ÉTAT DU CIEL
Beau temps parfait.
Temps couvert
Grêle
Humidité extrême.
Neige
Oraee
Pluie
Venl»- Maestro 1<
Les seuls vents dominants en Sardaigne sont : le Maestralc (nord-ouest) et le Levante (est). Le premier vient directement ef sans rencontrer d’obstacles du golfe de Lyon jusqu’à la côte occidentale de l’île; comme dans ce long trajet maritime il se charge de vapeurs aqueuses , il est assez humide en arrivant , mais il ne l’est jamais autant que les vents-du sud, qui viennent frapper la côte opposée. Le Maestrale continue ensuite sa direction au sud-est, et, longeant la base de la grande chaîne centrale, il s’engage avec assez de violence dans la -vallée du Campidano de Cagliari; et dans l’été, lorsqu’il arrive à l’extrémité méridionale de l'île, il est sec et quelquefois d’une chaleur suffocante (1).
Ce vent a régné pendant les jours les plus chauds des étés 1822, 1823 et 1824 , et particulièrement le 5 août (2) de cette dbrnière année. .
Par sa force et sa continuité , le Maestrale produit un
(■) C’est le seul vent qui ait fait descendre mon hygromètre jusqu’au terme de l’extrême sécheresse. Pour mieux connaître l’activité avec laquelle il agit sur l’air atmosphérique, un jour que je venais d’observer mon instrument descendu à zéro, je le plaçai sous une cloche dont je saturai l’air intérieur au point de faire monter l’aiguille à g6°. Alors je le remis brusquement à l’air libre ( et à l’ombre ) , et en moins de 3o secondes il marqua de nouveau l’extrême sécheresse.
(a) Le thermomètre marqua ce jour-là 5i° 5'. C’est une idéeassez commune en Sardaigne , que ces journées de chaleur sèche et étouffante sont ducs en grande partie aux incendies nombreux et souvent funestes causés par l’imprudence des pâtres qui mettent le feu aux broussailles. Cette opinion me paraissait absurde; mais, depuis la journée du 5 août, quoique je ne puisse me résoudre à regarder les incendies qui éclatèrent à cette époque à 5 ou 6 lieues autour de la capitale comme la cause fie la chaleur extrême qu’on ressentit , il m’est impossible de ne point leur attribuer la couleur rougeâtre du soleil et de tout ce qui en était éclairé , comme aussi l’apparence opaque de l’atmosphère.