‹ Voyage en SardaigneChapitre 12 sur 84 · CHAP. III. — B&POT8 ISBABBONNBDX · texte numérisé non relu

CHAP. III. — B&POT8 ISBABBONNBDX

rains dont nous allons nous occuper figurent comme deux • ^ ’ Ilots très rapprochés entre, eux, qui, réunis, formeraient , une lie unique, un peu allongée dans la direction NO-SE.

C'est cette position et cette forme que probablement ce ' dépôt aura reçu dans sop origine. Dans la carte géolo-

gique de notre Atlas, où nous avons dû tenir compte des dérangements et des vicissitudes que ces terrains ont subis depuis leur déposition, nous avons dû les représenter isolés et fractionnés, comme ils se trouvent maintenant, c’est-à-dire formant une série de petits kinbeaux dirigés entre eux du NO au SE.

Lrur limiie Cette disposition, ou, pour mieux dire, cette espèce de suite de lambeaux séparés, nous a fait espérer pendant longtemps de rencontrer, dans le prolongement de cette ligne vers le SE, des dépôts semblables, qui par leur plus grande proximité de la côte, auraient pu acquérir une certaine importance industrielle ; mais les recherches que nous avons faites à plusieurs reprises, nous ont fait con*nattre que le plus méridional de ces dépôts est précisé^ ment celui de Perdas de Fogu; et c'est par celui-là que nous allons -commencer, en suivant la ligne du SE au NO indiquée ci-dessus.

Perdui de Fofu. Le petit et misérable village de’ Perdus de Fogu, autrement dit Foghesu, est, en grande partie, bàtr sur un dépôt horizontal de calcaire magnésien de l'époque jurassique, qui se trouve placé sur un système de schistes inclinés et tordus, que* nous croyons d'origine silurienne; • ' mais lorsqu’on sort du pays vers le nord , on se trouve, au bout d’un quart d'heure de chemin, transporté sur un antre sol, composé essentiellement de schistes plus ter- 4., reux, grisâtres ou noirâtres, qui passent à la lydienne; . ^ de petites couches ou filets d’une substance charbonneuse " souvent passée à l'état d’anthracite, sont interposés dans . ■ les feuillets de ces schistes, dont tout l’ensemble’ forme ~ un terrain très-distinet des schistes plus anciens, sur lesquels ils reposent en stratification discordante.

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• C!esl celte. (liscordaoee de slralilicalion qu’il nous iin- l>i»VordaiiC( porte avant tout de faire connaitre; et à cjet clTcl, nous donnons d'abord ci-dessous la coupe suivante, que nous ,

avons faite en 1847, en compagnie de M. de’ Vecdii, en bas de la vallée de S'Ortu Maiinu. '

■ Fig. 13. ■

« «chislei (ilorieos dirigés OSO°N, avec nne Torte inclinaison an nSO'E’i'c'c' Paddingoc schisteux à .fragments de schiste et de quartz, dirige avec une inclinaison notable vers rQ30°S;

r succession de schistes argileux grisou noirâtres, avec des bancs de quartiite noir et des minces couches d'anthracite; g grès qui forme la hase du dep&t jurassique; m banc horizontal de calcaire magnésien jurassique; p Dion porphyriqne, traversant seulement le< terrains schisteux et anthraciféres.

Celte discordance de slràliticalion , indiquée par notre nitrerrme ligure ,13,' est un fait positif; on peut la verifier on vanl pendant fort longtemps la ligne de séparation des deux terrains au fond de la vallée d'Orlu Mannu, qui court du NE au SO; mais ce qui lève loote espèce de doute sur la postériorité du terrain dont il s’agit, aux schistes siluriens, c'est la composition de ses bancs inférieurs, qui soql évidemment formés au dépens des schistes ' ‘ atixi|uels ils sont superposés

En effet, lorsqu'on examine avec soin les couches infé-naliu dr rorliri tieures du terrain carbonifère, désignées dans notre coupe,

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