‹ Voyage en Sardaigne (volume 2)Chapitre 41 sur 193 · partie de roches schisteuses et granitiques; on Voit près · texte numérisé non relu

partie de roches schisteuses et granitiques; on Voit près

(i ) L'élévation rapide du Limbara, observée de la partie intérieure de nie, et comparée à Celle qui a lieu progressivement pour le Gennargentu , a fait croire dans le pays que les hauteurs de ces deux groupes de monts étaient entre elles dans une proportion tout-àfait inverse de celle qui a été démontrée depuis par mes observations barométriques et géodésiques : il "arrive ep petit au mont Limbara ce qui a lieu pour les Alpes relativement aux Andes et à l’Himalaia, c’est-à-dire que les Alpes frappent bien plus les regards et paraissent proportionnellement plus hautes, parce que leur élévation est beaucoup moins graduelle que celle des deux,' grandes masses de l’Amérique et de l’Asie, dont la base est infiniment pins étendue que celle des Alpes. Les anciens ont cru que les monts Limbara, appelés alors IrisaiU montes, étaient cause de L'insalubrité delà Sardaigne, parce que,, disaient-ils, ils privaient l’ile de l’influence du vent du nord, f'ojret ci-après Vent du nord.

{a) 1339 mètres. .

102 LlVllK II. — DÉSCniPTION HHYSiyüK.

de sa cime, et au-dessus du village de Bono, un très ancien couvent de la règle de saifit François , qui avait jadis une grande réputation dans le pays. La seconde se trouve au sud-ouest de la ville d'Oristano -, sa cime la plus élevée se , nomme monte Linas : on y jouit , par les temps clairs , de la vue la plus belle et la plus variée (1). Ce groupe constitue une espèce de chaîne à laquelle se rattache un autre groupe plus méridional, dont la pointe Severa,de 983 mètres, forme le point culminant. Toutes ces montagnes sont en grande partie schisteuses et granitiques.

Une autre montagne remarquable est le monte Ferro ou Verro, dont la pointe, dite monte Urticu, a 1049 mètres de hauteur : cette montagne t par sa forme et par sa ' nature, a une grande analogie avec celle qui près de Rome sépare Velletri d'Albano; elle est exclusivement volcanique; lé village de Santu-Lussurgiu, qui se trouve sur son versant oriental, est bâti dans un grand cratère, et celui de Cuglicri, sur son flanc N-O, paraît avoir un gisement analogue-, le cratère de Santu-Lussurgiu est cependant mieux caractérisé.

On voit encore une montagne volcanique entre la ville d’Oristano et le Village d’Ales : cette montagne est connuo dans le pays sous le nom de monte Arci. La pointe, dité Trcbina Latia, élevée de 838 mètres, -est un des trois ■ pitons basaltiques qui forment la trebina ( le trépied ) , et qui couronnent cette singulière montagne., formée par de grandes coulées étagées et presque horizontales.

•-(i) Dans une de messtations sur cette cime, il m’est arrivé de voir simultanément nn bâtiment paraître à la-tour dei Cavoli,près du cap de Corbonara , et un autre à l’ancre dans le Porto- Conte-d’Alghero , tandis que d’un côté se déroulait à mes pieds la Vaste plaiue du Campidano, de Cagliari à Oristano, et de l’autre, les îles de San-Pietro et de Saut-Antioco.

rif.vp. t/—r montaçnes. ion

LcS autres montagnes les plus remarquables de la Sardaigne sont le monte Sanio de Baorrei, vers la côte orientale : il est exclusivement. calcaire , ainsi que le Mont- Alvo de Siniscola ; le monte Lerno de Pattada , et le monte Nieddu, vers la côte orientale : ce» deux montagnes sopt granitiques , ainsi que les Set te Fratclli, près de Cagliari , et la Serra de Mare de Tertenia-, enfin, on peut compter le monte d’Oglia d’AIghero, et les montagnes du Capo délia Caccia et de là Nurra.

Les plateaux dignes de fixer l'attention par leur étendue pUmmi. et leur élévation sont : 1°. le grand plateau granitique de .Buddusô, où le Tirse prend sa source; 2®. ceux bien remarquables de Montc-Cardiga , dé Silius , de l’Arcidano et de Sadali : ils sont presque tous calcaires; 3®. ceux de la Giara di Genone , de Padru Mannu , du Monle- Arci, etc., qui sont’ volcaniques; enfin le Sasu et le Sassittu , et autres plateaux sur la route de Bosa à Alghcro, qui appartiennent aux terrains de trachyte.

Le terrain tertiaire n’atteint guère en Sardaigne une élévation au-dessus de 200 à 400 mètres; et comme cette formation est assez abondante dans la partie centrale , au pied des hautes montagnes, il en résulte une suite de collines et de plateaux qui se rencontrent principalement lè long de la grande route de Cagliari à Sassari : ces deux villes sont bâties sur un pareil terrain, qui s’élève à 470 mètres à Mandas , à Isili , à Osilo et en quelques autres lieux. Mais en général il ne dépasse guère la moitié de cette élévation: il forme alors «ne longue suite de petites collines. . .■’). *

Malgré cette quantité de montagnes , la Sardaigne a , euiac. dans son intérieur et sur scs rotes, -des plaines assez grandes. La plus considérable, connue sous Je nom de Campidano, et renommée par son étendue et sa fertilité, commence préfs de Cagliari ; plie n'est d'abord qu’un simple

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vallon, qui, en s’élargissant, se dirige d’un côté vers le sud-ouest jusqu’au golfe d’Oristano.

Il est très probable que ce riche pays est cèlbi dont parle Diodore de Sicile , lorsqu’il dit qu’Iolas fit voile vers la Sardaigne , et qu'ayant vaincu les indigènes, il partagea par la voie du sort la plus belle et la plus fertile région de l'ile, qui conservait euepre le nom de son fondateur. Quoique le Campidano soit une des parties les plus cul- * ' tivées du royaume , et abonde surtout en productions cé-

réales et en vins , il est loin d’atteindre le degré de culture dont il est susceptible, et auquel il fut probablement porté autrefois.

Autre» plains. Le* autres plaines de l’ile sont : celle de la Nurra, au

«s plateau». (jeg montagnes de ce nom ; elle s’étend depuis Algbero

jusqu’à Porto-Torres; le Campo-d’Oziefi, qui est compris entre les monts de Ploaghe, du Limbara et dX)zieri; enfin , plusieurs autres plateaux oü petites plainos, telles que les Campi de S. Anna , Lazaro , Mela^ Giavesu ; les rivages de Tortôli, de Muravera, dePalmas la vallée du Tirse , etc., etc. .T

On peut encore considère* comme1 plaine le Campidano de Quartu; mais on ne saurait donner ce nom au riche Trcjeota. territoire de la Trejenta, composé d’unie' suite de petits valions et de monticules, la plupart de formation calcaire et argileuse, dont la fertilité correspond à sa renommée.

La Sardaigne est environnée de plusieurs petites îles qui en sont séparées par des bras de mer étroits, et qui ont aussi leurs chaînes particulières. Les principales de ces îles sont : celles de l’A$inara , tfe Sant-Antioco et de San- Pietro , puis celles de la Caprera , de la Madalena , de San-Slefano et de Tavolara , qui sont de moindre imt.toIh», portance (1). Cette dernière n’est qu'un bloc immense de

llr« environnailei.

(i) Vnytz,,- pour leur circonférence., pSsgegy.

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