(t) Tnjrez la’ PI. de la triangulation de la Sardaigne, jointe à l’atlas de ce volume!
< . . l’Klicuts. ’ . *87
disposition ; ju les fis transporter en Sardaigne, pu , après une vérification exacte de leur condition , nous étant assurés qu'elles avaient souffert d'un séjour de dix années dans les magasins de l’académie, nous lûmes forcés de les restaurer en partie. . • .
Il est superflu d’entrer ici en de minutieux détails sur Lcuc emploi, l’emploi de ces , trois perches dans la mesure de n.os hases,
.puisque ces opérations et les précautions qu’elles exigent sont indiquées par la science ; nous nous y conformâmes avec la plus scrupuleuse attention. 11 suffira de dire que nous nouS'Servimes pour {'étalonnage de nos perches d’un uni rc étalon. mètre indiqué sur deux boutons d’argent, enchâssés dans une barre de fer', et sur lesquels j’établis les deux points extrêmes de cette mesure d’après Y étalon prototype conservé à l'académie des sciences de Turin , en présence de deux de mes confrères et du mécanicien de l'observatoire, ayant eu soin de laisser pendant un assez long intervalle de temps les deux barres en contact l’une de l’autre pour les porter toutes les deux à la même température. Le mètre étalon de Turin ayant été déterminé à 0° de température, nous dûmes également rapporter le nôtre à la même condition, en nous servant pour la dilatation du fer, à chaque degré de Réaumur, des calculs de Borda , c’est-à-dire en la portant à 0", 00001445 de dilatation, ainsi que le pratiquèrent MM. Plana et Carlini dans les opérations citées ci-dessus.
Pour rapporter la mesure de notre mètre étalon sur les perches, nous nous servîmes d’un compas à verge, avec rosette et vis micrométrique, dont la révolution divisée en 25 parties donnait une longueur de 0”, 00056397.
Les trois perches réunies, et tenues toujours dans une • Emploi position horizontale par le moyen deS niveaux à bulle twcl,CTd'air, et dans une direction constante sur une ligne jalonnée, par le moyen d’une lunette à fil vertical , consti-