‹ Voyage en Sardaigne (volume 2)Chapitre 5 sur 193 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Temps fabuleux.. .

Lps auteurs grecs qui parlent dè la Sardaigne disent que premic„ p*,. son premier nom fut celui d 'Jchnusa. Il lui aurait été donné par des navigateurs que des intérêts de commerce conduisirent en cette île ; mais oe nom désignant la forme du pied humain (1) , on doit supposer qûe ces trafiquants grecs commerçaient avec cette île à une époque où elle

(1) Pausasias, in Phocis, lib. x, cap. 17; Sa. Ital Ve bello punico , lib'. 111, v. 881., .

Inde lehnusa prius Croîs rnemorata colonis .

LIVRE I. — APERÇU HISTORIQUE, vivait déjà été bien explorée, puisqu’on en connaissait assez exactement la forme : elle devait donc avoir un autre nom auparavant.

Pausanias et Silius Italicus donnent à ces navigateurs uno origine grecque ; des savants modernes (1) pensent que c’étaient des Pélasges venus de la côje d’F.trurie : ils ont cru pouvoir reporter l’époque de leur arrivée eu Sardaigne à une génération après leur établissement final en ejüi.r. j.-c. Italie, c’est-à-dire vers l’an 1451 avant J.-C. L'opinion de ces savants est appqyée par Strabon , qui parle aussi des Tyrrhéniens établis en Sardaigne (2) à l’arrivée de la colo- • nie d'Iolas. Il ne paraît pas , cependant , que ces navigateurs aient formé des côlonies bien considérables , ni bâti aucune ville’à l’époque de leur arrivée.

Colonie «le Sar- Le nom d'Ichnusa fut bientôt , remplacé par celui que l'ile conserva depuis , et qui paraît lui avoir été donné par une colonie de Libyens, sous la oonduité .du fameux Sardus (3), fils de Maceris , surnommé Y Hercule thcbain. Plusieurs auteurs regardent octfe colonie comme la première qui se soit établie dans l’île, et considèrent Sardus comme son fondateur. Une médaille consulaire prouve que telle était aussi l’opinion des Romains ; elle appartient à la famille Atia^ et porte, p6ur légende -. Sardus Pater (4). Au res)e , Pausanias nous apprend qu’à l’arrivée des Africains les habitants d'Ichnusa furent contraints de

(i) Histoire critique de rétablissement des colonies grecques, par.

'Raoul Rocutm , vot. i", p. 3i8. •"

t*) Sr«AB., lib. v, p. aa5. ;

■{3) Sardinia e Sardo,filio Herculis t adpellata; Ma*t. Capella, 1H). VIli,6o4 , m var. (est. • ■ ‘

(4) C’est la seule médaille que l’on'connaisse comme réellement frappée dans l’île. Quoique M. Azuni l’ait produite dans son Histoire de Sardaigne , je me propdsc d’en' donner nn dessin dans la partie de mon travail qui traitera des monuments anciens.

CBAP.-.I/'— temps fabuleux. a.

recevoir ces nouveaux hôtes, qui, ne s'entendant pas mieux que Ces peuples à bâtir des villes, habitèrent comme eux des cabanes-, ou les antres que le hasard leur fit trouver. <

Une grande incertitude règne encore sur l’ordre ehro- c»ionh nologique que doit occuper la colonie d 'Aristée. Pausa- Ar“w,‘ nias la fait suivre immédiatement celle des Libyens, et par conséquent précéder celle des Ibères, tandis que Solin la fait succéder à celle-ci. Ces contradictions, jointes *à * . *•

quelques doutes sur la conduite de la colonie par Aristée lui-même , empêchent d’assigner à eét événement une date précise.- • ■ •

On lit encore (1) dans les fragments de Salluste 145,

255 et 65 , recueillis par le président de Brosse (Hist. rom. de Salluste, lib. ii, c. 10, “t; 1, p.,477) : « Aristée passa « dans l’île de Céos , jusqu’alors inhabitée , et de là en « Sardaigne , accompagné par Dédale , qui vint avec lui

it de Sicile Aristée régna bientôt sur la ville de Ka-

« ralis , qU’il avait .nouvellement bâtie Ces deux

«-nations, séparées jusque-là, n’eurent pas de peine à « adopter une nouvelle-façon de vivre. » • t .

Selon ce passage , non. seulement cette colonie aurait ' bâti des villes , mais cellç de Karalis , en particulier, lui devrait son ' existence , ce qui contredit Pausanias , qui regarde la ville de Nora comme la première établie en Sardaigne , et lui donne les Ibères pour fondateurs. '

M. Raoul Rochetto pense que les deux colonies dont il est question dans le fragment de Salluste ne peuvent être que celle • des PélasgCs tyrrhéniens , qui donnèrent à l’île le nom d'Ichnusa , et' celle des Ibères , dont Norax était le chef. Il dit encore dans la note précitée : '« Au reste , ce « dernier fragment est précieuxcn ce qui coneerhe la réu-

(i) Raoul RocniTTf, vol. a, p. -j58. (Note.)

Colon i o 4e ^iorax.

.4- * ' UVRB I:, -*• APERÇU HISTORIQUE.

« uiuii des colonies antérieures à celle d’Arisléc , el la foij- , ((.dation de Karalis-, qui fui renouvelée par une' colonie « carthaginoise , dans des temps postérieurs. » •

Mais quel fut 'cc.Norax , et quels furent ces Ibères? Nqrax , selon Pausanias, était fils de Mercure et de la , nymphe Érytjiée , fille de Géryon ; quant à l’origine eje

ces lbcres, feu M. Pelit-Radel a cru reconnaître en eux . , une de çcs émigrations de Pélasges qui , après avoiç aban-

donné les côtes du Latium .et de l’Etrurje, avaient été s'établir en Ibérie. Gelte conjecture est ingénieusement déduite des homonymes des v.Hles el des fleuves des deux régions, ainsi que l’explique ,1e mémoire de ce savant publié dans les recueils de l’Académie des inscriptions (1). Colonie dTui»». Une nouvelle colon iu suivit celle des Ibères. Pausanias et Diodore de Sicile eu parlent avec beaucoup de .détails (2j. Elle avait , selon eux , pour chef lotus, fils d’ipbiclus , neveu d’ Hercule , et était composée de Thespiens (3) et d’Atbéniens, auxquels, selon Eustathe (4), se joignirent des Thébainset des Loeriens. Elle fut, dit-on* d'après les ordres d’un oracle, confiée par .Hercule (5) à ce mêtnc IolaS et aux enfants qu’il avait eus des filles de Thcspius. Diodore eu parle fort au long , ainsi, que l’au- ' ' leur du livre De Mirabijibus ausçult., qui vante les mo- . numents et les constructions grecques qu’on voyait encore de sou temps en Sardaigne ,.et qu’on attribuait à ce fondateur. • • • ’ •

(i). Institut, acad. .dés inscript.', t. VI, p. 5a4, Mx'nwire sur les origines des plus anciennes villes de ï Espagne.

{(j)Diod: die. , lib.’iv, c. ii4> 29, 3p, et lib. v, c. |5; Sthab. et Paos... loc. cil. • . •

(3) Heine ad Apollod, p. 217, édition de.Gottingue, année i8o3.

(4) Eustath. ad Pionys., p. v, 485, V. p. i55.

(5) Cet Hercule n’est pas le même que celui dont il est fait mention plus haut , et paraît d’origine grecque.

•' ( CHAF. I. ■ — TEMPS FABULEUX. 5

Celle ’c<»lonie construisit , selon quelques uns, la ville d 'Qlbia, et splon d’autres ne fit que »y établir, et en rbangerle nom et| celui d'Ogrylle. Quoi qu’il en soit, le nom d’Olbia préviilut. long-temps encore, et se conserva même jusqu’à l’époque où vivait Cicéron. Les Athéniens semblent seuls avoir peuplé la ville d’Olbia , tandis que les Thespiens fondèrent celle de Thespia , dont les habitants émigrèrent ensfaite eu Italie , à l’arrivée des Africains, et bâtirent la ville de Crotone , après s’être établis dans Içs environs àG'Cnntes. • • • V »•*

On attribue encore’ à Iolas la* fondation de Karalis. Quelques personnes pensept cependant qu’il ne fit que lui donner son nom. Diodoré de Sicile, dont je fcite la ^réduction française (l),.no'us apprend encore qù’Iolas ayant vaincu les indigènes’, en' partagea les meilleures terres à ses compagnons. Elles furent si bien1 défrichées et leurs produits d’une si riche Valeur quelles attirèrent bientôt dans 1 île d’avides et barbares conquérant». I *,

Après la colonie d’Iolas, ‘quelques auteurs font abonder *Trojpin.en Sardaigne une partie des fugitifs troyens échappés au sac de leur ville, et séparés par les. vents de la flotte d’Enée (2). Pausanias dit qu’ils furent favorablement ré- ,

(ij Le chef de celte colonie, Joins , neveu d’tlercuie, s'étant emparé dénie, y fonda des villes considérables j et, ayant distribué le territoire au rért , il appela de son nom les habitants Joleens. Jl construisit aussi dés gymnases et des temples (on voit que Dindon; parle le langage de son temps), et tous les autres cdific.es (?) qui contribuent au bonltenr de la vie humaine, dont il reste encore des souvenirs au temps actuel. En effet, Tes. plus belles campagnes, ayant pris leur nom de lui, sont appelées inlcehncs , et le peuple a conservé jtlsqu’à présent le nom A'Inlccn. (Qiod., liv. v, ch. t5.)

(i) dfjlnier» etiàrn et.scdcs posuere cnaccnt

Dispersi priai; n. pbst ci ma Pergama , TCntri.

*■ ’ (Sir.. Itai. lïli. vit, v.‘ 36i.):

eus par lesGnpcs, et np formèrent plus qu'un seul peuple' avec eux. Il ajoute à ce propos que les Barbares ne firent la guerre ni aux Grecs ni aux Troyens , parce que depuis t cette jonction leurs forces étaient égales , et que d’ailleurs . le fleuve Thorsus , qui traverse l’îlc, séparant Ifes deux . armées, aucune ne voulait. le passer en présence de l’autre.

Si Pàusanias nous parle de deux armées qui s’obser- • . *, vaient d’un rivage à l'autre du Tirse ( ce qui est assez diffi-

cile à concevoir, à moins que ce fleuve, guéable presque partout dans la belle saison^ he fût alors bien plus grand qu’il n’est aujourd’hui), il nous représente en même temps les Sardes descendus des Grecs, comme dés peuples déjà civilisés etdansup simple état de défense contre ceux qu’il appelle Barbares ; i\ paraîtrait encore, d’après le même • auteur, que le repos dont la Sardaigne a joui jusqu’à l’époque assez reculée de l’arrivée des Africains- dut être le fruit de la vie agricole des habitants et des institutions pacifiques de. leurs premiers législateurs ; cela aurait duré jusqu’à l’invasion de l’île par. les Libyens. ** 1 •

Libyen-- Celte invasion fut terrible , et eut les plus funestes ré- , sultafs. Attirés par là fertilité du solét. Tëtat prospère de l’île , des Libyens , que je soupçonne n’ètre que d’anciens .• Carthaginois, ayant résolu d’en faife la conquête, y débarquèrent en grand nombre et attaquèrent les paisibles • Grecs, qui furent tous exterminés.. Les- Troyens, réfugiés sur les hautes montagnes, s’y fortifiêrent-els’y maintinrent long-temps sous le nom d 'llienses. • .

Des Corses expulsés de leur patrie par suite des guerres civiles, et établis dans les montagnes du nord de l’He, y , conservèrent également leur indépendance et leur nom, comme on peut le voir par les cartes de Ptolémée.

Caribaginoi- Enfin les Carthaginois , déjà puissants sur mer, abordèrent en Sardaigne, et l'octupêrent pendant plusieurs années. Comme l’histoire de ces peuples est mieux connue

' CUAP. I'. TEMPS FABCLECX. '7

et. présente plus de certitude , le chapitre suivant contiendra ce que nous avons à dire à leur égard. • .

Je ferai grâce à mes lecteurs des antédiluviens, des fils de Javan, dti roi Phorcus et de sa fiHe Médusé, de Galatas, d'Ulysse, ainsi que des Égyptiens, desThraces, des . • .

Idonéens , des Épirotes , «les Milésiçns , des Cariens , «les Lesbiens, etc., tous désignés dans plusieurs histoires «le la Sardaigne comme dominateurs oq colons (1).

Tellé est en «accourci la première époque historique «le la Sardaigne , si l’on veut s’eu rapporter aux auteurs grecs; il sera cependant bon d’observer que la plupart des faits mentionnés ci-dessus sont très douteux : aussi , je pencherais fort pour-l’opinion de Bocliart , qui refuse à la Sardaigne presque 'toutes les colonies grecques (2) dont il vient d’être question : il attribue la fondation de Nora et de Karalis aux Carthaginois, et il fait venir d’Afrique tous les [>eupltis qui habitèrent successivement la Sardaigne" (3). v .« ‘ .

Cette opinion , qui était aussi celle de Cicéron (4), fut " Opinion Hc* partagée par feu M. Monter, évêque de Zceland (5), qui, entre autres passages de ce gi-and orateur, cite les deux suivants : A Partis admixto A front ni généra Sardi s. ,

■ (i) Faha , De rébus tardais,' i! ol/ I j SnriiANrai, Dr vr.Urihus

Sardinier laudibus ; Madao, Antiq. Sard., etc!, etc. . *

(u) On pourrait en excepter celles qui fondèrent les villeS iVOlbia et de Neapolis , dont les noms ont évidemment une origine grecque j mais la dernière de celles-ci date prubalcmeut de l’époque romaine. . * ’

(3) BocnAiT, Génp. sac., liv. ■ , chap. 5t.*’’ . ' • '

(!) y ayez les Fragments prrr Scaifra ( ptn Tulifa, pro Flaccd.

(5) D Friedrich Afünters Scndschreiben an def Ilerrn Ceheimen Ilafralh und Prafissar D. Friedrich Crettzer über einge sardisec ldale, p. 6. .Ce petit opuscule çsfc très intéressant, el fait suite à l’excèllértt ouvrage- du mèmr' auteur sur 'la religion dcs-'Cariha’ginois. , ' * •

Inscription

phénicienne.

Africa ipsa parens ilia Sardiniœ. M. Münter ne considérait pas les mots grecs que Madao et ensuite Azuni ont cru reconnaître dans la langue sarde comme provenant des colonies grecques en Sardaigne , mais comme les résultats des relations des Sardes avec la Sicile, Rome et l’empire d'Orient; il pensait que des rapports de religion peuvent aussi avoir mis en usage en Sardaigne des mots grecs à une époque bien postérieure à celle dont il est question dans ce chapitre.

M. le baron Manno , tout en admettant une partie des colonies grecques rejetées par Bochart et par Münter, est fort enclin à croire que parmi lés premiers peuples qui colonisèrent sa patrie , on peut compter les Phéniciens et les Étrusques, mais principalement les premiers : je me range d’autant plus volontiers de l’avis du savant historien de la Sardaigne (1) que mes recherches archéologiques, dans ce pays et en d’autres îles de la Méditerranéeymc conduisent à un meme résultat, soit positif quant aux Phéniciens et aux Étrusques., par la découverte de plusieurs monuments qui paraissent se rattacher à ces peuples , soit négatif pour ce qui regarde les Grecs, par l’absence totale de reste d’antiquités qu’on puisse leur assigner (2).

L’inscription phénicienne de Pula, ancienne Nora, dont il sera fait mention eu- son lieu, et que le savant Derossi avait interprétée d’après un dessin très infidèle, est de nos jours un monument historique fort remar-

(i) Manno, Storia rti Snrdeçna , 3“ edieione, a vol. in-8. Milano, i835 , page 4- '

(a) Depuis près de vingt années que je parcours la Sardaigne dans tons les sens, je n’ai vu qu'une seule inscription grecque : elle sera publiée en son lieu ; mais je dois dire ici qu’elle appartient à l’époque romaine. Qilant aux monnaies greeques, qui sont si abondantes en Sicile, je n’en ai pas vu une seule en Sardaigne; j’ai lait là même observation aux îles Baléares.

CHAP. I. — TKJIPS' FABULEUX. 9

quable ; car, quelle que soit la critique qu’on puisse faire de l'interprétation qu’en a donnée dernièrement un de mes savants confrères, M. l’abbé Arri (1),, d’après un calque que 'j’ai tiré avec le plu? grand soin de la pierre qui contient l’inscription, j’ai avec lui la certitude que les mots Tarschisch, Sardus Pater et Nora sont incontestables; selon AL Arri , elle indiquerait l’arrivée à Nora deSardus Pater venant de Tarschisch, en Bétique. Cette version coïncide d’une manière fort remarquable avec un pas- ,

sage de Solin, qui fait bâtir la ville de Nora (2) par Nbrax venu de Tartessus. Nihil ergo atlinet dicere ut Sardus ab Hercule, et Norax a Mercurio procreati, cum aller a hybia, aller ab usque Tartesso Hispaniœ in hosce fines permeavisset. A Sardo terrœ, a Norace Norœ oppido nomcn datum (3). Aussi , je ne balance pas à considérer cette histoire d’une colonie de Norax comme une tradition altérée de celle conduite par le Phénicien Sardus des • .

cotes de la Bétique , à un endroit de la Sardaigne nommé Nur, Nor, ou Nora. - - .

Il est également fort probable que d’autres colons venus d’Iol (puis loi Césarée), ville phénicienne de F Afrique septentrionale , aient donné lieu à la fable de la colonie grecque d’Iolas : je suis d’autant plus porté à le croire , ' que cet Iolas, s’if a réellement existé, devait ètce un , . ■

( l) Voyez Mem. de l’acad. des sciencel de Turin, t. XXVIII,

(a) La ville de Nora occupait la partie méridionale de la Sardaigne, où se trouve actuellement le territoire de S. Effisio, prèa du village de Pula, à sept lieues de Cagliari. Son identité est au-' jourd’hui reconnue par des inscriptions nouvellement découvertes. C’est daDS cette région que Ton. voit bien distinctement les restes d’un aqueduc romain, superposés à un nnraghc détruit, qui en cet endroit tient lieu de pilier. J’en parlerai d’une manière détaillée dans la suite de cet-odvragc.

(3) Sons , Polyhistar. , cap io , Sardinia insuta.

héros phénicien ou carthaginois, puisque nous le voyons pris à témoin par les Carthaginois, dans le traité qu’ils firent avec Philippe de Macédoine. Il n’ést pas étonnant, d’ailleurs , que les Grecs aient fait de cet Iolas un héros de leur nation sans qu’il leur appartint réellement.

. fl : . *

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