CIMP. IV. — TEBKAIN8 IDKA8SIQIIB
pail'aitemenl avec la différence lithologique , qui existe réellement entre les trois grandes masses stratifiées dont se compose celle monlagne; une parlie de ces terrains doit être maintenant rapportée à des dép6ts de l’époque oolilique ; tandis que Fautce , qui est naturellement la plus élevée, appartiendrait 'au terrain crétacé.
Fiscinn Dans l’impossibilité où nous nous trouvons de séparer les fossiles, qui furent recueillis par M. de' Vecchi sur le Monte Aivaru proprement dit, de ceux qu’il a découverts non loin de là, dans la plaine, nous allons immédiatement passer à l’indfcation de ce point important, avant de présenter la liste de ces fossiles. Ce" lieu porte dans le pays le nom de Piscina del Soldato; il se trouve dans la plaine qui unit le Monte Aimru avec la base NE de Monteforle, cl à une heure de chemin de rétablissement de la Crucea, vers l’ouest. C’est en fouillant dans les pierres, dont sont formés les mûrs d’enclos de cette propriété rurale , que notre jeune compagnon de voyage a ramassé un certain nombre de fitssilcs; mais il ne les a pas séparés de ceux qu’il venait de trouver au Monte Aivam, qui en est éloigné de trois quarts d’heure. 11 les- considérait alors comme appartenants tous à un même terrain, qu’il croyait crétacé; c’est pourquoi ces pièces importantes ayant été apportées au musée de Pise et soumises ensemble à l’élude du savant paléontologue de celle ville, qui les possède dans son établissement, nous nous trouvons dans la nécessité de les réunir également dans la note suivante. Ce sont, d’après les éludes de notre collaboralcur;
Noi« dri fooii». Nerinea Voltiü Osich. — N. airaruensis Mgh., fig. 5.
— iV. leiostyla Mgb. — Natica iMrUienka Mgh., fiig. 9. — ' iV. Piclaviensis d’Orh. — Pattopaea sp. — Ceromya striata d’ürb., fig. 11. Pteropema costulata Mor. Lyc. — Pecten disciformis SchW. — P. tegularim -Mgh. , fig. t b. — Ostrea PenMianae Mgh., fig. 17. — Tarehnitnla piinctata Snw.î — Kliynchonella eoncinna d’Orb.
Digilizod by GoQgh
MONTS DE 8. GlOnOlO BT 81V ABU;
— Thecosmilia grcgaria M. Edw. — Calamophytiia inlricata Mgh.
Nous n'avons pas eu occasion de visiter la Piscim del Soldalo; mais dans la course, que nous avons entreprise dernièrement, avec plus de bonne volonté que de faculté physique propre à la rendre fructueuse," nous avons reconnu, à la base NE du Monteforle, sur le chemin qui va de V Argentiera à la Crucca, l’existence dans la plaine du même terrain que nous avions vu à la partie inférieure du Monte di S. Çiorgio. Nous y avons recueilli (également dans les murs d'enclos], parmi les fossiles, rOttrea obliqua et le Peclen disciformis, de cette dernière localité; de façon que nous avons maintenant la certitude que ce point fait partie du même terrain, dont se composent les bases des monts de S. Giorgio et Aivaru, ainsi que la plus grande partie de la plaine qui forme le pied oriental du Monteforle, où est la Piscim del Soldalo.
Pendant cette course, en continuant notre chemin depuis S. Giorgio jusqu'à la -Crucca, nous avons vu le calcaire grisâtre à Ostrea obliqua et à Pecten ^disciformis , passer, de, l'ouest vers l'est de cette plaine, à jun calcaire blanc un peu jaunâtre et compacte , que nous serions disposés à rapporter.au terrain crétacé. Nous n'avons pu y rencoittrer que la section d’une grosse Nalka indétenuinable , enclavée dans la pierre. Le calcaire en question continue encore pendant quelque temps à former le sol df cette plaine, puis il fait place à des monticules trachytiques et tertiaires.
Pour donner une idée de la composition de ces terrains, nous allons reproduira ci-après une coupe des deux monts de S. Giorgio et Aivaru, qui fut faite en 1849 par M. de’ Vecchi ; nous nous sommes permis de la compléter, pour ce qui regarde cette dernière montagne , en y ajoutant l’indioation du dépôt crétacé, qui en forme la. partie supérieure et qui, par sa couleur, lui a valu le nom qu’elle ])orte de .Vans albiis ou aUiicitlns. ,
Aulne localité vniiinc.
à un autre calcaire.
i'yftupe
lies dcui niuiits.
Diniiized ty tjOOgle
CBAP. IV. - TBMAIAS Jl}ftAS8U>VBS.
MéceMîlë d'uD
noaVrI eiatnen de ce« terrains.
Fig. 22.
A. Monte Aivnruj fi Monte di S. Giorgio; C Bergerie d^Aodré de Homa; s ncliisle phyllade ancien; g grès violacé; h banc de cal* cairc blenàtr^, à huîtres, Ostrea obÜquai p (è même calcaire avec des peignes, Pecien diiciformis el autres; t banc de calcaire iau* nilre, à tccébraloles, T. ornithocephoia el autres; ce calcaire compacte rerrilcre, gris bleuâtre ou jaune roussâira; oo calcaire jaunâtre, plus foncé, oolitiqiie D* 10; cr calcaire Manc, légèrement jaune, compacté, tirant même à la dolomie; il contient des fossiles dn terrain crétacé, hippuriiesy etc.; tV terrain tertiaire dea environs de la CrUcca.
Depuis plusieurs années, et surtout depuis que nous sommes rentrés dans la vie privée et que nous avons pu reprendre nos études géologiques, nous avons reconnu la nécessité de mieux revoir les rapports que les calcaires de toute cette région occidentale de l'tle ont entre eux. A cet elTet, nous y avons été en personne en 1853 et en 1 855 ; nous y avons dirigé , même en 1 853 , de nonrelles investigations de M. le capitaine de' Vecchi ; mais les pluies, continuelles et torrentielles qui accompagnèrent sa seconde excursion, les boues fabuleuses et les débordements des torrents, privés de ponts, rendirent son voyage inutile. Celui que nous avons entrepris nous-mémes, dans l’été de 1855, ne fut guère plus .productif en faits nouveaux. Nous recueillîmes bien quelques fossiles à S. Giorgio, et même à Alghero ; mais l'impuissance de parcourir les rochers, à laquelle nous avons été réJuks par la goutte, nous a priv.és de l’avantage ^ue nous espérions tirer de cette dernière course géologique, dont le but spécial était de roconnatlre exactement les rapports qui existent, dans ces
OOLITB SDPÉBIBIJaE.
régions, entre les terrains jurassiques et ceux de la formation crétacée, avec lesquels ils semblent sc confondre au premier abord.
Quoiqu'il en soit, en tenant compte des observations nrrui.ri- ,>pinion paléontologiques de notre savant collaboratèur de Fisc, nous pensons que cette apparente confusion de terrains soit en grande partie dissipée; et que leur ligne de démarcation soit maintenant érablie. 'D'où il résulte, qu'il * y a, dans celle partie orientale de l'Ile, une bamle assez large de terrain jurassique, dirigée à-peu-près dans le sens N-S, flànquéc des deux côtés d'une auire bande de dépôt crétacé bippurilique (t). Nous nous réservons de revenir sur les caractères géologiques que preni\ent , par les fossiles qu’ils renferment, les différents étages de ce terrain jurassique , que nous envisageons maintenant dans son ensemble. •
Groupe de l'OolÜe supérieure.
Le terrain dont nous allons nous occuper, a une im- E«-u<iac portance bien plus grande que les lambeaux précédents, de ce terrain, à cause de sa grande étendue, de sa parfaite régularité et de l’horizontalité presque constante qu’il a conservée; quoiqu’il se trouve placé dans la partie la plus monlueuse
(1) Nous regreltona beaucoup que la délermination des fouilea dd cea localitéa n’aie pas pu avoir lieu avaMI l’enliëre conreclion de notre carie géologique, dans laquelle les limites des deux terrains, dont il s'agit, ne se trouvent plus definies de la manière précise que nous venons de l'indiquer ci-dessus. Nous nous réservons de réparer à cet inconvénient, en reproduisant, à puvt, la topographie de cette partie de l’ile, dans un feuillet où ces doux terrains seront coloriés d'une manière plus exacte ; mais nous nous empressons de déclarer que la modification apportée par l’étude des fossiles aux idées que nous avions lors de la confection de la carte géologique, ne porte que «ur nnc plus on moins grande extension donnée à l'unè ou à l'autre des couleurs qui représentent les deux terrains, ceux-ci conservent toujours entre eux les mêmes rapports.
i;Ui CHAr. IV. — TBHAIAS ItlUAlUIKHBS.
ri la plus arciilcntùe de loutc la Sardaigne. Si l'on envisage ce terrain dans son rnsemble , on peul le considérer comme un dépôt unique de calcaire magnésien (t), dont les couches moyennes, qui sont calcaires ou arénacées, reposent sur un banc de puddingue, souvent incohérenl et mobile. Ce banc est formé essénliellemenl de fragments arrondis de quartz blanc; il se trouve presque constamment associé'à une mince couche de lignite • passé à l’clat de’ jajel, ou si- l’on veut, à une. espèce de slipile. Celle couche charbonneuso peut être regardée comme le véritable horizon géologique de tout ce dépôt remarquable, formel. Ce terrain se distingue encore des précédents , par sa disposition en plateaux, maintenant- isolés et fracturés; «t surtout par les formes bizarres de châteaux, de forteresses, de tours et de champignons, que prennent ses lambeaux les plus réduits. Ces formes sont dues à la décomposition du calcaire magnésien, qui couronne toujours ces lambeaux.
Ttecu t Toitri. Lcs platcaux de celle espèce portent généralement dans nie les noms de- Tocc/ii ou- de' Toneéf, selon les différentes régions où ils se Itouvenl; ils sont ptesque toujours séparés entre eux par de profondes crevasses; mais, à part quelques exceptions, ils conservent leur- horkonlalilé et la même épaisseur; preuve évidente que tout ce terrain fut dans l’origine déposé en une nappe horizontale et continue, qui a ensuite été divisée; et dont les débris isolés ont été portés à des haulArs différentes par les dérangements que le sol' de I tle a subi postérieurement à celle formation.
La bulle fort curieuse de la Perdalianà, est le plus élevé d. , urrL lambeaux jurassiques et en môme temps le
plus pittoresque et -le plus riche en fossiles. Nous ne
(l)'Nous expliqueroQS en son lieu les raisons qui nous ont en* gagés à adopter ce nom de CaJeaire Maffnésien poor les terrains dont il s^agil, plutôt que celui* de Dolomie ^ que aoiis réserrons pour de« roches qui appartiennent au terrain crétacé. •
NIIB9I; l-'n
croyons pas , ccpcndaot , devoir commencer par ce point l'énumération des localités où se trouvent de pareil» dépôts; nous parlerons d’abord, de préférence, de la formation secondaire de Tiurri. D’ailleurs, en commençant par cette localité, nous aurons l’avantage de décrire un terrain qui se trouve en rapport avec d’àiilres roches d’un âge bien défini, les unes plus anciennes, les autres plus récentes, ce qui nous permet de bien établir l’époque géologique de son origine.
A’iirr» est un gros village, situé à 67 kilomètres de’ la capitale de l’Ile Vers le NE. On peut y arriver maintenant assez bien en voiture, en'un seul jour, par la route construite tout récemment. St l’on sort de ce village pour ailer vers l’ancien pont, en suivant la vieille route, on quitte bientôt*, soit la roche basaltique, sur laquelle sont bâties presque toutes les maisons du pays , soit le terrain tertiaire subapennin (qui supporte le basalte), pour arriver au dépôt jurassique. Ce dernier se montre entièrement à découvert du côté du fleuve et il forme, vers le porë de iVurri, une terrasse allongée qui termine aù Noragho Scangiali. >
En poursuivant la route du côté indiqué, c’est-à-dire par la descente de l’ancien chemin qui va au vieux pool de Kiirri, on voit d’abord un banc puissant de calcaire magnésien gris, quelque peu jaunâtre, qui,- dans sa partie inférieure, contient quelques -moules, de- coquilles peu déterminable», à cause de l’état de la pierre passée à la condition de dolomie cristalline; la seule de ces espèces, qui fut susceptible d’être reconnue , c’est la Ceromya siriata d’Orb., que nous reproduisons dans notre' pl. E, fig- Nous la retrouverons dans un terrain semblable à la Ptrflnhana.
Cq calcaire magtiésien tend à devenir terreux et friable ç il est parsemé de petites veines jaunâtres) disposées dans le sens de la stratificatiôn , ce qui lui donbe un aspect un peu bigarré ; ses bancs inférieurs deviennent moins magnésiens à mesure qu’ils s'éloignent de la partie su-
Eicarfion vert le fleave.
Calcaire
magnétieo.
Son aspect
138 CHAP. IV. — TKBRAIN8 JUMA88IQUB8.
péncurc el ils ne sont plus formés (|iie de calcaire gri- 'sâlrc, un peu marneux, qui esl égalemeoL bigarré.
<.r:. j «suurr. Celte roche passe insensiblement à un grès à grains lins, un peu quarlzeux; c'est dans ce grée que les habilanls de iViirri ont ouvert des carrières de pierre à aiguiser; il esl presque schisteux el il se compose de couches assez minces; il contient en outre des indices de lignite el des nodules de fer hydraté. Ce même grès repose sur une argile cendrée ou blanchâtre A)*' 1 , qu'on nomme dans le pays terre de Nurri el qui, entre autres usages, sert h’ blanchir l'intérieur des maisons.
Gn't «|ujrttrui. Celle argile repose, à son tour, sur un grand dépôt de grée friable, très -quarlzeux, quL.passe à un vrai puddingue, dont les principaux éléments sont formés de fragments arrondis de quartz blanc, auxquels s'associent, en moindre quantité, des pièces de lydienne eide porphyre; jamais nous n'y avons trouvé des fragments granitiques ; tous ces dépôts reposent sur les schistes siluriens.
Porphyre rougr. Au bas de la descente, vers l'ancien poril, maintenant en ruine, on voit les schistes soulevés el pénétrés par un culot de ce môme porphyre rouge que nous avx>ns signalé h Pauli Gerrei el à Monte Ixi el dont nous nous occuperons dans le chapitre XI.
Faille. Ce qu'il y a de remarquable> c'est que si l'on va par ce chemin, après être descendus de 30 mètres plus bas que le terrain magnésien indiqué ci-dessus, on perd de vue. les schistes, qui supportent tout ce dépôt el on voit reparaître un plateau horizontal, formé d'un terrain jurassique, absolument comme si l'on n'eut pas quitté le plan supérieur ; ce sont les mêmes bancs el la même succession de couches. Loin de voir en ce fait singulier une complication, le géologue l'explique 'd'une manière très-naturelle. .En effel^ nous voyons dans la disposition relative de ces deux plans horizontaux, placés en apparence un sur l'autre, le résultat d'une /’oi/fr, .comme l'indique la figure suivante.- . ,
l'AILLÜ
Fip. 23.
s lerra'in silurien; y puddingoe et grc* <)uarlien| ; a argile dite de JVurri; l banc de lignite; g gré* fin à aiguiser; c calcaire marneux; m calcaire magnésien; t terrain tertiaire tubapennin'; i coulée basalte ; p porphyre rouge.
Comme nous avons des données pour croire que le porphyre quarlzifère rouge esl'plus ancien que le dép6t jurassique, nous ne pourrions pas allribuer une semblable faille à l’apparition de celte roche éruptive; d'nn autre côté, 'comme le terrain tertiaire subapennin et le basalte, qui vers Nurri sont superposés aux dépôts du calcaire magnésien , manquent au-dessus de la portion de ce dernier terrain, qui se trouve faire partie dn plan inférieur de la faille, nous pouvons penser que celle-ci a dû avoir lieu dans une période comprise entre celle des terrains secondaires et celle des dépôts subapennins.
En poursuivant la' descente, vers le pont en ruine, on perd de vue le terrain dont il s’agit; et, à part le lambeau porphyrique dont il vient d’èlre question, on peut dire que les pentes de la vallée, tant d’un, côté que de l'éutre du Flumendosë, se composent de schistes, tantôt lalqueux, tantôt argileux, associés à des grauwaehes et à des bancs calcaires et par conséquent siluriens, comme nous l’avons déjà dit -dans le chapitre II.
Lorsqu’on arrive au fleuve, on peut, sans quitter la rive droite, le romonler pendant quelques instants de ce côté,
Époque 4e celte fâUle.
BeifFi
da Fiuméii^oM.
Rive droite.
' <;H*P. h. — TB«B.tll«S JVR.iSSIQIIKH.
Pl 011 finit par arriver au Noraghe Scangiali. Pendant ce trajet, on a la facilité d’observer parfaitement toute la succession des couches du dépôt secondaire, qui, de ce côte, est presque coupe à pic et qui, par conséquent, montre à nu toute sa structure. On peut dire que ce terrain domine dans cette région, de préférence à tous les autres, qui y sont moins dévelopjiés, si l’on excepte cependant les schistes paléozoïques; ceux-ci forment la base de tout le système.
En sortant, au contraire, de Nurri par le sud, après avoir parcouru pendant (juelque temps un terrain tertiaire à fossiles siibapennins, on se tronve de nouveau sur le calcaire magnésien secondaire, qui est évidemment la continuation de celui signalé vers le nord du village. On y retrouve les mômes coquilles bivalves peu déterminables; mais on finit par rencontrer .nn banc de ce môme calcaire magnésien , pétri dé moules ou d’empreintes d’une coquille turriculée, que l'on reconn.aft pour une Nèrinée />•* 2, qui cependant n’a pu être bien définie, à cause de l'étal très-cristallin de la pierre (Voyez pl. E, fig. 7). Nous relrouvcrens le môme fossile, dans un terrain analogue, au Toneri de Tonara.
descendant, toujours vers le sud, jusqu-’au fond de la vallée de, Mulargia, le terrain jurassique cesse de s» montrer et I on voit les schistes siluriens supporter un grès quarlzeux, qui n’est plus le môme que celui qui sert de base à la formation calcareo-magnésienne secondaire ; celui dont il s’agit maintenant, se présente en espèces de gradins presque horizontaux ; à sa partie inférieure, il passe à un grès, tantôt quarlzeux, tantôt à élémenU schisteux violacés ou verts. Nous reviendrons sur ce dépôt dans le chapitre VI,
Nous allons maintenant donner une coupe générale des environs de Nurri, que nous devons à la complaisance de. M. de Vecchi; elle fait voir les rapports réciproques «le tous les terrains de celte régiop.
s. ANTOKIO DI 8.4DCID4NO.
Fig. 24.
Coape g^n^rale.
J schistes silnTiens^ ç puddingacs quartzenx; grès & lignite; ■c calcaire rossiliiere; m calcaire diagnésien; t terrain Jlertiaire snbapennin; b basalte; g grès schisteux violacé (de l’époque nummulitiqne^; p porphyre rouge.
En allant de Nurri vers Laconi, on rencontre des dé- s. Antonù,
.... 1 . • 1 I II Smreidano;
p6ls tertiaires jusqu au ruisseau qui va dans le vallon dit lisoiw». Garnie Bono; de ce point, en laissant à gauche la chapelle de S. Autonio, On arrive bientôt à un grand plateau de calcaire magnésien jurassique, qui prend le nom de Sarcidam. Ce plateau est le plus étendu en surface de tous ceux de celle espèce, dont nous traitons dans ce chapitre; il est légèrement incliné vqrs l'ouest; mai» versl’est, il est coupé à pic par une profonde vallée, dans laquelle coulent les eaux du Fhmèndfm.
Non loin de la chapelle de S. Anlottio di Sareidano, au bas yontghe Aédoni. d'un ancien monument, dit le -iVorap/ie /tdorii(t), on voit un grès qui contient du lignilç, ou plutôt de la slipile passant au jajel; Ce grès, observé à la loupe, se présente comme une roche composée en partie de feldspath décomposé, passé à l’élal de kaolin. Nous avons cru pouvoir lui appliquer le nom de Métaxile, donné déjà à une
(I) Ce monument, qui porte un nom mythologique^ d'origine phénicienne, est représenté dans la planche VI, fig. 9 de' l’atlas do la seconde partie de ce f-'oyagt. Voyez ansai le texte de cette seconde partie, page 60 et suivantes.
Ml CHAP. IV. — TBHBAI.VS JIIHA8.HIQUE8.
ruche ÿembla])le. Celle espèce de grès conlienl des traces de piaules, parmi lesquelles M. Meneghini a cru reconnaître le Caln'jùles Lehmanianus Goep. On a lenlé à plusieurs reprises l’excavalion du lignite de celle localité ; mais les couches en sonl trop minces pour offrir une compensation aux frais de l'exploitalion. Nous nous réservons de traiter plus anipleraenl de ce qui regarde, soit celle espèce de mèlaxile, soit le lignite qui lui est associé, lorsque nous parlerons du Tonrri de Tonara, où ce terrain est beaucoup plus développé. Ces mêmes bancs renferment toujours l'argile blanche que nous avons signalée à JVitfTt ; elle prend dans celte région le nom d’argile de Nuratlao. qui est un village placé à la base occidentale du Soroidano. ,
PUtriu Ce grand plateau, dont la coupe ne serait qu'une rédu jurciduuo. jjj terrain de iVurri , pour ce qui regarde le dépôt
jurassique, se prolonge fort avant vers le nord, jusqu'au pied du mont de Gennaenlu, doul il sera question dans ce même chapitre. En oe point, on trouve des débris encore en place du calcaire magnésien, posés sur les schistes; ils représentent- en quelque sorte des troncs d’arbres sortants du sol; ce qui donne à celte localité une physionomie originale. Ailleurs, c’est-à-dire plus au centre du plateau, ce même calcaire magnésien, tout décomposé à sa surface, forme des blocs entassés naturellement les uns sur les autres, comme des murs antiques ou des châteaux en ruine. L’association de ces rochers, dont les formes sonl si bizarres, avec les nombreux et robustes chénesverls qui surgissent au milieu de ces décombres, produit un coup d’œil très-pittoresque. Malheureusement, ce plateau, recouvert jadis d’une magnifique végétation d’arbres de construction, de chênes-verts et de lièges, n’est bientôt plus qu’un désert pierreux et inculte, par l’effet du vandalisme des administrés et par le peu de prévoyance ou de soin des administrateurs.
tjmKi. Le village de Laeoni, dont il' a déjà été question dans
Diyiîi.-6d by CjOOglc
PLATEAU DU SADCIDA!«0. 143
le chapitre II ci-dessus, page 70, est kàli au pied de la partie la plus occidentale du plateau du Sarridano , sur les schistes siluriens; ce n’est qu’en sortant du pays, vers l’est, que l’on commence à rencontrer Ifc terrain jurassique. Ce sont d’abord, des grès et des puddingues à fragments arrondis de quartz, qui forment la base du dëpCt; et c’est entre ces grès et le terrain silurien sous jacent, que 'les eaux courantes, dont ces lieux sont abondamment pourvus, sortent plutôt en guise de torrents que de fontaines.
Au-dessus de ce puddingue, qui a une grande puissance, on retrouve les mêmes argiles blanches que nous avons signalées à Nurri et à Nurallao;- mais celles de Laeoni varient entre elles ; tantôt elles sont bmn&lres , tantôt au contraire elles sont très-blanches et onctueuses! elles servent comme terre à foulon; enfin, en plusieurs lieux près du village, elles forment un banc d’une ma>tière compacte très-blanche, à cassure concorde, qui se rapproche fortement' de là magnésite ou écume de mer, dont on fait les pipes D** 7 ; elle est quelquefois salie par du fer oxidé qui l'accbmpàgne souvent.
Ce dernier métal 5 se trouve en rognons, ou en couches irrégulières dans le grès ferrugineux D** 4. Audessus de ces couches, on remarque cette même espèce de Mèlaxile que nous avons signale au bas du Noraghe Adoni; nous le retrouverons bientôt près de Tonara, où il est aussi accompagné de lignite. Du côté de Laeoni les bancs de ce lignite sont moins puissants, mais le calcaire qui les recouvre y est plus développé et il pa^se supérieurement au calcaire magnésien, dont se compose le plateau du Sarcidano, qui domine le village.
Le calcaire de la partie moyenne du Sarcidano de Laooni, passe à un grès, jaunàtre-isabelle et c’est dans ce grès que se trouvent principalement quelques fossile.s. ce sont, surtout, de petites Térébr(üules d’une nouvelle espèce ^'laquelle notre collaborateur .M. Meneghini a donné le nom
Ar|(il« bboche.
Mi^éâite.
F^r bydrotiilé.
Fostilcs.
CHAP. IV. — TURAinS JI»AaêIQDB§.
Cjlcatrr
magiiëivicn.
Tra^rrlîna •ncictis et oioderiies.
Sttrcidano vert l'est.
de T.sardoa pl. E, fîg. 18; parmi les autres fossiles -nous y avons rencontré les suivants; Ceromya •slriala dOrb., tig. 11. — Peelen Leiu Sow. — Aslarln depressa MUnst.? — AvictUa modiolarts MUnst..' — Pinna sp. — Hypadiademasp.; — et parmi les débris de plantes, le lirachypbyllum majus Brng., dont nous reproduisons un dessin dans noire pl. E, fig. 22.
Le grès fossilifère jaunâtre passe insensiblement au calcaire magnésien proprement dit, qui, à sa partie inférieure, contient encore quelques fossiles et surtout les petites térébralules. Cette roche, d'un gris plus ou moins clair, est très-lourde: elle donne sous le marteau une odeur particulière-; tantôt elle est compacte, et très-dure à çasser, tantôt elle devient grenue /t'’ 8, 9; sa porosité augmente toujours à mesure que la roche pa.sse à la (lartie supérieure de ce dépôt. . ...
En quelques endroits et surtout sur les bords du plateau qui regardent le village de Laconi, on voit tous cés terrains recouverts d'une courbe pufssante d'un travertin blanchâtre; il -y est continuellement déposé par les eaux qui sillonnent la surface du Satcldano. l'armi les variétés de ces dépôts, il y a un calcaire concrétionné, très-léger et très-blanc, d'assez forte consistance, qui est utilement employé à'ia confection des voûtes L 8; on lui donnait dans le pays le nom de Pielra di JVicola Pinna, qui était probablement celui du maître maçon qui le premier l'a adopté pour cet usage. Cette pierre présente une quantité de vides tubulaires:, provenants de plantes enveloppées dans cé dépôt calcaire; ces vides sont la cause de son extrême- légèreté.
En d'autres points du Sarcidano, surtout vers le Flntnendota, sur le chemin de Laconi à Gadoni, on voit se développer, sur une grande échelle, un dépôt de travertin analogue au précédent; mais nous avons des motifs pour croire (|ue la plus grande partie de cette nappe de calcaire concrélioné a une origine très-ancienne; et que la
TBSSai.
fonualion actuelle et quotidienne' d'un pareil calcaire est maintenant fort peu de chose en proportion de ce qui avait lieu jadis.
Après avoir quitté le Sarcidano de ce côté oriental , Bulle ilu TrttiU vers le Monte Ruju et après avoir traversé le Flumendosa , **"
si on se dirige vers Gadoni, on doit dépasser ce village vers le nord, pour rencontrer d’autres lambeaux du terrain, qui nous occupe. Le premier que l’on voit est une butte remarquable, dite Tessili, ou Settili, ainsi nommée à cause de la forme de tabouret qu’on croit y reconnaître, surtout si on la regarde d'un certain côté ; on pourrait même la comparer à un champignon, comme le démontre. la vue ci-dessous, fig. 25., que nous avons prise du village d’Ariiio. En regardant le . Tessili de ce point de vue , les couches , dont il est formé , paraissent à-peu-près horizontales, tandis qu’en réalité elles sont fortement inclinées vers l’E et dirigées N- S; les schistes qui supportent cette bulle sont dirigés NE-SO, avec une forte inclinaison au NO.
Fig. 25.
< •chiite Ulqneax; f poddiiigne qaarlxeox et rerrnginenx D** lOj / traces de lignite ; g grès qnarlxeax jaanàtie , BTCb des indices de plantes/)** 11; g' grhs qnartzeax, coolenr jaunitre-isabelle ; fossilifère/)** t3, 13; e banc de calcaire jannitre , également foe* silifère ; m calcaire magnésien , absolomcnt pareil à ceux de Narri ci de Laconi.
CHAP. IV. — TEBRAIIVS JIJRASSIQCES.
1 tfi
i.iMiir,. Dans le grésÿ, qui cofrespond aux pièces D** H el l'a de noire collection, nous avons recueilli les fossiles suivants: Pecten Leits Sow. — Atn'iiiiles sp. (un 'irès- petit individu indéterminable) — Wmw sp. *— MijUlis falcahts Miinsl. — Terebratnia sardoa Mgh., fig 18; ci dernier fossile est le plus abondant, ainsi que le Pecten Lens. J.e calcaire c contient les mêmes coquilles, qui paraissent aussi dans le banc magnésien m; seulement, leurs moules sont passés à l’état de dolomie.ee qui les rend peu reconnaissables.
KaltPi Du sommet de ce rocher isolé, sur lequel on ne par^
vu* (le c« iHiint. vient qu’avec une extréipe difficulté , en se cramponnant le long d'une crevasse verticale et- presque centrale, on jouit d’une vue remarquable. On 'voit d’abord, vers l’est, tout le grand massif du Cennargentü avec ses crêtes principales, indiquées dans notre Qg. 1, page 3 ci-dessus; mais si l’on porte les regards, soit vers le sud, soit vers le nord, on reconnaît facilement que' le point, sur lequel on se trouve, n esl qu’un lambeau d’un dépôt de calcaire magnésien, jadis unique et étendu, maintenant fracturé cl porté à des hauteurs variées. Au sud , on voit d’abord la grande vallée du Flnmeudosa, qui sépare le plateau jurassique du Sarciilano, des Tacclii de Seuio, de Sadali cl d'Eslersili, dont il sera question ci-après, tandis que vers le nord, ce sont Içs rochers de ffehi et le Tmeri de Tonara\ ceux-ci ont la inéme inclinaison que le Tessili (1).
Nous donnons à la page suivante les esquisses de ces deux vues.
(I) Nom cappetleroDs an trelear ce que noos avons dit ci-dessus, page 145, que la ligure 45 du TessUi est prise du village d'Aritzo, vers lequel plongent les couches do cette butte qui , dhservéc des côtés nord et sud, laisse voir l'inclinaison des assises vers l’iv et leur direclinn N-S.
Ouest
Ouest
A Roehen et croix de BeM; y; •|bpw»& » fàitara, au loin -, C montagne dite di Gmtso/teres ^^^''dea It^), à l’est et audessus du Village de Tomtra; s eehisto lalt|neM; j pqddÎDgue quartzenx et/errngineu ; / banc à lignite'; g gros jaunâtre fossilirêreX)''*14; c calcaire nameux jaunâtre; m calcaire magnésien.
r.HAr. IV. — TBUAIN8 jeBA8tlQIIB8.
Rochrr <*l croix lie
Les couches du calcaire de Belvi inclinent vers l’est, comme celles du Tessili et elles reposent également sur le schiste talqueux. Le rocher conique A, sur lequel est plantée la croix qui domine le village de Belvi, placé au bas du vallon, vers l’est, est uniquement formé dé calcaire magnésien. Nous y avons observé des efflorescences d’une substance blanche pulvérulente , qui nous a paru du carbonate de magnésie. La couche 'calcaire marneuse y est moins développée qu’au Tessili; le grès jaunhlre 9 parait au contraire y être plus étendu, surtout près du village, où il est fossilifère. Outre les espèces de fossiles recueillies au Tessili, nous y avons rencontré .un moule (Je Trochus indéterminable. Voyez, pour ce grès, la’ pièce D** 1 4 de notre collection. . • ' .
Voici maintenant la coupe du Toneri de Tomra, qui se trouve à l’ouest du village -de ce nom. '
Fig. 28.
s schiste (alqoenx; f fer l^ydntc en rognons O** 15; a argile bigarrée de ronge el de blanc f mince dépAt d’.ane
substance pulvérulente blanche/)* 17; m roche agrégée, b base de Itaolin, que nouf nommons Mctaxilci elle renferme des traces lie plimjcs /)■* tft; m/ U même snbslance avec des indices do li-
TONBM W TOKAIA. M9
gnite 0** 19) l lignite presque tout passé à l'étal de jaiel; il est lrès;-sairurcux i> *'>90, 91; /' lignite en fragments dans le métaxile; a' argile grise stratifiée /)** 99 ; c calcaire marneux grisoendré, un pen rossilifêre, avec des Kèriniet (1); e' le même calcaire passant par gradation au' calcaire magnésien; cm calcaire magnésien cristallin, supérieur i tous ces dépêls #. ,
La substance pulvérulente p est fort pesante; elle est rude au loucher. Nous l'avons crue une espèce de tripoli ; mais , en nous tenant strirleinent. à son analyse (3) , nous l’indiquerons commo une pondre presque en totalité siliceuse, avec de faibles parties d'alumine, de fer et d'eau; ce qui la fait considérer comme un résidu siliceux, qui aurait été privé presque entièrement des autres éléments, dont se composaient probablement une on plusieurs rn^ ches préexistantes. Si cette poudre ne provient pas de la décomposition d'un silicate-, elle pourra é1re regardée comme déposée par des animaux infusoires, à l’égal du tripoli < auquel elle se rapproche. Nous nous réservons de tirer, dans notre* chapitre XVlI, des inductions sur la position de cette poudre siliceuse; mais nous ferons observer ici: 4° que cette position au-dessous de la roche agrégée ni, qualifiée de Mélaxile et qui est composée mécaniquement et chimiquement d'éléments feldspalhiques, analogues au kaolin, se trouvé précisément en rapport avec la düTérence de poids spécifique des deux substances ; 2“ que nous voyons en ce fait la confirmation de l’idée que nous nous sommes formée sur la nature et sur l’origine de CCS dépôts.
En effet, puisque nous regardons celle poudre, et même le Mélaxile, comme des précipités de matières, siliceuses
(I) Ce «ont les mêmes que nous avons déjà rencontrées dans la terrain analogue do IVurri. Voye* pag. 140 ci-dessos.
(9) Nons devons celte analyse à la compinftance de M. l'ingénieur des mines Sella, professeur à t'inslilul lectinique de Turin.
Sub<lanr«
putveiul^nlf*.
MétaxUtf;
futsilef.
Arçilf.
Calrttr«
fus«iUI>re.
r^icaire
150 CRAP. IV. ^ TERtAIFfS -iORASSIOtlBS.
cl fcidspalhiques, enlevée» à des roches préexistantes, décomposées et Soumises à une action dissolvante quelconque, il est tout naturel de rencontrer le dépôt de la poudre siliceuse, que nous avons dit être très-lourde, au bas du mélaxite. Cette dernière substance s’est indubitablement trouvée à l’état de vase liquide, puisqu’elle enveloppe les débris de végétaux de la période jurassique , comme le démontre l'examen de ses fossiles, parmi lesquels M. Meneghiiu a cm reconnaître ce même Calamites Lehmanianns Goep. , que nous avons déjà, signalé dans une roche semblable et qui accompagne le lignite, au bas du Noraglie Adoni, près de S. Antonio di Sarcidano.
Le «lignite l peut avoir 30 centimètres de. puissance, mais il est plein dVfllorescences sulfnrcuses; il répand, par la combustion, une odeur particulière, très-forte et nauséabonde ; de façon, qu'on ne saurait l’employer comme combustible pour des usages ■ domestiques; du reste', il colle assez bien et il donne d'assez bon koke, d'après les expériences faites dans le temps, au laboratoire de l’artillerie, à Turin.
L'argile a', qui recouvre ce lignite, est onctueuse au toucher ; elle a beaucoup de rapport avec l’argile (|ue nous avons signalée dans les'tejrrains de même nature à Nnsri et à fiurallao.
Le banc de calcaire fossilifère c est formé d'une roche un peu grisé, d’une forte ténacité; ce qui nous a empêché d'extraire, autrement que par fragments, les fossiles qu’elle renferme; mais nous y avons reconnu le Pecten Lens, la Terebratula sardoa et celte même Nérinée indétermipable , que nous avons vue dans le dépôt jurassique de Nurri (Voyez la note ci-dessus p. 149).
Quant au calcaire «magnésien cm, qui constitue les assises-supérieures de ce rocher remarquable , il ne diffère en rien de celui qui couronne les plateaux et les buttes que nous venona»de décrire et de ceux dont nous traiterons dans le cours de ce chapitre. Les formes, que
TONBBi DE laCIKI.
ccHe qualité de roche prend par suite de la déconipositian, la font reconnaître, même de loin.
Il est évident à nos }cu\, que les rochers du Tc$sili et ceux de la croix de Belvi et du Toneri de Tonara alignés entre eux dans la direction N-S, ne sont que les témoins isolés d'une masse jadis bien plus étendue, qiH couvrait les schistes talqueux du, pied occidental du groupe du Gennargentu; l’inclioaison de leurs couches vers l’est et la direction de ces .dernières dans le sens de ce même alignement, ne laissent aucun doute à cet égard.
Mais ce n’est pas seulement dans la direction de cette To«tri d<r irgM. vallée, qui. va du Tessili à Tonara, qu’on rencontre ces traces d'un dépôt secondaire magnésien: nous avons reconnu d’autres petits lambeaux de la même roche dans la vallée même qui se trouve au pied occidental des hautes cimes du colosse sarde. Parmi ces témoins , nous citerons principalement un rocher isolé , que nous avons figuré au premier plan -du diagramme du Gennargentu de notre fig. 1, page 3 ci-dessus; il porte le nom de Tomri de Irgihi, ou peul-êlre mieux de sa Irgini (de la Vierge). La première fois que nous visitâmes ce rocher (1), dont la circonférence n’excède pas 300 mètres , nous étions en corn- '
pagnie de notre excellent ami et collègue, l’auteur de la . ,
Flore Sarde. Nous nous rappelons qu’il a fait, spr tes gradins naturels de ce petit Toneri , uiic copieuse rolilÉon de plantes, qui font défaut tout à l’entour, sur le sol schisteux et poephyrique, dont se compose la grande masse, au pied de laquelle il se trouve (â).
(I) En 18Î7
(S) Nous devons à l'obligeince "de noir» nncieii compagnon de voyage la noie des plantes qn'it a recueillies sur ce singulier rocher de calcaire magnésien: Pirui ^ria Ehrh. — Rosa rubigitiosa , tepium Savi — Amtlanchitr vulgçris Moench. #> Ibtris inUgrrnma Moris — Liiiaria rubrifotia I)*C. — Avenu gruellis .Moris.
152 GHAP. IV. — TBMftAINA IIIAAS81QIJBS.
Aulrri. laiiiUfsus «cm IfLiblci.
TaceAs àr Seule.
L«ur idenlUtf •air«ru&e( entre TûuerU
A éùlé de ce monticule , il en existe deux ou trois semblables, que nous n’avens pas visités et que nous nous sommes contentés de relever de loin ; mais ils sont identiques avec celui de la Viertje. On dirait qu'ils sont tous placés de manière à nous faire voir que la mer de l’époque jurassique, qui a laissé tout ce dépôt si uniforme, a aussi pénétré dans les, vallons les plus • rapprochés du rentre du grand mont de la Sardaigne; celui -ci , fort probablement, était déjà en quelque.sorte ébauché, -lorsque cette mer y déposait ces terrains, qui paraissent ensuite avoir été soulevés et fracturés bien plus tard.
En revenant maintenant sur nos pas, nous reprendrons le chemin de Gadoni; et de là nous passerons .le Flumendosa, pour nous diriger vers Seu/o et pour retrouver bientôt le terrain qui nous occupe. Celui-ci constitue des plateaux isolés; mais ces derniers ont infailliblement fait partie d’une plus grande masse, réunie peut-être apssi au Sarcidano, qui en est maintenant séparé par- une grande et profonde crevasse. C’est dans cette crevasse, dirigée du nord au sud (comme les trois lambeaux du, TessiU, de fa Croix de Beivi et de Toneri de Tonara), que coulent les eaux du Ftumendosui. Ce fleuve continue à suivre cette direction jusqu’à son confluent avec le /i(o Mulargia, en face de Goni. . • •
Dans cette région, tous les plateaux calcareo-magnésiens, portent le nom de Tacchi; c’est la parole Tacco substituée à celle de .Toneri de la rive droite du Flumendosa; mais,* à part le nom, leur* identité est parfaite sur- les deux rives. Comme la description de ces Tacchi
— Sitllàriti Saxifraga Bêrio\. — Lonicera elru/ca^Savi — Rhamnus alpina L. — Campanula roUmdifolta L. — Hteraeium Murorum L. Ftor. Saec. — Silene paucifiora SaUzm. — Ruta corsiea 1>C. — . TheMum LinopkyUu^ L. ~ 5ca6û)f<i holotericea Bertot. ^ 5latire reticuiata L.- *
TACCO TIOCI . TACCe II.
ne sérail qu'une répélilion fastidieuse de. ce que nous avons dit jusqu'ici, survies terrains semblables; nous nous bornerons à observer que le plus considérable de ces plateaux de la rive gatiche du fleuve porte le nom de Tareo di Sadali, qui est celui d'un village, bâti sur ce terrain, au sud de Seulfl; près de ce dernier pays, nous noterons spécialement le Tacco Ticei, le Taceo Marewia et le Tacro î(l.
Le Tneco Ticei, qui se trouve placé en- grande partie sur le terrain carbonifère à.' Ingurlipani de Seùlo, dont noos avons déjà parlé dans le' chapitre fil, page 113, nous a olferl une singularité' remarquable, dont l'explication ne j>eut pas -trouver place dans ce chapitre; nous voulons parler de la présence, sur la surface supérieure de ce plateau , et dans la terre végétale qui recouvre sa cime et ses flanqs,,' d'une grande quantité d'écailles et de fragments d’une obsidienne noire, tout-à-làil semblable à celle que nous signalerons en place au Monte Arei , chap. XII. Remarquons bien que , ni dans Ces lieux , ni dans les monts voisins, on ne trouve pas de vestiges de roches volcaniques. Le nombre de ces écailles et de ces fragments d’ob;idienne à cassure concorde est tel qu’en 1847, avec M. de' Vecchi, et en 1853, en compagnie de notre ami le général de Collegno, nous nous en sommes rempli les poches, en moins de dix minutes de recherche, sur la surface du sol végétal do Taccà Ticei. Nous reviendrons snr ce singulier phénomène dans notre chapitre IX. Nous ajouterons toutefois, que, sur le plateau du Sarcidano, on retrouve ces mêmes écailles, mais en moindre quantité.
Le Tacco Ri, qui est également une dépendance de Seulo, présente à son tour une autre particularité qui tient, à notre avis, de la nature des couches inférieures du terrain jnrassiqife en question. Sur le bord do profond vallon qui sépare le Tacco Ticei du Taceo Ri; et au pied de toute la formation secondaire de ce dernier, vers le
Tacco TTeei.
Obtidivonei.
Tacco At; le» dniptiooi l>ouru««i.
CHAP. IV. — TBUAINS lOUSSlOOES.
SonèUtdrraIntf,
Combmtinn.
S«s différeatcf phatn.
SE, on voil une espèce de traînée, formée par un torrent boueux qui recouvre les schistes- des flancs de la vallée. Ce torrent boueux est périodique; il parait que ses paroxismes dépendent de l’apparition , ou de la cessation des pluies d'automne. -
Lors(|ue nous visitâmes eette localité en 1838, et plus tard en 1833, en compagnie de notre ami, le générsü de t^ollegno, cette espèce de volcan argileux était* dans sa période de tranipiiiliU* ; nous n'aper^'uroes en ceL endroit que les traces d'un torrent de boue, noirâtre, qui avait coulé le long de la pente ra|)ide du vallon; mais bien avant d‘y arriver, nous sentimes bien distinctement une forte odeur de soufre. Nous y remarquâmes également des efllorescences sulfureuses qui couvraient le sol, composé des bancs inferieurs de la formation calcareo- magnésienne jurassique du Taecu )U. ,
II parait que ces bancs d'argile sulfureuse, ne sont autre chose que ceux qui accompagnent le lignite de celte formation, qui est, comme nous l'avons dit, Irès-pyriteux; ainsi, la présence du soufre dans celle .couche à lignite, nous porte à croire, que c'est principalement à son action et ù celle des pluies d'automne, qui mettent celle substance en contact avec l'eau , que l'on peut attribuer ce phénomène, produit par la combustion du soufre des pyrites et par le délayement de l’argile.
Voici, au reste. Ce que, conjointement à M. de’ Vecchi, nous avons pu recueillir des habitants, sur ce volcan boueux en miniature. A certaines époques de l’année, le sol de celle localité se gonfle comme une cloche, ou plutôt coinme une vessie; bientôt il se fend, et il donne lieu à des explosions et à l'éjection d'une- matière argileuse, qui s'accumule môme à une élévation remarquable. Ces . accidents paraissent se renouveler jusqu'à l'époque des pluies d'automne; alors tout rentre dans le calme;. la boursouflure, du .sol cesse, ainsi que les éjections; mais un torrent de boue noire et -visqueuse s’échappe des flancs
TACCII B'fiSTBUILI. M. ABQVBBI, itINBn MS SEVI. Iâ5>
(lu («rrain crevassé et il se répand, en descendant directement jusqu'au bas du vallon. Nous regrettons de n’avoii* pu visiter cette localité, lorsqu'elle était en travail ; car il aurait été assez important- pour la science de voir, t° si les explosions qu on nous a signalées, sont accompagnées de flammes ; 2° si les boues qui sont ainsi rejetées, contiennent des substances salines; 3° s’il y a réellement un rapport entre les périodes de tranquillité, de gonflcme'nt et d'éjection de cette espèce de Macaluba, avec la marche, des saisons; c'est-à-dire, avec l'apparition ou la cessation des pluies et de la* sécheresse. C'est ce que nous ne sommes pas en état de "dire et que des personnes, qui viendront après nous, pourront probablement vérifier un jour.
Au nonf de SoWa/i) près du' village d'Ealersili, où se trouve l'église dédiée à S. Anloine ) il existe un autre Tacco, ainsi qu'un 'second , non loin de là. Ces plateaux sont séparés du Taccn de StiJali par le Rio Benlili; ils n’olîrcnt aucune particularité, sauf qu'ils paraissent avoir été portés à une plus grande altitude- que ce dernier, sans toutefois avoir perdu cette horizontalité qui est un des caractères saillants de tous^ les terrains de ce genre, dans l'ilc de Sardaigne.
En côtoyant tout le flanc septentrional dè la grande montagne de Sonia Vüloria d'Eslerzili , on arrive , vers le NE, à un autre massif jurassique, qui porte le nom de Moule ÀrfMeri; il est également formé de calcaire magnésien, superposé à des assises de grès à lignite et à des puddingues quartzeux. Ces roches reposent sur le terrain carbonifère et sur les schistes talqueux, qui supportent ce dernier; comme on peut le voir dans la coupe que nous avons donnée ci-dessus, page H4, fig.* <8. . ' •
Si d’Arçueri, on se dirige vers le nord, ôn arrive à un autre massif de même nature, dit le Toneri de Seui; on rencontre d'abord le puddingue quartzeux et le grès à lignite, qui lui est superposé. Le chemin est encaissé
TaccU
à'Etlerziti.
Momie Àrqueri.
Toneri df Seui.
■ |j1i .CHAT. iV. — raUAINII lUBAflSIQUBS. ■
dans cc grùs qut en furme les parois; de façon qu'on y voit paraître les couches de lignite endavées dans ce dépôt. Ce lignite, passé à l'état de jajet Ü* * 23, est identique avec ceux du Noraghe Aitaiii et de Tonara; il y est également associé à cette espèce de Métaritr, qui contient des traces de végétaux fossiles et que nous avons signalée dans ces deux localités (t). • .
Prolo^erovnl Si l'oii suit le çheniin qui conduit à la Penlaliana, en «en 1° ayant toujours à droite la masse jurassique ht a gauche la pente schisteuse de la rive gauche du.F/umendoxa, on voit tous les hancs,’dont se compose le terrain secondaire , se montrer successivement an jour, à mesure que l'on avance. Au puddingue (juartzeux et au grès à lignite, succèdent des couches d'un calcaire marneux grisâtre, fossilifère, qui passe de bas en haut,<insensiblojnent, au calcaire magnésien, que nous avons déjà signalé tant de fois; celui-ci linit par dominer exclusivement tout le long de celte route, en prenant les fonftes les plus singulières, de châteaux et de ruines; tandis quo, sur la droite, il s'élève en falaises abruptes et verticales, d’une hauteur démesurée.
Furéi Pendant ce trajet, on traverse une magnifique forêt de chênes- verts, qui sont remarquables par leur puissance et par leurs formes élancées en sons vertical. Nous avons rarement vu, dans l'Ile, une localité qui soit plus pittoresque et d'un eïïet plus grandiose. Kn débouchant de cette forêt, la butte de la Pmialiana, plus pittoresque encore, présente, sur un fond de ciel, ordinairement azuré, sa silhouette singulière, en guise d'une tour hardie, posée sur un cône élancé;* mais on n'y arrive qu’en longeant encore pendant quelque temps la falaise de la grande masse* calcaire de droite et on ne cesse d'en parcourir la base, qu’à Un Heu dit le Pirostu trotlu (le poirier sau-
(I) Voyez ce que noun tvnifü dit k ce propoü, piif'fs I4t* et 149 ri-tlesHus.
* PKBMUAHA.
vage, tordu). De ce point, pour parvenir à la cime qui tait le but de celle course, on gravit encore pendant une dëmi heure (le pied de celle butte isolée, sur un terrain schisteux, couvert d’arhustes. ' '
Voici la vue de la.Perda/iaiia, telle que nous l'avons prise du côté du nord.
Fig. 39.
ii^schjtlcs Ulq^ieox cruUiliiu, ioclincs de vers le SE, dirigée NE-SO ; PP puddÎDgue qnartzeux et grès; Il lignite et mëlaxite; g g grès analogue à celui de TVurrt; ccc calcaire iharoeux grisâtre, rossilirèrc D**9'4; cm le nême/calcaire , passant par des nuances insensibles an calcaire magnésien ; m caleaire magnésien parfait, identiqoe avec celui de N.uTri^ de Laconi et de Tonara.
Perdaliana.
Yu0
de la Perdatianû vert le nord.
Le calcaire fossilifère ccc forme des bancs parallèles, c»icwr«
, - ‘ foMÜiltn
en guise de degrés; il se décompose facilement, surtout du côté du nord; ce qui produit une quantité de fragments mobiles, qui couvrent la plus grande partie du talus, et qui rendent l’ascension de la butte assez fatigante, à cause de leur extrême mobilité. Au reste , celte mobilité nous, a été favorable pour la recherche des fossiles, qu'en peut ' se procurer ayec plus de faoililé en fouillant ces débris, qu’en voulant les extraire des bancs de la pierre
Futsilei.
A|f j<olopiqnide la rerdmUanii.
158 èlAP. IV. — TBUAmS ID>AMH)DBS.
en place; car ils y sont très-difficijes à détacher C'est, comme nous venons de le dire, dans ia pente de celle butte, du c6té du nord, que les fragments mouvants sont plus abondants; et c’est par coaséquent de ce cAté, que nous pûmes faire la meilleure collection de fossiles, dont voici l’énuméralion.
Kerinea VrcrJiii Mgh., pl. E, fig. 6. — • Acifonina ovoïdes Mgh., fig. 8. — Nalica hemisphaerira Roem. — ; N. grandis JlUnst. . — N. Clio d'Orl). — N. Actaea d’ürb. — N. formosa Mor. Lyc.? — N. parlhepita Mgh., fig. 9. — Plenrotomarin drpressa Bean.? — AUtria Iri/ida Mor. Lÿc. — Pholadomya Murrinsoni Sow. — Id. var. Bucardium. — Id. var. lexla. — Pli. anguslala Sow.? — Myacües Veielayi Mor. Lyc. — M. sp. ■ — Panopaea gibbosa d’Orb., fig. 40. ~r Ceromya striata d’Orb., fig. ti. — Gresslya sp., fig. 42. — Thracia lrian(ptlaris d’Orb., fig. 43. — epralllna d’Orb., fig. 44. — Analina vndulàta d’Opb.? h—'Aslarle jiumila Sowf. — >4. angnlala Mor. Lyc.? — Cardium sp. — Lurina BeUona d’Orb. — liioceramus depressas MUnst., fig. 4 5. — Peclen /..««s -Sow. — P. demisstis Bean.? — Ostrea Perdalianae Mgh., fig. 47. — Plaeutiopsis rugosa Mgh., fig. 16. — Terebsatula iMtnarmorae Mgh. fig. 19. — T. ovoïdes Scw". — Bbymhonella subobsnlela Davids., ,fig. ÎO. — Rh. sp. — Tbecosmilia sp. — Pleuraslerl sp., fig. 21.
Comme les bancs de calcaire marneux grisâtre û** 24, 24** bis, dans lesquels se trouvent ces fossiles, sont inséparables des grés et des puddingues quartzeux qui les supportent, et comme ils passent insensiblement au calcaire magnésien bien caractérisé, qui constitue toute la partie supérieure de ce rocher isolé, nous éTons-, dans la détermination fie ces fossiles , le moyen de reconnaître l'&ge géologique de tout le système, dont la Perdaliana est un témoin plus complet. Il est curieux de voir que ce trèspetit lambeau d'un terrain aussi répandu dans ces régione, et aussi uniforme, soit en même temps le plus caraclé-
MOKTB NOVO.
rislique pour la science et celui qui Tut porté à une altitude plus considérable. ‘
La partie supérieure de ceite tour naturelle étant tout- soo iiuiude. à-fait inaccessible à rbomme, nous avons mesuré barométriquement sa hauteur jusqu’au dernier point où il soit permis à Tbommc d’arriver (1); et nous obtinmes 1340 mètres, pour l’altitude totale de la Perdaliaiia. Ce Chiffre dépasse ceux des plus hautes cimes dés monts d'OIiena et du lÀmhara (2)„qUi sont regardées comme les plus élevées de nie, après le GennargetUu.
Une butte, composée du même terrain et qui par sa forme «<»« ttevo. poul également être assimilée à' la Perdaliana , se trouve à 20 kilomètres au nord de cette dernière; elle porte’ le nom At Monte Novo, ou si l’on' veut, celui "de S. Giovanni Monte Novo, à cause d’une chapelle dédiée à ce Saint, qui s'élève près de son sommet. C’est principalement en voyant cette montagne de loin , lorsqu’on la regarde de l'ouest,^ qu’elle se présente en guise de tour naturelle ; mais si on l’observe du sud, on la voit s’allonger vers l’est et présenter des dentelures qni- facilitent l’accès du géologue vers son point culminant.
Nous allons donner ci -contre, deux croquis de celte vu«f
!.. I 1 • . 1 • n C*U« kulU.
butte, vue de ces -deux points: le premier, ng. 30a, fut pris par nous en 1837; le second, fig. 30 b, nous a «lé fràichebient remis par M. Giordano, ingénieur des mines de l’Ile. Dans ce derrtier dessin, on retrouve les formes dentelées et les mêmes accidents que présénlenl
les figures précédentes, 27 et 28, d’un terrain loul-à-fait W
identique.
(1) Ce lieu est indiqué dans notre, fig. 99, pag. 157 par l’arbre du milieu. M. de* Vecchi , avec beaucoup de danger, a . pu parvenir au troisième arbre; mais il lui fut impossible de grimper plus haul.
(9) La cime de Âtha i kidda d'OIiena compte I9J8 mètres d'al,liluilr; le tiiujanlinM du Itfonl /.itnbara, 1310.
jii;»
ir>0 CHAP. IV. — TBBBAINS JimASSHtUBS.
Fig. 30 m. Fig. 30 b.
Monte Jfoèo
d ilolomie pins crisUHinr.
Premier-- Lorsqu'cii 1837, nous finies l’ascension du Jfoiiie A’oeo,> •ur pendant que nous étions prinçipaleoienl occupés de nos
travaux Irigonotnélriques , pour la confection de la carte de nie. nous ne pûmes accorder que- quelques instants aux ^observations géologiques sur cette éminence. D'ailleurs, à cette époque, nous n’avions point encore établi une distinction précise d'àge entre ce que nous rangeons aujourd’hui dans les terrains jurasaiques-magnésiens , et les calcaires avec dolomie que l’on rencontre non loin de là et que nous regardons maintenant comme crétacés. Pressés par le temps , nous nous bornâmes à prenifre note de la similitude que présente le Monte Noro avec la Perdaliana, soit, par sa forme, soit par sa composition minéralogique; nous notâmes également alors la superposition du terrain secondaire aux schistes cristallins,. qui, à la hase du mont, sont dirigés du NO au SE, avec une forte inclinaison vers le NE.
Dootei larriDui. Comme Celte montagne se trouve placée sur la ligne de la longue chaîne dirigée N-S., qui est composée du calcaire crétacé d'Oliena, dont nous parlerons dans le chapitre suivant; comme non loin du Monte Noro se trouve également la masse crétacée de Fennau et d'Vr- ,iulei, il nous est 'survenu un doute sur l’exactitude de notre prepiiére çlassibcation des. terrains de la butte du Monlr Nom; c'est pourquoi , 410US- étant trouvés dans l'ini-