K* MILLES GROG CARR
De nie principale
De S.-Anlioco ......
De S.-Pletro
De l’Asinara..
! De la Madalcna
O.iOOO
j De la Caprera.
De Tavolara
De Mol ara '
De 1 isola Piana (Asinara).
Des autres Ilots réunis. . . .
Total des Iles adjacentes.
Total ciséiai
Sa situation Située au midi de la Corse , dont elle suit la direction rocrcc um du nord au Sud , et dont elle ne fut probablement séparée qu’à une époque assez récente (1) , la SardAigUe est une des ilefe de la Méditerranée dont la situation est le plus, favorable pour les relations commerciales ; elle peut ser- ’ vjr d’entrepôt aux différents pays dont la partie occidentale de cette mer baigne les côtes. En effet» l’Italie, la' • Sicile, la Barbarie (2), l’Espagne et la France, peuvent
(j) Il est ici question des époques que fait connaître la géologie, (a) Qui sait si un jour, par suite des progrès que fait depuisquelque temps l’Egypte moderne, le commerce des Indes orientales ne prendra pas la route de la mer Rouge et de Sue* ? La Sardaigue . alors ne pourrait-elle pas devenir la plusj>elle et la plus commode
’ ' . CHAi>. I. — SITUATION GKOGIIAPHIQCK. 99
être considérées comme autant de points placés à l’extré- , mité de différents rayons à pou près égaux , tirés vers une circonférence dont cette île serait le centre.
Aux avantages d’une pareille position, la Sardaigne Goir» « pon.. joint celui d’avoir des côte? déflbupées par un grand nombre de baies et de golfes, presque tous à l’abri des vents du Nord. Parmi les principaux golfes figure celui de Cagliari, qui, indépendamment de son étendue et de sa sûreté,, se trouve placé sur la route de presque tous les vaisseaux qui , du Levant, vont dans l’ouest et dans le nord de la Méditerranée.
Les ports de Palmas, de Porto-Conte et de Terra- ’ nova , quoique moins considérables que le golfe de Cagliari, sont cependant remarquables; on peut citer encore ceux d’Alghero, de Porto-Torres et de Tortoli, qui sont très utiles au commerce particulier de File. •
Il n’existe pas, à proprement parler, en Sardaigne une Couj aw g«véritable chaîne de montagnes: on ne saurait donner ce «gurationSuur. nom à l'arête centrale de l’ile, qui oflpe, il est vrai , dans ”"** • • son ensemble un relief de terrain assez élevé , mais ce terrain élevé étant interrompu à plusieurs reprises par de profondes coupures .transversales, par de grands plateaux,
*et même par de larges plaines Basses et étendues , ne saurait constituer ce qu’on nomme proprement une chaîne.
.La cause en doit être attribuée aux perturbations qu’a dû essuyer cette, île , perturbations indiquées d’ailleurs par la grande masse de roches d’éruption qui "composent qne partie du soF de la Sardaigne : aussi. y rencontee-t-oo fréquemment de grandes nappes trachytiques ou basal-
échelle du commerce de ja Méditerranée? ( Celle noie appartient à la première édition de 1816, et par conséquent avant l'émancipation de la Grèce et. les conquêtes des Français en Afrique. ) Fnfei ce qui a étç dit page 8g, note i”. • -
Ban: \ * *
«efc *
‘^raA.Goosie
irJ
' -ârëiL • . <. . -5
tiques, et de longues traînées de laves, qui donnent au figuré de ce pays un aspect tout particulier.
Direction. Malgré le désordre apparent que présente au premier irocci au re- abord la carte qui accompagne ce volume, il sera facile de remarquer une espèce d’accord dans l’allure de plusieurs groupes de montagnes, mais cet accord n’est pas uniforme dans toute l’île: dans la partie septentrionale, la direction est du nord-èst au sud-ouest, ou à peu près; dans la partie sud, elle est absolument inverse, c’est-à-dire elle va environ du nord-ouest au sud-est; une troisième direction paraît suivre à peu près la ligne nord-sud. Nous nous Réservons d’entrer dans de plùs amples détails au sujet décès trois directions bien distinctes, lorèque nous nous occuperons de la description géologique de la Sardaigne. Npus ferons observer toutefois que celle nord-est sud-ouest se rencontre également dans l’île de Corse , où die a déjà été observée par les géologues;, la seconde pourrait Se rattacher à la Sicile, du moins à sa côte occidentale; la troisième eiiGn serait due à une cause qui aurait imprimé à l’île la forme qu’elle a actuellement.
•jau» Le grpupe de monts le plus élevé de l’îleet le plus cen- • tral , sous le rapport de la latitude , est celui qu’on nomme le Gennargentu (janua argenti).Il est divisé en deux parties à peu près égales par le quarantième degré de latitude, qui passe entre ses^deux pointes culminantes : ces pointes, dites pointes Jîruncu de Spina et Su Sciuscip (4 ), sont , selon l'expression dea pâtres du pays, les premières eoiorées par les rayons de l’astre du jour. Les roches schisteuses ionnent la plus grande partie de ce groupe. La pointe la plus élevée après la cime du Gennargentu est
Vciïu
groupe*
Ligues
• CO D’après mes observations barométriques, on peut assigner à lu première 1917-72, -et à la secoude 1864-70, Poyei le tableau des liautebrs à la Gn de ce'volumc.
iiimpi «uii ij-.ip* 1.1*11
.V ' • ■ $jjj&
CIIAIV I.' — MONTAGNES. lOf
eolle d'une haute montilgnto calcaire qui domine à l'est le village d’Olicna : elle atteint 1338 mètres au-dessus du niveau de la mer. Malgré cela, comme cette montagne fait en quelque sorte partie du Gennargentu , avee lequel elle va pour ainsi dire se lier, nôus conserverons la seconde place dans la série au groupe Suivant.
Celui-ci est connu dans le pays sous le nom de monte Limbara-, ses cimes les plus élevées arrivent à 1 320 mètres environ. On peut considérer cet ensemble presque isolé de montagnes comme formant un massif entièrement granitique, dont la pente est très abrupte vers le sud (1), tandis que vers le nord on le voit descendre graduellement par des contre-forts successifs jusque dans la mer de Corse, où il se perd.
Viennent ensuite deux masses de montagnes assez éloi- gnées l’une de l’autre , mais dont la hauteur est égale (2).
La première porte le nom “de monte di Gocceano et de monte Razu1: cette montagne est composée en grande