FROIDES ACIDULES LÉGÈRE- MENT FERRUGINEUSES
i°. codrukgiawcs-s. • Marti ho.
1®. Gaz acide carbonique.
, a*. Hydrogène sulfuré.
'3°. Azote.
Oxygène.
°. Chaux carbonatée.
\ 6°. Soude carbonatée.
7°. Magnésie carbonatée.
8». ftr carbooaté. * - ■“* 9®. Soude sulfatée. , * *
u>®. Soude carbonatée. .. *
1 1®.'. Silex. '
iaq. Matières végéta -animales (t).
En supposant même que la plupart des propriétés de ces eaux fussent déjà bien connues par les médecins sardes ,
. (i) A l’analyse de M. Cantu, faite il .y a plusieurs années, nous ajouterons celle de cette même eau de San-Martino publiée en iS35 par M . Je professeur Sachero , et due à feu M. Mojon, de Gênes.
Elle contiendrait, selon la nouvelle analyse, de l’acide carbonique en dissolution pour le tiers de son volume, et sur i,ooo parties *de son poids: ' •
I*. D’bydrocblorate de soude. ... . 000,47
, j». De sulfate de magnésie.. .. .. 000,11
3°. De carbonate de chanx.. 000,08
4". D’eau.. 1 .V:\ ............ . 999, *5
Le résidu séché , qui se trouve au fond de la source , donne sur 100 parties : . • • .
I*. De carbonate de chaux. ........... ." '0,36
1°. De peroxyde de fer. .* , 0,i4
3".' De carbonate dé fer ...... ' 0,77
4”. De carbonate de magnésie.. 0,16
( f* oyez. Sachero , Cas 1.0 GiaciSto, Del? intempérie di SartUgna , e delle febbri périodicité perniciosi , février i853, page 148 )•
• CHAI». II.' — BAUX MINKKAI.KS. lit
leur usage a été jusqu’à présent très difficile , par le défaut d’habitations aux endroits où sont les sources.
Au mois de juin 1 822 , étant allé en Sardaigne pour b seconde fois, je visitai les sources de Sardara et de Bene- \
tutti. Le nombre des malades arrivés à ces dernières s ’éle- ‘ *
vait à peu près à cent cinquante. Comme ils ne pouvaient tous être à l’abri sous le toit d’une petite église située dans ce lieu et sous celui d’une maison voisine , la plupart cou- J chaicnt en plein air ou sous de misérables cabanes dç branchages.
C’était dans ces demeures incommodes qu’ils restaient en sortant de ces cuves naturelles, dont la chaleur s’élève jusqu’à Irente-deUx degrés. Ils partaient souvent des eaux non seulement sans être guéris de la maladie qui les avait amenés, mais ils en rapportaient un surcroît de maux causés par l’excessive chaleur des jours et par la fraîcheur des nuits, dont lc6 huttes de feuillage ne pouvaient les garantir. .
La Providence semble avoir suppléé à l’imprévoyance des insulaires en faisant naître auprès du plus grand et du • •
plus fréquenté de ces bassins un magnifique figuier dont le feuillage préserve les baigneurs des ardeurs du soleil (1).
Les auteurs anciens ont souvent parlé des eaux defon- Fwiimivtaines minérales de la Sardaigne , en ont vanté les pnv priétés merveilleuses et leur en ont même attribué de fa- . huleuses. Solin en cite deux,. dont une avait, dit-il , la propriété de faire découvrir' les voleurs et les parjures.
Les accusés devaient bassiner leurs yeûx’ avec l’eau de
(i) Un ingénieur a cté expédié en 1 838 sur les lieux pour faire le projet d’un établissement que le gouvernement se propose d’y faire construire : puisse-t-il avoir meilleure vogue que celui <de San- Martiuo ! . - ' > 'v-‘
Source-,
douce.
112 LIVRE II. — DESCRIPTION PHYSIQUE, çctte fontaine : s’ils étaient innocents, il ne leur arrivait rien de fâcheux; dans le cas contraire, ils étaient sur-lechamp frappés de cécité.
d’au Les sources d’eau douce sont assez fréquentes dans les | montagnes et dans la partie septentrionale de l'ile; mais | dans les plaines, et notamment dans la partie méridionale, il est rare d’en rencontrer qui soit potable et totalement exempte de goût saumâtre. ' ,
En été, la plupart de ces sources tarissent ou bien se corrompent; c’est pourquoi dans les villes, et surtout à Cagliari , on a recours à l’eau de citerne, dont la qualité varie selon la nature et la construction des réservoirs , et suivant le degré de propreté des toits des maisons d’où l’eau de pluie coule dans les citerrtes.
Voici quelques analyses de ces earx , que je dois au pro- ' fesseur sarde Salomon, chimiste habile, élève de M. Cantu. Ces analyses sont parfaitement d’accQrd avec quelques • observations que j’avais faites antérieurement. Ces sources i appartiennent à des terrains calcaires tertiaires.
Analyse des eaux de fontaine des terrains de Cagliari,
par M. Salomon, professeur de chimie en cette ville.
Chaux muriatée... 1,00 gr. ’
Magnésie muriatée.. r ,8 7 Magnésie sulfatée s , 0,62