‹ Voyage en SardaigneChapitre 33 sur 84 · VIII. — TBBaAlH PLMMIMIE · texte numérisé non relu

VIII. — TBBaAlH PLMMIMIE

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Kip. 56.

C«upr.

I marne bleue tertiaire subapenniue; t' marne calcaire d'un jaune rouuàtre rossilifère; calcaire marneux blanpliillrc, à corbules, trea-alraliiié ; b nap(>e de lave basaltique; q grès quaternaire, dans lequel ont été creusés les tombeaux anciens de Tarrhos; <]' partie inrérieure de ce grès quaternaire, renfermant des blocs de la roche basaltique qui rerouvre le plateau; T tour minée, dite T’erre T'VccAïu. . ■ ,

bleue Lorsqu'on parcourt, en longeant la mer, l'isthme qui joint la tour de S. Giovanni dt Stnts au Ca}H) S. Marco, on ne tarde pas à voir paraître au-dessous des dunes de sable, dont ce passage est couvert, des assises régulières d’une marne, tantèt grise, tantôt bleuâtre, qui se décompose facilement à sa surface. Cette marrie est remplie de fossiles, dont les plus caractéristiques sont les suivants : PeeUn cristatus Bron. (très-abondant). — P. scabrellus Lk. — Area iHIurii Lk. — Tereln-atula amjmlla Broch; — Dentalium sfrangulare Ll\. — D. inaequale Brn. En suivant celte marne Irès-ravinée tout le long de la mer, on finit par arriver, a^rec assez de difficulté (en parcourant, presque au niveau de l'eau, le pied de la colline au milieu des débris de roches), au bas de la falaise verticale, baltue-par les ondes, qui’ Se trouve' à la partie NO du promontoire. La hiame bleue subapennine parait en ce point avec lous ces caractères, de façon qu’en la voyant on se croirait transporte dans les environs de Livourne, de Siène et même dans VAstrsan. Les vagues, i|ui hatlenl conlinuellemenl en brèche celle falaise, ont mis en saillie les fossiles que

fM 8. MABtlO.

renfernu' la marne, dont la, couleur iileuÀlre, lorsqu'elle est humide, fail ressortir le 'blanc de la plupart des coquilles en question / 33. <3^. 35. Bientôt la roche change de teinte et elle se colore supérieureme.nt d'un jaune roussàtre^ alors elle passe à un calcaire grossier jaunâtre, pétri de moules de coquilles warines Ce ‘calcaire fossilifère rappelle tout-:à-fait le banc également très-co^uillicr, dont nous avons déjà signalé “l'existence dans les environs de Cügliari ({); il en diffère seulemènl par sa teinte, qui est d'un jaune plus prononcé / 36.

-A ce calcaire succèdent des bancs réguliers et. com- oicairc cordants d'un autre calcaire très-salifère, marneux, d'un cendré clair ou presque blanc,, qui est rempli de petites corbules / 37 (Corbula gibba Brong^* Ce terrain passe sqpérieurement à un calcaire grossier blanchâtre , dans lequel on rencontre les mêmes corbules, ainsi que quelques moules intérieurs de Modioles l 38. A mesure que l'on arrive aux assises supérieures de ce dépôt, un vuil b‘ calcaire à corbulés prendre plus de consistance, / 39 lüntin, il passe à un calcaire blanchâtre à capsure presque ^ esquilleuse / 40, sur lequel s’est épanchée la lave basaltique qui couronne tout le plateau supérieur, ^u point de contact du basalte avec le calcaire , ce dernier se montre un peu rougi et modifié. •

Ca stratification de toute cette masse semble avoir subi .sirjiisraiiu». une impulsion de bas en haut, qui a arqué les couches calcaires, de façon que la pjus grande partie d’entre elles plonge vers le NU, tandis que les autres inclinent au contraire au SE; leur direction est celle NE-SO. Près du cap on voit une faille bien reconnaissable, que nous avons indi(|uée dans notre coupe. ,

Vers l'est, la nappe basaltique manque et avec elle les MnuJuiun.

Cr^« qaalrrtiii^c.

(I) Vojtt ci-ile«.<us p. m .Noui rn iniliqaeroni un kemblalilr pr*« «rohi/fi. ■

CHAP. THI; — TBBBAIN PLIOCÈNK.

,V. CatL-rina i/i PUinnun.

Cti9,Ueri.

BlouliiK

de

Tt'tsnura^kes.

Voici ces fossiles: Peclen cristaln» Broh. — Kwiiw Agassiiii d’Orb., mrielas elongata. — Ficula' ifUermedia Sism. — Scliiioeler Sanctaf Manzae Desor.; ce qui établit la plus parfaite analogie entre ce terrain et celui de Sassari, dont nous parlerons ci-aprés.

Les Piémes calcaires supportent l’église de S. CaUerüiu lit Pilinnuri; on y voit des grottes, les unes naturelles, les autres artificielles, dont les parois laissent voir en saillie de grosses huîtres, des oursins et des spatangues, dont nous ne donnerons pas lés noms pour ne pas nous répéter. Ces fossiles sont tous pareils à ceux que nous avons déjü signalés dans le calcaire grossier du Moule délia Pare, prés de Cagliari. Nous allons les retrouver bientét, surtout dans les environs de Saisari.

On perd bientét de vue le terrain tertiaire, en allant de S. Catlerinn à Cuglieri, où il est caché sous la lave basaltique; mais il reparaît de nouveau, sitôt que l'on arrive au pied de ce gros bourg, où se trouve une grande crevasse qui laisse à découvert les bancs calcaires et arénacés, superposés au tuiù ponceux et recouverts à leur tour par de grandes nappes basaltiques.

Sur le chemin qui conduit de CugHeri à la ville de Posa, ce n’est que prés d’un lieu dit les moulins de Tresnuraglies , que l’on peut voir de nouveau un dépôt tertiaire, qui perce par^essous la grande coulée de basalte, sur laquelle on marche pendant plus d’une heure En ce point, nous avons eu occasion d’examiner un fait géologique assez singulier: la roche de sédiment, qui est dégagée de son manteau' volcanique , conserve toute l’apparence d’un dépôt stratilié tertiaire; ntais elle a subi une siagulk-re modification, due probablentent & quelque torrent d’eau chaude fortement acidulée; elle est devenue une roche siliceuse, caverneuse ot tendre, qui semble avoir été dans l’origine un grès calcaire fortimicnt siliceux. Celte roche blanche prend en quelque sorte l’apparence d’un calcaire d’eau douce; mais on la voit passer

Di.--. - -sK'

BKVmiMB »B lO»*.- S»’

Sradnellemcnl à un calcaire grossier, tlonl oii‘ reconnatl l’origine marine par ses fossiles; en certains points elle est pouverle d’une concrétion siliceuse blanche / 4t . 42. 43.

En approchant du village 'de TresHuraghr», on voit de nouveau le terrain tertiaire reposer au-dessous de la lave ; mais il se montre à découvert à la descente de Suiii a Basa. Dans cette descente nous avons remarqué la shperposilion suivante, de bas en haut: 1“ trachyle ancien, formant la base de tout le bassin; 2“ un- dépôt de lufà pnncenx, analogue à ceux indiqués ci-dessus; 3" ui)C marne verdMre/ contenant dés rognons de fer hydraté; elle est absolument identique avec celles que nous avons signalées à la base du cap' S. Elia de Cagliari, page 269 cidessus, ainsi q^ue dans le 'village de .Sino(,'page 276; 4“ plusieurs bancs d’un calcaire jaunâtre, également pareil à celui de Caglhri; il est caractérisé par les mêmes fossiles;» ce sont les oursins et' les clypéastres déjà indiqués; on voit aussi le Peeten jacobaeug. le P. meiüiu et VOntrea lamfHosa, de grande dimension.

Ce terrain, qui forme une partie de la base du Monte NietUlu (mont noir), tout près de Posa, y est recouvert par une lave feldspathiquc et basaltique toute particulière, dont nous nous occuperons, en son lieu. ^ ' '

Avant d’entrer à Bom, en restant toujours sur la rive gauche du fleuve, on .voK le terrain tertiaire abandonner tout-à-fait la côte, pour ne plus reparaître que près de Porto Torres; mais il s’interne dans la vallée du fleuve Temo, creusée dans -la grande 'masse des trachytes anciens. Le terrain subapennin se montre de nouveau à Pailria , à Mara et dans la vallée de Villanora Monleleone ; c’est sur une pareille roche que sont encore debout les restes d’une ancienne forteresse, dite Monleleone. Le sol du misérahle village de ce nom est formé d’un calcaire grossier jaunâtre, qui repose presque. horizontalement sur des marnes fossilifères; il en est séparé par un banc pétri de grandes huîtres, que l’on retrouve dans Irt; n^ons

t 0UM«

HloHlf Ni^du.

Pitdria , Monlrlpotif.

CHAP. vni. — TBEkAIN NJ0C6NB.

Monte Mm^ort Grotte.

Harbolim , Bauladu , Compedn-

Me

voisines. Les marnes én question sont supportées par un dépôt de tuRt ponceux blanchâtre, tirant sur le vert; ce dernier repose sur le trachyte ancien.

Les dépôts tertiaires de Mara , de Itomana et de Padria , se lient sans interruption à ceux de Putio Maggiore, de Bonorva et de Tiesi, dont il sera question ci-après. Nous ajouterons qu'entre Romana et Tieti s'élève, au milieu de la grande masse trachy tique, un plateau calcaire, dit 3/oNte Majori (ou Maggiorf) -, il est renommé dans le pays â cause d'une vaste grotte qu'il. renferme dans son sein. Par une fatalité, explicable d’ailleurs par nos occupations trigonométriques, nous n'avons jamais eu le loisir de visiter l’intérieur de cette grotte; mais d’après ce que nous avons pu recueillir par la bouche de feu notre ami le chevalier François Mameli, ingénieur des mines de Sardaigne, le toit de celte grotte doit être formé d’assises calcaires superposées à un grand banc d’hutlres. Ce banc d huîtres est, sans aucun doute, le même que celui' que nous valions de signaler à Monteleoiw; nous le retrouverons bientôt ejt deux autres localités dilTérciiles. La base du Monif Maggiore esliformée de marne et de lufà ponceux, qui reposent sur le trachyte ancien. Nous regrettons de ne pas avoir eu le loisir de visiter l'intérieur de celle grotte, non pas* pour satisfaire notre curiosité par la vue des stalagmites cl des stalactites qu’elle peut renfernier; mais pour lâcher d’y. découvrir des ossements des cavernes, que nous aurions eu l'espoir d'y rencontrer (1). . .

Revepons momentanément sur nos pas pour reprendre l’indication des limites du terrain en question. Lorsque

(I) Tonies ces grottes ont acquis noe certaine importance indnstrielle, à cause de l’exploitation que l’on fait maintenant d’une espèce de guano qu’elles renferment en abondance; il provient spécialement des rostières fécales des rhauvr~souris, arcumnléra eu ces lieux depuis bien des atëclea. t

MORT DB GMVB. ' *99

des 'ruines de l'ancienne Ci»-»»*, près de S. CaUtriua di PiHnnuri, on longe la base dt Monteferru, au-dessous du Tillage de Narbolin, on ne cesse de rencontrer le dépAl tertiaire plus ou moins couvert par des nappes de lave basaltique. On le voit d'abord auprès de Fherniitage A'Hermanu Matlto, puis il paratl sous les laves des environs de Batiladu et dans la vallée de Pwililalino, jusqu’à la Crnitoniera de Sfoeera, où il se perd tout-à-fail sous la roche volcanique. Ce n'est qu'à quelques pieds «ous cette même lave,' que le terrain lertiaire a été retrouvé, à l'ocoasiori de fouilles pratiquées pour la confection de la route royale au-dessus de Maeomer, sur le plateau dit de la Campeda: mais sitét que l'on descend ce grand plateau, pour alleC à Bonorra, par la magnifique roule en spirale, qui est tracée sur le versant septentrional du Mimte di S. Sitneone, on voit bientél reparatlre les bancs tertiaires, superposés au lufà ponceux ou au Irachyle ancien et supportants à leur tour la géande nappe basaltique.

Au pied de cette desccrite de S. Simroiu de Bonorva, le terrain consiste principalement en différentes assises de calcaire marneux et presque schisteux, qui se divise en grandes plaques sonores ; c’est dans ces plaques que nous avons recueilli, autour de ‘la CanUmiera et dans les murs des enclos voisjns, des restes de Crabes, qui paraissent sé rapporter au Cancer Leachi; ceci nous induiraitd' abord à croire que les plaques én question pourraient représenter un lambeau du terrain tertiaire moyen ; mais la liaison parfaite de stratification de ces marnes avec le calcaire évidemment subapennin qui les recouvre, ne nous permet pas de faire cette distinction de deux terrains; d’autant moins que lë même cas va se présenter presque partout, flans les dépêts tertiaires de la partie septentrionale de nie.

■ Nous avons déjà dit que les terrains tertiaires dé Padria, de PhIso Maqgiore el de Mmielenne, se lient inli-

Cantattipnt «le Bonorvit

Environs

de

Roule royale

CoHgiMimfral ,

Uanc dr gru«xrs huitm.

:h)0 vhap. vm. — tbkh«in pliocIsnk.

memeiil avec ceux de Ronoma. Si de la Cauloniera de ce nom, on suit la route royale vers Sassari, h peine on a fait la descente vers (iioir, on voit, au-dessous de la lave la plus récente, paraître le terrain tertiaire , reposant sur le tufà ponceux. Plus vers le pont-, les bancs inférieui^ du dépôt subapennin consistent en une espèce de grès et de coDgloraérat calcaire pétris de fragments anguleux <!<> tracliyte ancien; mais dans ce conglomérat se trouvent des coquilles,. parmi lesquelles on remarque spécialement le Peclen./Uiltellifuniiiii / 44. 4ü.

C’est dans un semblable conglomérat que sont creusées les grottés artificielles romaines, que l’on rencontre sur le bord de la rolile royale , sitôt après la descente de Ronorta où l’on commence à monter vers tiiave (1 ) ; sur ce conglomérat reposent les dépôts marneux et calcaires du terrain subapennin. Lorsqu’on arrive, le long de cette route, à la hauteur du village de Giave, qui est plac<‘ sur le versant de la colline, on voit, dans le fossé même, un immense banc de grandes huîtres, qui paraissent toutes se rapporter à l’O. lamellosa Broch. / 46; au-dessus de ces huîtres .se développent les assises bien connues du terrain mareeux et calcaire de toutes ces' régions (2). Il est bon de remarquer que ces huîtres ont le même gisement qup nous avons signalé à celles dü banc de Monleleme et de la grotte de 4/o»/e jtfnp^ierc, • nous les retrouverons, encore en deux autres localités. Au-dessus du mont de Giava, le tprrain tertiaire -est couvert par deux coulées différentes de lave: une basaltique ancienne, l’autre péridotique plus récente, comme nous le dirpns en son' lieu. On peut, au

(1) Noos avons donné nnc vue d'une de res grottes, qui est rontre la route royale, dans notre seconde partie du ynyagr rn Sardaigne, planche XVI. Voyei le texte page 164.

(4) Voye* notre planche VI, -fig. 3, où ce banc d’huîtres est indiqué. ■ ’ ‘ • • . ■ '

MONTS CMT4NMU ET KERKMDI.K. Tl EM. .Wf

reste, voir ces terrains et ces snperpositions dans noire pl. VI, lig. 1 et 3.

A gauche de la route • royale , à trois kilomètres i de MonU CastaHfùi distance, on voil surgir le cratère éteint du Monte langin, où les matières, (|ui composent sa cime et son liane occidental, se sont fait jour à travers le terrain tertiaire; celui-ci repose sur une espèce de brèche fossilifère à ciment càtcaire, contenant des débris de trachyte ancien, comme le démontrent les figures 1 et 3 ftû de la pl, VI. Dans cette même planche, fig. 4.3 et 3, on peut reconnaître une succession semblable dans . le sol qui constitue la colline isolée de Kerethule, dont le beau cratère éteint mérite une mention particulière. Nous eii parlerons dans notre chap. XVI.

Lorsqu'on arrive à la bifurcation delà route A’Alghern tîcù. avec celle de Torralba, si l’on se dirige vers Tiesi, en longeant la base du mont de Keremule, on voyage presque toujours sur le sol tertiaire. Â l'entrée du village dé Tien, le terrain e^t marneux, de couleur bleuâtre; il contient un nombre assez marquant de spatangnes , qui sortent en saillie des parois des fossés de la route; ils se rapportent prcs(|ue tous au Schiiaster Parkinsoni Agas. / 47. Le calcaire superposé à ces marnes conserve tous les caractères de celui' de Cagliari et de ceux de Stutari, dont- nous ' allons noos occuper bientêt.

En sortant de Tiesi pour aller à AIghero par Itiri, on RoutV voil le terrain trachylique 'ancien à gauche de la grande route et les marnes tertiaires à droite. Ces dernières reposent-sur le tofà poncenx verdfilre, qui est en (Quelques points discordant en stratification ; mais on perd bientôt de vue ces dépôts aù bas de la montée de Cuccnmia, où , commence à paraître le trachyte amphiboliqne et phonolitiqne. Après avoir opéré cette montée, on se, trouve bientôt sur le trachyte ancien et sur le terrain tertiaire; c’est pourquoi, en arrivant à Itiri, on foule alternalivemenl ces deux rorhi-s, ce qui dépend de leurs positions

3(H CaAP. VHI. — TUBAIN PLIOCÜNE.

respeclivi's, par rapport au plAn et aux courbes de la roule. ,

luri. • Le village, dont il s'agit, est btili ind'islinclemenl sur l'une ou sfur l'autre de ces roches; le haut du pays est posé sur la pierre calcaire , mais ce qu'il y a. de singulier, e’est que les habitations de celle partie de la population sont réputées les plus humides; la partie basse d'//iri repose, au contraire, sur le Irachyle ancien et ses maisons sont regardéës comme les plus saines, ce qui en d'autres circonstances semblerait devoir être tout le contraire. Cela, provient de ce que le calcaire marneux stratifié, quoique placé à la partie supérieure, est conducteur ■ d'huniidilé, qui pénètre dans ses couches cl y reste; tandis qu'il n'en est pas ainsi du porphyre trachylique, qui forme la basé du sol, dans lequel l'eau pénètre plus ditlicilemenl et plus superficiellement.

cmnionurr. Si l'on socl d'/(<rt pouc aller vers la ville d'Alghero, un voit de nouveau le terrain tertiaire à droite de la grande route et le Irachyle à gauche; cependant, au Monte Cuga^, le calcaire su montre également de ce dernier càlé, puis il cède la place à la masse du Irachyle ancien, qui finit par dominer exclusivement à l'est d'j4lghero. Entre l’ancien monastère de S. Leonardo, où sc ' trouve encore le calcaire, et la CatUoniera di Scala Caoallo, on ne rencontre plus le calcaire qu'à fleur de terre, en couches de peu d'épaisseur; pips loin, c'est-à-dire, à dix minutes de celte maison de canlonicr, on voit un hanc de grosses huîtres pareil à ceux du pied de la colline de Ciqoe., page 301 , de Moule Maggiore et de Monte Leone, page 298; mais les bancs du calcaire supérieur , manquent presque lout-à-fail près de la maison de refuge de Seala Cavallo. De ce dernier point, en poursuivaul la route yers Mghero, on ne larde pas à perdre toul-à-fait’ les traces de la formation tertiaire.

Cnurci* Il n'en est pas do, même si de la Canloniera en ques- Hr PerHas lion on se dirige vers -Sassari par la nouvelle route pro-

KlIflBMS BB TOUULBA.

vinciale qui commence par ce point; alors on voit sur le trarhyte ancieji un sédiménl de roche calcaire blanchâtre, arec des grains el des galets de quartz, qui renferme quelques coquilles, parmi lesquelle nous avons recueilli plusieurs espèces de peignes et de clypéastres et surtout le Clÿpeasler allus Lk. Cette roche continue sans interruption, avec un développement considérable, jusqu’au Rio di Perdas Aivas (des pierres blanches), que J’on passe .en allant vers Sassari par cette roule.

A‘u nord du village d'Itiri, se trouve un vallon profond, aoes.r du mi. creusé en grande partie dans le terrain tertiaire et dans les marnes qui l'accompagnent. C’est là que nous visitâmes dans le temps (I) la roche dite du Sel, ainsi nommée à cause de^ efllorescpoceg de cette matière, qui recouvrent les parois de certaines grottes naturelles, produites par la décomposition de la roche au contact de l'air. Cctle roche n’est autre chose qu’un calcaire grossier d’un blanc jaunâtre, pareil à ceux décrits ci-dessus ; elle est caractérisée par la présence des oursins et du Peclen crulatus tant de fois mentionnés. •

Reprenons maintenant la grande route royale, que nous Eaviraiia avons laissée au pied du inonl de Keremule, et dirigeonsnous vers Torralba; dans ce trajet, nous ne trouverons que de la marne el du calcaire tertiaire. Ces terrains 'nous offrent en ces lieux une répétition de ceux que nous avons indiqués au bas de la descente de la Canloniera di Bonorra vers (liave; ils reposent sur le trachyte ancien, par l'intermédiaire de bancs arénacés et de brèches -à fragments trachy tiques, avec quelques coquilles. -En quelques points cependant, on remarque, à la base des couches marneuses, un grès . calcareo-quarlzenx , rejifermant

(I) En 1895., nous avions alors l'avantaKe if'y accompagner noire savant ami ,M. In commandeur Deipiiics, aéinel inspaclenr général des mines sardes.

Üei-<v, Cmsiro

U»Htc .ViMI/U.

304 CHAP. VIH. — TKUAIN .rUOCKNB.

à la fois des moules de coquilles el des déljris urroudis de loches granitiques / 48. îSur ce terr^n tertiaire s’élèvent les cratères éteints, que nous aurons occasion de signaler aussi dans les environs de Turralba; 'c’est également dans les marnes (qui, près du village en question, supportent le plateau de ü. Pk-lro di Sorre^} que lors de l'ouverture de la grande roule on a rencontré le moule de A'anti/a Zigzag, ou, si l'on veut de rj4<uria,quc nous reproduisons dans notre planche H, Ug. i.

Le même terrain se prolonge à l'est de Torralba vers le village de Mores, qui est bâti sur un calcaire .grossier blanchâtre, reposant sur lu tufà ppneeux blanc; c’est dans ces deux dépôts., que vient d'être ouverte la nouvelle roule qui conduit à Qsicri el dont je gravellage nous a fourni plusieurs fossiles, parmi lesquels nous citerons plus particulièrement un gigantesque bloc de polipier, qui parait devoir se rapporter.à VAslrea ElHsiana Ufr. En approchant d’Osieri, le terrain tertiaire cesse de se montrer, pour faire une dernière apparition dans les collines de Noslrq Signera di Castro, vers ücliieri.

La grande route de Torralba à Sassari passe entre la base orientale du Monte Pelao dt le pied occidental du Monte Santa. Ce .dernier est un mont , en forme de cône tronqué, isolé, ayant 753 mètres d'altitude; il offre également une succession de bancs tertiaires pareils à ceux des lieux environnants; ces bancs ont été portés à une hauteur plus considérable que ceux qui leur corrcspondcnl au Monte Pelao voisin cl <|ui assurément ont fait jadis partie, d'un ‘même dépôt horizontal. Ce dérangement du sol s’est opéré après l’expansion des coulées basaltiques sur ces terrains, car ceux-ci sont tous couronnés d'une égale nappe de lave. La partie inférieure du Monte Santa est formée d'un lufa ponceux presque blanc, identique avec cclui de .Mores; sur ce. tufà ont ensuite été déposées des assises de marin», les unes blanches, les âulres grises ou bleuâtres, i|ui renferment ahondamment le Prrlen rrf-

••L0A6HB. ceravNcueiits. - ' 36A

lalU» el d'aulres fossiles, dont nous taisons les noms, pour', ne pas nous répéleT. • ' •

An-d^sus de ces marnes du Monit Sanlo, on remarque un dépAt de sablons (rès-quarlzeux, <]ui semblent provenir de la décomposition des roches grauiliqnes de la (iàllura ^'oisine. Les assises calcaires supérieures à ces jfrés et aux marnes y sont recouvertes, comme nous venons de le dire, par une nappe horizontale de lave basaltique, sur laquelle, au milieu d'unre belle forêt, se trouvent' les ruines d'une chapelle dédiée à S. Elta.

Si de la base septentrionale du 3/onle Sanlo on se di- 'rifte droit vers le nord, oft parcourt à-*peu-près la limite orientale dir sol tertiaire, dont le dernier terme de ce, c(Hé est le lambeau de Ploaghe. Ce viUage est bâti sur des bancs calcaires, qui- forment la partie supérieure des terrains dont nous traitons- dans ce chapitre; ils reposent sur des couches arénacées et quelquefois presqn'incohërentes , (jui à leur tour recouvrent lo trachyle ancien-, avec l’intermédiaire du tufà pooceux- Le calcaire de J*lomghe efct fossilifère. Voici les noms spécifiques des fossiles que nous y avons recueillis : Sculella subruluttda Lk. — Clypeasler scuteHaHa Marc, de Serr. — Peclen- cristahis Bron. — /'. upercularis ):.k. P. fcabrellut Lk. — Mrta Cochlear Poli — Peelunculus pnhjodnaliu Bron. — Conus AldroraneU Broeb. — » Sli-ombu* sp. — Balanus sulcalus Brug. — Pinnitss psevdostrobus Bron. . . '

Ce terrain a été fortement ,toormenté et modifié, soit a l'époque de l'apparition de la roche phonolitique d'Osilo, dont nous avons cru reconnaître des traces au bas du village; soit à celle des éruptions de la lave basaltique, <|ui a formé la belle coulée du Coloru; soit enfin plus lard, lors de la formation du monticule de scories fraîches, dit Monte di S. Maltco. A l'ouest de Ploaglie, vers la roule de Saxiari, le terrain tertiaire se trouve en coiilacl .avec le tufà ponceux ; c’est la que l'on voit, comme

JO

.^abiouN

<|uartirui

PitMifi/ir .

Koaailrs.

f.r Cotcfu,

Cf>Jrun^inHUt.

Depôl

«aMonueui.

Prècipirr dr Cmne i Cktrvu.

306 CH.tP. VUI- — TBHAIR N.IOG6IIB.

à Oschiri, -du bois fossile fortement siliceux / 48. Voyez page 263 ci-dessus.

. Le sol tertiaire de Ploaghe continue 6ans interruption du cAlé de Codrungianus. Ce village est bâti sur un semblable terrain, dans lequel fut ouverte la grande route royale. Dans les marnes de cette route, tout- près du pays,* nous avons recueilli en certaine abondance ces mêmes crabes fossiles , que nous avons signalés près de la Cantoniera de Banorva (t); ils se trouvent de préférence dans la marne bleuMre et ils sont accompagnés du Peeten crislaUts Bron.

En descendant de Cedrungianus vers Sassari, on voit, ‘ sur les parois de la grande route, les marnes à- crabes recouvertes. par un dépôt sablonneux presque incohérent, formé, comme près de Torralba et au Mmle Santa, de débris de roches granitiques. Ces sablons sont également recouverts par des bbncs de calcaire grossier, dans lequel on voit plusieurs moules de coquilles , parmi lesquels nous avons reconnu ceux de gros Trochus, à la vérité, dans un état qui les rendit indéterminables. Lorsque nous remarquâmes celte séparation des deux terrains stratifiés^ opérée par le dépôt sablonneux, nous avons' pensé que celui-ci forpiait la limite entre le terrain tertiaire miocène et le pliocène; mais les observations que noos avons faites depuis, dans plusieurs autres localités, n'ont pas confirmé cette supposition.

En débouchant par la descente de Codrungianus dans la petite plaine de Campa. Mêla, on voit que le terrain tertiaire est superposé au tufà ponceux et à une marne grisâtre , que nous regardons comme deux dépôts- miocènes (2). Au-dessus de ces bancs, le calcaire grossier

t) V’ovcz ci-deBSiis page îOO. '

(i) Voyez ce qni a été fHl Han» le cliap. procèdent pag^

KALA JM aOCCA.

jaunâtre se développe sur une grande échelle; il constitue en ce point. une masse continue, qui aboutit vers le nord à un grand précipieqirfort élevé , coupé à pic, dit Cane é 6'AervK (1), qui domine la routé rov’ale. Près des villages de Tiesi et d’Osst, ce calcaire stratifié est dirigé NE-SO, -avec, une notable inclinaison au NO.

La gronde route conduit bientôt au pied de la Seala iti Cioeta, qu’elle gravit au milieu des oliviers par des rampes successives, dont le développement rappelle un peu celui de là belle route du Mont-Cenix, sur une bien moindre échelle, bien entendu. Ayant assisté en 1824 à l'ouverture de celte route, due au talent de notre ami le chev. Carbonazzi, ancien élève de l'École Polytechnique, nous eûmes occasion de rencontrer à son pied, c’est-à-dire dans le ruisseau, auprès duquel on creusait alors les fondements du pont actuel, dos couches d’une màrne grise, avec quelques indicés de plantes carbonisées, qui nous parait être la même que celle du Campo Mêla voisin , dont nous avons -fait mention dans le chapitre précédent, page 266. Nous rencontrâmes également au-dessous de cette marne un lambeau de tufà ponceux verdâtre, contenant des fragments de trachyle ancien, avec du feldspath jùtreux. La présence de ‘ces deux roches noos a fait penser que ce lien .(qui est réellement le point le plus bas du •vallon), pouvait noos servir de point de départ pour étudier tonte, la snccession des dépôts subapepoins de la Scala di Cioeea, qui reposeraient ainsi sur des, terrains plus anciens.

En partant du pont en question pour entreprendre la montée de Seala di Cioeea, on. voH d'abord une paroi de

(I) Ce mot veut dire Chien et Cerf; il provicAt d'un accideni de chaue dont la Iradilion existe encore : un cerf poursuivi par un chien Se serait précipite du haut de cette roche et le chien l'aurait suivi dans cette mortelle chûle.

Pi«d Hr

Scata di Ctoccm.

BancA ralrairr* .

P4IK cu4|iitllirr.

Sumiiirt dr Ij oionlcc.

Dirt'ciioii des rouchcs \ altitudes.

:m CIHAP. VIII. — TMRAIIV »LIO(.iiIIE.

la roulo laillér verlicaleiiienl dans le calcaire grossier; (•elle coupure' a mis a découvert une succession de bancs lie. 3(1 k 40 ceiilimétrcs de puissa^c. Ces bancs se comppsent d’un Calcaire martieus blanc, un peu jaunâtre, conlenanl quelques fossiles; parmi ceux-ci on distingue le Pevten e/iemi/or/s Lk. et l’0*lr«i • Virleti 'Desh. On envoit d’autres plus terreux, qui passent à. la ma:)me,dans lesquels on rcmarÿic des amks lenticulaires d’une argile bleuâtre, qui contient quelques rares rognons feroigineux; ce point se trouve presqu’à moitié de* la grande montée. ’ * • ' ’

'Le calcaire grossier reparaît de nouveau au-deésns de CCS marnes; il est accompagne d'un bànc mince, mais bien distinct, formé presque oniquemeol d'une quantité de peignes, qui sc rapportent au PecU-n »pere^aris Lk. Ce itanc éoquillier est surtout très-visible à un des tournants do la route; notis le signalons à l’aUcntion du géologue, parce que nous aurons bientôt occasion de parler d’un dépôt important voisin, dans lequel figure en abondance la même coquille.

Plus on s’élève en montant le long de cette. route en /.igzag, plus on voit les bancs tertiaires passer à un calcaire grossier jaunâtre, ou blanc, qui constitue le ‘sol de la ville de Sassari .voisine, à laquelle on arrive au bout d’une demi heure de marche depuis la cime de la montée. .Mais lorsqu’on .parvient à la rampe supérieure de Scaia (k Ciocca, on voit le calcaire prendre unfe structure bréciforme et contenir des espèces -de noyaux arrondis, qu’on dirait produils par des polypiers / 49.

La direction générale des couches de la Scaia ili Ciocca est à-peu-près selle NE-SO, avec une inclinaison de 25“ au SO. La hauteur verticale de cette masse calcaire est d'environ 204' mètres, à partir du pont inférieur dont nnus avons fait mention, pour arriver au point ‘culminant de la route, qui compte 306 .mètres d'altitude au-dessus (lu niveau d(^ la mer; de là on descend . toujours sur un

M88AIII. g/WTA KATM.U.

.■VH*

plan légèrenicnl inclinv jusqu'à Safran, dunt ralliUulc. inoyeime <*sl de 220 .mèlres. « •

En approchant de celle ville (la seconde* de' Küe), le v,..„r<. lerrain ne changé pas de naUire. Le sol de Sassari osl formé d’nn .calcaire grossier blanc, tachant' les doigts, .ou bien d’un jahine-isabellc-lendre; c'est absalument la roche d'Iü'MerioiKs , .des- Caimcins et de S. £ha dç CaiiUari. On donne également' à Sasiani le nom de Pieira CanUme à celte pierre ,f dont les carrières sont ouvertes en pjueletirs endroits dans les environs de la ville.'

Vers r-ouest de celle-ci, du côté de la roule d'A/f/Aero, ou™ jr la.iii... le calcaire jaunâtre ù spatangues se développe davantage >

OB y. voit* ces fossiles sortir en saillie des parois des chemins creus; .ce sont, en général, (les individus asse* bien conservés du Schizanler Sanrlae Manzae Desor.'; ils sont , associés- à quelques autres fossiles échinodejrmes et à des coquilles, dont la plus caractéristique csV- toujours k Peotrn rrUtatus Bros. / b®. 50 fri». C’est une répéliljen de . ce que nous avons signalé* dans lo terrain de Ja falaise de Sa Piillu, près de S. Catlerim di Pi/iunurt ,• p. 295. parmi les fossiles, q'iû' dans celte région de Satsari ac'compaghent les deux, espèces mentionnées ci-dessOs, no«s citerons ta Pleurolom/i calaphracta Broch. — ' Telliiia plaimta Lin. — Venus seniHs Broch. — Pecten mrfiM Pen. ,

Après avoir <parcouru de ce cOté de la ville, le lerrain i. dont il s’agit, qui est ombragé par des oliviers,- od arriveau'pted de la coHine -dé. S. Nalolia, ^onl le noyau-est formé de Iracbyte ancien recouvert de roche tertiaire ; celle-ci passe inférieurement à. un puddingue, ou si .l'on vent, à une espèce de brèche à 'ciment calcaire, qui renferme des débris, soit -anguleux, soit arrondis, de Ja même roche' Irachjlique eur laqueUe elle repose. C’est absolument ce que nous avons déjà signalé entre Bonorta et Giave, ainsi qu'aux pieds des lUoiüs CaStangia et Cneuretldit de Jirremule; mais ce qu'il y a d'important- a observer dans celte brèche -caUaire de S. Nalolia, c’est

Pifira féne.

^ucrrftiion «Ici rourh(*i>.

DilBcullt'i

gi^ulogiquM.

310 CHAP. fin. — TBUMIH nJOCàNE.

la présence de l'Opereuliaa eompkutata - d’Orb. et d’auires foraniinces, qui donnent à ce conglomérat une physionomie d’un dépôt miocène. Ces OpercuHne» sont accompagnées de la iVosM mufaôt/u Desh. / 54. 54 6».

La pierre dont il est.question , est plus dure que le calcaire jaunâtre grossier de Sassari; elle porte dans le pays le -nom de- Piofra forte <H Santa Natolia comme la roche dq noyau du Monreale de Cagliari prend celui de Pietra forte di Bomrta; mais Celle de S. Nàtolia difTère essentiellement de celle-ci par son rapport avéc le calcaire' grossier jaunâtre , auquel elle passe insensiblement de bas en haut par des nuancés qu'il est impossible de saisir, ainsi que par une concordance parfaite de stratification des deux roches ; tandis que c'est tout le contraire au Monreale de Cagliari.

Ce n’est pas sans quelques difficultés, produiteâ spécialement par les murs d’enclos, que nous sqmmes parvenus, conjointement à M. de’ Vccchi, à suivre, en partant de Sassari, ces différents terrains, dans lesquels noup avons reconnu la succession suivante de hant en has; 4° calcaire grossier jaunâtre avec des plaques lenticulaires d’argile bleuâtre un peu fossilifère; 2° bancs sablonneux â spatangues et à oursins ; 3° grès Rempli de fragments roulés de quartz; 4” enhn, la Pietra forte di S. Katolia, qui repose sUr la roche trachytique, dont elle contient des fragments plus ou moins gros, à mesure qu’elle passe à la partie supérieure; c’est-à-dire, la grosseur dé ces derniers diminue en raison du passage de ce dépôt au plan supérieur. . .

Nous ne nous dissimulons point qu’un géologue étranger, qui arriveraiL en Sardaigne par la voie de Porto Torres et de Sassari et qui visiterait d’abord les terrains de S. Natolia, verrait, dans le noyau du monticule de ce nom, un trachyte soulevant et modibant, plutôt qu'une roche d^éftdnchement recouverts après coup par le terrain lertiairé|.'^j|^ la longue et minutieuse étude , que depuis

■ lO Bl B. OIOBOIO I.A CHUtXA, 311

tant d’années, nous avons faite de toutes ce^ localités, en le» visitant à plusieurs reprises et en les comparant entre elles, nous a démontré que le trachyte ancien, sur lequel le calcaire de S. Nalolia est adossé, est antérieur aux terrains tertiaires, moyen et supérieur (c’est-à-dire miocène et pliocène) et que les fragments de cette roche, renfermés dans les assises inférieures de la Pietra. forte, provienaent de la masse sous->jacente. Les moditications, qui paraissent avoir été opérées dans le calcaire grossier, ainsi que le soulèvement qu ont pu subir ses couches, seraient, à notre avis, des effets purement dynamiques, ou si l’on veut, des effets pluloniques d'une date plus récente que celle de la formation du calcaire en question.

Le terrain tertiaire de Satsari se prolonge au SO de »'• <*<•*• la. ville un peu au-delà du Rio di Perdat alvas (des pierres blanches), où il s unit, aux dépôts que nous avons déjà signalés à la Canloniera di Scala Camllo. Vers l’oue’st, H cesse de se montrer à la droite du Rio di S. Giorgio (1), dont la rive gauche est formée de calcaire crétacé. Vers le nord, le terrain tertiaire continue .à suivre le cours du Rio di Ç. Giorgio, devenu le Rio di Porto Torres, le long duquel on arrive à la mer. Près de l’établissemenUagricole de la Crucca, ce même terrain se rencontre cependant sur la rive gauche du Rio di Porto Torres;- mais i| n’y fait qu’une apparition, pour céder bientôt la place, .soit au trachyte ancien, soit aux calcaires' crétacés du Honte Aivaru et lieux voisins, dont il a déjà été question dans le chap. V, page 18.7. .

Le terrain tertiaire de la Crucoa est de même que celui u Crucc-qu’on rencontre en allant de Sassari hS.NaJolia, sauf la Pietra forte qui y manque; mais en revanche, le puddingue quartzeux, qui forme la base de ce dépôt, y est très-développé; sur ce puddinguc on continue à voir, le

(I) Voyei ci-deMos, pagr I8C, nol^.l.

CNAP..¥III. — TKMMIK PLIQC6HE.

r.roltp# d« S. GatHnc.

raiA TêmUti.

i«ng du lUv, les mêmes banrs de calcaire grossier jaunâtre, qui, au pied occidenlal de l’église de S. Gamno, contiennent (les oursins et d'autres fossiles de même nature.

Le point le pins propre pour étudier le terrain de S. Gaiinô est tout le long du bord oriental du lUo di Porto Torres, quj court du sud au nord jusqu'à la mer, en passant Sous Pancisn pont romain. Dans les parois de ce vallon , on ' voit des grottes sépulcrales antiques et des carrières, qui furent jadis ouvertes dans le calcaire grossier tendre d'un jaune-isabelle. C'est là que nous avons recueilli quelques fossiles,' parmi lesquels nous citerons le Clypraslir altti.i Lk. / 52; il .s’y trouve en assez grande abondance; nous en avons pris qui sont remplis intérieurement des mêmes éléments, qui forment le çuddingue qnartzeux indiqué ci-dessus , ce cpii prouve que ces fc»siles appartiennent aux assises inférieures du. terrain tertiaire des. environs de. Sussor»;' nous y avbns également rencontré plusieurs moules intérieurs d'une grande espèce de Flabellum, avec des trous de LUhofthages l 53 (t ).

De'Por/o Torres (ancienne Tutris Lybistonts), la route pour aHer vers Sassari traverse une plaine accidentée , formée uniquement des mêmes terrains ; près de cette villq, à côté du couvent de S. Pietro, se trouve un domaine rural qui appartient à M. Tealdi; contre la maison de ce domaine on a pratiqué une excavation de quatre mètres de profondeur pour y établir un réservoir d’eau et Fon a nais au jour un banc puissant de -marne bleue, loutà-fait pareillë à celle qni est connue en Italie srtus le nom

(1) A ces fossiles nous pouv^ms ajouter ceuü recueillis en ces lieux par M. B. Collomb, qui se trouvent à Paris dans la belle collection de M. Micbellin; ce sont; Echinolampaj hemtsphaericus Agas. — ■ BrUsopsù ehgaru Aj^as. — Pericosma latus I>esh. — Srfiiz/jstrr Sanrtae Manrae Ofso?, — S. Horsonii Sism.

LOCBLBinV. NOBAGHE DB SV PATABA. 3|;(

de tiéajtfnnitif. Dans la décharge de celle excavalion, les fossiles ne soiH pas rares en individus; mais ils sont peu variés en espèces," qui s’y' répèlenl loulés; ce sont principalement le Prcten crislalus Bron., le P. semicoslalus? MUnsl. el le Schiiosnr- Snnctae Matnae Désor. ; ces fossiles sont accompagnés des suivants: Naa$a selnislriàt» Broch Venta rincla Agas. — V. erycinoide» Sism. — V. »eiii/i* Broch.- — LuHna globosa Bon. — Sehitatler Parkituonii Agas. Les deux Sehiztulrr, surtout le S. Sanclae ’Manzae, sndl Ifès-abondants dans toute cette localité. Dans uir enclos du même domaine, recouvert d’oliviers, qui' se trouve à 200 pa.s de la maison vers le SO, nous avons également vu ces Spalaurfues abonder dans le calcaire g^ossie^ jaunâtre, superposé' à la marne bleue; ce' qdl nous eontieme dans notre o'pinion relativement à l’Age géologiqne de ce terrain A SchizoaUrr ‘fianclar -Mamae de .Sosnan, qu’il nous est impossible de Séparer du terrain subapennin. - • v • . •

Une localité analogue à celle de la Villa Tealdi se trouve aussi non loin de Sassari dans un vallon vers l’est, elle porte le nom de Logulftilu, que des étymologisles do pays font venir de Luctis Lenluli. Ce vallon arrosé par des ruisseaux abondants et couvert d’orangers , de citronniers el de lauriers, est recherché par les amateurs de jardins; on .y rencontre les mêmes fossiles qu'à la Villa Tealdi, Aû reste, pour compléter la note de ceux que nous avons recueillis dans Mes environs de. SA.<«ir*, nous ajouterons fes suivants: Aturia ligzag Brn., pareille à celle de Torralba (voyez page 304 ci dessus). — Ficula rntermedia Sism. — Volula-rarispina Lk. — CÔtuis pouderosy» Broch. — Lucina spuria Desh.

Si de liognlmlu on continue à se diriger vers l’est, en gravissant la colline, après avoir dépaksé un moulin à eau, fourni de deux roues placées une au-dessus de l’autre, on rencontre une crevasse qui débouche dans le vallon principal , où coule le Rio di Ollara ; én suivant

liKUtêatH.

•V"'v»Ar atf tm Patadt».

314 fin. — TBMAIK M.IOCBKK

ce vallon étroit, on finit par arriver' au Noraghe de sa Patada, dont les ruines sont placées, sur le point culminant de cette région, qui appartient déjà au territoire' de Sedini. ' ■

Su potilion. Cette localité sauvage., presque inculte « que nous avons visitée et étudiée à plusieurs reprises, fut également l'objet de deux courses de M. de' Yecchi. C’est une de celles qui sont faites pour dérouteV le 'géologue , à cause de )a contradiction apparente qu’elle présente avec toutes les données recueillies dans .les autres points de l'tle. Les restes du Noraghe de Pcdada se trouvent placés sur une éminence à-peu-prts conique, formée de trachyte ancien, sur la nature duquel il est impossible ,de se tromper, lorsqu'on a étudié à fond tout ce terrain si répandu dans la partie occidentale de la Sardaigne. Au pied de ce monticule on voit paraître un dépôt tertiaire, dont nous allons d'abord donner la coupe, qni fut prise par nous et qui fut vériBée par M. de’ Yecchi, dans deux \oyages successifs qu'il fit à notre prière dans cette région. . , .

Fig. 57.

T trachylé ancien i * dépôt eablonneux modifié, rempli de Peignts (P. epereularit Lk.)'i g eapcce de pnddingue calcaire, avec

de grot galeta de trachyte ampbiboliqne ; J banc calcaire à JHtcarbitu; i' banc kSeutelUs; c calcaire groasier blanc-jannitre , pareil à celui.de Sattari.

(.>kud<iruh)u^ Ce qu'il y a d'abord de plus important à signaler dans jinph>koh,|ur. (impôts tertiaires, évidemment contemporains, c’est la

. NORACHB BB 8A rATAM. 313

présence des galets de trachyle aniphiboliquc et phonolitique / 51, dont la roche forme, non loin de là^ les monls coniques A'Osilo; or, comme toutes les données, que nous avons recueillies pendant les longue» années que nous avons consacrées à l'élude géologique, de J'Ile, nous engagent à rapporter l'apparition du trachyle A'Osilo, de Monustir et du cap de Pula, à une période postérieureà celle de l’expansion du trachyle ancien et même à une époque plus réqentc que, celle des premiers dépôts suhapénnins; comment expliquer la présence des galets d'une semblable roche dans les assises inférieures de ce dépbt, qui semble au premier abord avoir été soulefé par ce même trachyté ancien, dont nous rapportons l’apparition à une époque plus lointaine?

Une manière asseï simple de sc rendre raison de ce double fait ce serait 'de voir, dans le trachyle du monticule de M Patttda, une roche sortie du sein de la terre, postérieurement à l’apparition du trachyle amphibolique et phonolitique d'0.«t/o, dont le» galets se trouvent dans les bancs arénacés et calcaires, 'qui furent ensuite redressés au bas de la butte et qui sont inclinés. vers l'ouest; mais en examinant avec attention les' localités voisines ; on ne tarde pas à reconnaître que le trachyle -ancien, loul-àfail semblable à celui de la bulle du Nontglie de sa Palada , se trouve près de là à la réritabic place géologique que nous lui avons assignée dans l'ordre des 'formations des terrains de l’Ile. D'ailleurs, ..d'après ce que' nous avons observé à S. JVatolia' Ae Satsari et d'après ce que nous verrons à la Fontana del Fieo, if nous est impossible de • • nous écarter de la règle générale que nous avons dû établir relalivement à la période de* l’expansion du Irachyle ancien.

D'après les données que nous avons recueillies sur Opiaion l’âge de ce dernier et sur celui du trachyle amphibolique et phonolitique de la Sardaigne, nous avons cru reconnaître que l’apparilinn de la première de ces deux roches

;)i(i cHAP. VIII. -- vEaiiAm pMor.ii%ii.

doit avoir ou lieu dam; co pays- imniodiatoinenl après la formation dos dépôts du lorrain cocène, tandis que colle de la seconde se serait eiïectuée avant l’onlier développènicnt du terrain sultapennin. Nous avons également cru rcconnattrc que pondant le long intervalle tie temps qui doit è'ètne écoulé entre oes deux périodes géologiques, les eaux de la 'mer subapennine ont fait irruption dans riU>, au milieu de la grande masse de trachyte ancien, (|iii par conséquent avaiLdéjà pacu. D'un autre côté, nous avons lieu de croire que le trachyte amphibolique et phônolitique d'Oxi/o est sorti -du sèin de la terre pendant que se de'posaient les premières assises do terrain tertiaire de sa /'otoda,. indiquées dans notre Coupe,- lig. i>7. C'est ainsi que nous expliquons I» présence de ces galets dans cette localité, tandis que des bancs absolument pareils contiennent ailleurs des fragments de trachyte plus ancien: La masse de ce dernier peut avoir été-soulevée, à une époque plus récento, au point où se. trouve aujourd'hui.* le Noraglie de sa Pafoda,- ronjointement au- dépôt tertiaire: mais nous ne-vcrrlons eu cela qu’un elTel purement dynamique; en un mol, .le trachyte ancien de la bulle du Koraijhè de\sa .Falada aurait joué un rôle passif à. l'époque à. laquelle le dépôt tertiaire, qui se trouve à sOi\ pied, a été -soulevé avec. lui, incliné et même uo peu inodilié. Nous adopton:» par conséquent-, à l’égard -de ce dépôt tertiaire, la même explication que nous avons proposée ci-dessus, relativement à celui de la IHelra forte de .Sauta Natolia. . . '

. L'autre particularité, egalement importante, du lieu dont

dr lovfilrt. » I II • • I

il s agit, cesl.la présence, dans le terrain tertiaire, des lüscorhitrs et de dilTérents autres fossiles, que l'on a placés jusqu'ici dans la formation moyenne ou miocène; ils y sont associés à d'autres fossiles du lerrahi sujiérieur ou pliocène,- comme, serait .surtout le Perte» ni>err,ularis Lk,, ipii forme également un banc remarquable dans le cal-

PONTANA DEI. FIOOj

caire de Scala di Cioeca (1). Ce méfangc de fostiilcs se voit clairémenl en > Consultant nos échantillons / 54. 55.

55 6m., Voici la. note dep prinaipaux d'entre eux, que pr.ésçnte cette localité.

[liiscorbil's) HetêiosU-gina complanala M;;h.,'pl.-//, üg. 6. Ko.iii»*.

— Mveolim iirciiuldrû Mfjh., hf;. 7. — Niimmulites sp., tq;

8: — Peclrn ojiercularù l.k/ ( Irès-abondaiU romianl à lui seul un banc remarquable). ' — Cejiapora anffulosa Reuss,

— Clÿjyfa.iler scvteUal\nt ..Mar. de- Serr. I 55 bû. -- EchinolamiMis hrmispliaeneu!i Agas. Toutes ces espèces sont ab'onilantes. Ce mélange de fossiles miocènès et plipcènes n’est dans le fond (|u'un ' équivalent de ce que nous avons signalé à .9. Aq/o/ài et de ce que nous verrons ci-après.

Kn elTet, si au lieu de redescendre du Noraglie -de sa FoxianaMFico. Vatada vers la ville de Sassari, par le chemin qu’on a suivi pour y arriver, pn dirige les pas du c6té du sud, en suivant un*, vallon qui -va couper à moitié chemin la route qui conduit de Sassari au grand village d’Oxtfo, on arrive sur celte route à un lieu dit Fautana del Fico ^ forrlaine du figuier] ; on y voit bienlét en place le trèchyte ancien supportant des bancs calcaires, dont les assises les plus inférieures renferment des fragments de ce trachyte; associés aux mêmes fossiles qu’on vient de quitter à 'la butte de sa Palada I 56. 56 bis. 57.; ces fossiles sont les suivants.

Ueterosteijina complaiiain Mgh.- — NHinmtditps sp. — FomUc. ÀlMolina irrerjularis Mgh. — Ciypeasler sculrllalus Marc.

•le Serr. ’ — .tVnu.t plicata Gmel. — Peclen opercidaris Lk.

— IVas.sa mulabilis Desh. (2). — Trochiis ;>a(u/u.«, Br. On voit clairement que ce dép6t n’est que la continuation du précédent.

(1) Voyez ci-(leMUS pa(;o 308.

(9) Tetle mémo Nassa se trouve ausai à S. Natalia prêa de Sa»- 5ari, où rite esl arcnmpafjnée de VOptrruUna romffianaln d’Orli. Voyez ri>desMif« pa^e 310.

CMAt. VIII. — TBBBAIH M.IOCilNB.

CilrU de tracbyle,

Leur uncinr IKoUablr.

Autres Unilirsui lalcaires.

• Pour compléter ce que nous exposons sur la similitude des terrains de ces deux localités, nous ajouterons qu'avant examiné tout récemment (1), avec le plus grand soin, la partie inférieure de ce dépét tertiaire, tout-à-fait à l'angle de la roule', près de la Fontaine du Figuier, nous avons vu CB quj nous avait échappé dans nos courses précédentes en celle localité, savoir, que plusieurs galets Irafhyliques, que ce banc inférieur renferme en certaine abondance, peuvent, comme ceux du Noraghe de ta Palatin, être rapportés au Irachyte que nous distinguons par le nom d'aniphibolfqne et qui se trouve en place près de la au bas du mont conique d'ôsilo. Avec ces galets op en voit d'autres qui appartiennent au trachyle ancien , sur lequel ce banc est posé directement.

De ces faits nous concluons' que ces galets du' banc calcairo de la Fonfana del Fico, comme ceux' du Noraglie de sa Palada., proviennent d’une, expansion de la roche amphibolique d'Onfo,qui daterait d'une époque antérieure à relie qui a mis au jotir la masse entière des trois monts , sur un desquels est bâti le village de ce nom. Nous reviendrons sur ce sujet épineux- dans nos chapitres XIV et XVll ci-aprés.

Depuis la Fontaine du Figuier jusqu'au mont conique d'Osilo, qui est représenté dans notre pl. V, fig. 4, 'on rencontre encore des lambeaux de calcaire tertiaire, su-, perposés au trachyte ancien. Parmi ces lambeaux nous en citerons un -qui se trouve à cinq minutes de distance de la fontaine eu question, sur la roule même vers Osilo; c'est un banc de calcaire grossier très-blanc, un peu friable et tachant les doigts, qui est pétri de- moules intérieurs de pecloncles, Peclunculus pilotus Lk. / 58. Nous avons également recueilli tout près de lit un individu de ce même Flabellum, que nous avons rencontré à Porto

(I) Kn juin 1855.

momt »'osuo. 319

Toitm. Void» la note dos fossiles, que nous raniassàroes chemin faisant, le long de la route entre la Fontaine du Figuier et le pied de la montée d'On/o, qui est' ènsuile pratiquée' dans la masse de trachjte amphibolique.

Peelen médius Lk. — P. benediclus Lk.? — Venus veneliana Sism. ' — Nalica sp. — Cardila sp. — Pectunculus pilostts Lk. — Asltea [Sarcimila conoidea) Qoldf. 7 59. — Flabellum sp. ■

Pour donner an lecteur nne idée claire de la position de ces dépôts 'calcaires des environs de la Fôniana del Fico, nous ajouterons la coupe démonstrative suivante, que nous en avons faite dans notre dernière excursion en ces lieux, en 4655.

Fie. 58.

T tracliyle ancien; tp trachyte amphibolique du mont d'Osito/ P puddinguc rottilifhre à ciment calcaire renfermant dct gklats dea deux roches T et tpj i hane à Ditcorbilet {■HettroUogima complamala)-, s kanc à ScuUlIrs et Ptigm (^Ptcitn opmularis, abondant); e calcaire grossier blanc, se divisant en plaques.

L'ensemble de tous ces ‘terrains est représenté dans la figure 4 de la planche V de notre allas, dans laquelle on distingue les trois monLs d’Osilo et la Fontana del Fico; celle-ci est placée au-dessous du premier plan; on' v voit les roches calcaires superposées au trachyte ancien et fortement inclinées du côté opposé au centre du massif en question, qui est formé de trachyte amphibolique et de la roche phonolitique qui l’arrompagne II en sera question dans le chapitre XIV

FuMileia

Coupe

de ces temisi.

Renvoi

k U plinchc VI.

CU^P. VIII. — TEBRAIX PMOCfcKE.

suut..cmriii Kii 4|>prodiaiil d'Osilo, le terrain tertiaire disparaît sur ‘’ciUa’ire.'" la route, pour faire place à la roche trachj tique etpbunolitiqud. indiquée ci-dessus ; c'est sur elle que sont iwplanlés le village A’Osilo, l’église de S. Antonio et celle de ISnslra Siijnora ili Boiiaria voisine ; mais le calcaire se montre tout autour de ce groupe, avec des inclinaisons qui déiiolent qu’à l’époque à laquelle • ces monts prirent leur élévation actuelle, les dépAts tertiaires avaient acquis leur entier développement; qu’ils, furent ‘relevés autour de ce massif centrai et inclinés du edié. qpposé.

Bàsaiii ^ Sitôt que l'on dépasse la hase orientale de ces mopts',

•II* Uarlts. *.*

la roche lorliaire r<^parail dans le passin ge.i/ar/u; les habitations de ce village, qui se trouve, à H kilomètres à l’est de celui A'Osilo, sont bâties sur un tufà ponceus, associé à des assises de calcaire 'd’eau douce, que nous crovons pouvoir placer dans les dépôts de la ‘,périodc miocène (l). Avant d’arriver aux- maisons, on rencontre près de l'église de Santa Lucia des bancs ‘calcaires superposés au tufà ponceux et même au trachyte ancien; c’est' dans cette masse calcaire que furent creusées les grottes sépulcrales très-anciennes, que l'on rem’arque en ces lieux.

bciiii€> La roche dont il s’agit, est absolument la môme que dnpouKu,. avons signalée entre Sossori et 0«i/o; mais

à 'sa partie infégeure nous avons observé des bancs d'une marne feuilletée d'un brun clair, dans laquelle sont pai^

* semées des écailles de poissons, qui paraissent pouvoir être rapportés aux genres cycloïdes et cténo'i'des I 60 ; on voit spécialement ce banc près d'une église isolée , au sud du pays de Martin. Cette marne feuilletée peut être rapprochée de celle que nous avons signalée dans le village iVAle» I ii (Voyez page 283 ci-dessus). Dans ces deux ^

I) Voyn cimIcmus cliapilrc* VII, pafÇ6 il»5.

MAKTIK.

localités on IronTc ces écailles à la partie inrérieure du dépôt pliocène.

Ce dernier se développe à Martu contre le village , oti'Ciicaiirpiio<.''ur. il fomié la colline dite le Montefraïuv , <|ui domine toute la population. • Nous y avons cru reconnaître une faille remarquable, que nous avons tàrhé d'indiqaer dans la coupe ci-dessous.

Fig. 59.- •

•Coinvp

du U. Frmm<e.

T lurâ ponccox Invrreé par de nomlireux filons a de silex pissanl au jaspe, i la calcédoine et à. la cornaline;- d lambeau de calcaire d’eau douce;' m" banc de marne brune à écailles de poissons / GO ; 'A banc calcaire rempli de Tragments de quarts et cunteuanl une quaulilé d'buîlres / CI. G3; g grès quarliirère à Sculeltes; m calcaire marneux pétri de moules de coquilles bivalves / 03; f marne un ppu reuitletéc également roasilifère ; m' calcaire marneux grisâtre coquillisr; g' grand banc d’un grés quartsirére trés-coquillier.

Comme on voit par celte coupe, la base de ces ter- suerrumn rains est le tufà ponceux, qui est blanchâtre ou gris et rsiVairn! qui est traversé par de nombreux liions de silex p>romaque passant au jaspe et -à la cornaline, comme nous le dirons dans le chapitre Xlllt Sur ce tufà, au pied du Monirfraneo, repose un banc de calcaire très-quartr.ifère h, qui renferme en quantité l'Oslrea lamellosa et l’O. folmxa Broch., ce qui rapproche ce banc de celui que nous avons 'signalé cl-desstts ci Monlelmir, au-dessous de Giave sur la grande roule, à Montemagfiiore et près de Scala Ca- - St

Baiii-

tri»*fouililère.

3M CHAP. VIH. — TBUAIN PLIOCÈNE.

vallo; le banc g renferme les mêmes hntlres, associées à des ScHifUes plaies et Irès-minces, qui font saillie hors des parois de la roche en décomposition ; mais malgré cette décomposition, ce grès quartzeux est si dur qu'il nous fut impossible d'extraire une de ces nombreuses Seulelles entière f cependant, d’après ce que nous pûmes en juger par les fragments de ce fossile que noos avons arrachés de ce banc, nous croyons qu'il appartient à la même espèce que nous avons rencontrée dans un gisement analogue et dans un banc tout-à-fail semblable, près du village de Ploaghe (i) , où nous avons, réussi à recueillir la pièce entière, qui fut reconnue pour la Sculelh tubrolunda Lk.

Supérieurement à ce banc à Seulelles , se trouve la couche marneuse m, pétrie de moules de coquilles bivalves, parmi lesquelles nous noierons les suivantes: y'eniis senilis Broch. — I’. cincla Agas. — Area aniiquata l.k. — Lima sguamosa Lk. Ces moules / 63 sont nombreux, mais en général peu déterminables. Dans la même couche marneuse, on voit aussi de petits lits de gravier, qui contiennent des fragments de coquilles et des foraminées (Alveolina, Triloailina, Crislellaria el autres). La marne feüillelée f est également fossilifère, mais principalement celle marquée m', dans laquelle ne manque pas de se trouver le Peclen cristahis. Quant au grand banc calcareo-quartzeux g', .sa pâte est tellement tenace que, maigre tous nos soins et malgré le nombre de coquilles qu’il contient, noos ne pûmes jamais parvenir à en avoir une entière. Ce sont presque tous des individus du Peclen jacobaeus ou du P. médius, autant que nous pûmes en* juger sur place. Nous y avons arraché un gros fragment d’une Cellepora dendroïde très-semblable à la C. palmala Mich.

(I) Vôye* 305. ^ • ►

CHUEiMOirri. WDLZI. SBDINI.

Tous ces bancs du Munlefranco de Martis sont dirigés à-peu-près NNO-SSE, avec une assez forte inclinaison à l'ENË. Le point culminant de la colline où est placé un Nonujlie en partie détruit, nous a paru contenir deux assises de moins que la partie de la même masse qui regarde l'est; ce qui nous a fait penser que c'est là un effet d'une faille, qui s'est formée dans le mont, par suite de laquelle les mêmes couches ne se trouvent plue entre elles sur un même plan; celles de l'est sont, d'ailleurs, bien plus inclinées que celles qui leur correspondent à l'ouest du Monlefranco, dont la partie supérieure aurait subi une dénudation avant d'avoir été portée à son élévation actuelle; ce qui semble tout le contraire de ce que l'on observe ordinairement ailleurs.

Nous avons également bguré dans notre coupe 59, d'une manière simplement théorique^ la position du calcaire d'eau douce <i, et celle de la marne' à écailles de poissons ni". Nous ne saurions dire si cette marne feuilletée doit être rapportée à celle marquée f de la coupe du Monlefranco; nous serions, au contraii'e, plus enclins à la considérer comme faisant partie d'un.dépêt placé entre le calcaire d'eau douce ou bien le tufà ponceux (qui- pour nous sont miocènes) et le terrain tertiaire pliocène; ce qui rapprocherait cette marne de celle d'j4/es, dont nou» avons déjà fait mention ci-dessus.

Au sud de* Martie, le terrain tertiaire se voit aussi aux environs de Chiarainonli, village bâti, moitié sur le calcaire grossier blanc, moitié sur un tufà ponceux de même couleur. Ces terrains se rencontrent également de l'autre côté de la grande vallée, c'est-à-dire, vers le village de Bulû et de Sedini, qui fournissent la chaux à la province granitique de la Gallura. En effet, le terrain tertiaire, dont nous traitons dans ce chapitre, cesse tout-à-coup avant d'arriver au fleuve Coghinas, qui forme la limite orientale de la Gallura; il ne reparaît qu'à la presqu'île de La Testa , en face de la ville cl des falaises de Bonifario en

Direction dci coacliea.

Faille.

d‘rau doure.

Ciu«ramomU.

Butu. Seiimi.

CHAP. vm. — TBBBAM PLIOCMB.

Ia\ Testa.

Nature du sol.

Coupe ((cQCralr.

Corse, où ce terrain est développé sur une plus grande échelle qu’à La Testa.

L’isthme, qui unit la presqu’île de ce nom à l’exlrémilé septentrionale de la Sardaigne, est uniquement recouvert de grès et de sablons. quaternaires, dont bous parlerons dans le chapitre suivant; mais à peine on entre dans la presqu’île, le terrain tertiaire se laisse voir audessous des sables. La roche que l’on rencontre d’abord , après avoir passé l’isthme, est un grès que l’on pourrait au premier coup d'œil confondre avec le grès quaternaire qui le recouvre en quelques points ; mais il est plus compacte que ce dernier et il s’étend en bancs' puissants et très-dëveloppés. D’ailleurs, les fossiles qu’il renferme, sont bien différents des fossiles du grès quaternaire. La roche dont il s’agit, se montre jusque dans l’intérieur de la. presqu’île ; elle s'adapte ostensiblement aux ondulations de la masse ^anilique , dont est formée l’autre moitié de La Testa, où l’on voit surgir les mines de la tour de ce nom. • .•

Le terrain tèrtiaire de La Testa peut par sa position être comparé à un plan légèrement ondulé et incliné, qui s’est xléposé sur le sol granitique en forme d’un évëntail, dont l’isthme figurerait la poignée. Il se compose de bancs successifs d’une certaine épaisseur et presque horizontaux, qui, du côté de la mer, forment une falaisè peu élevée. Nous allons donner d’abord ci-dessous une coupe générale de tous ces terrains.

Fig. 6ff.

Port de . ^ •’ ‘

Loitgon . S. Rcparata. ^

Sar<to. S. Ttrcsa, Iilhme. Toar de LmJFufa.

g Kranite i l terrain tertiaire pria dans aon enaemble; g grès on aahlea qnalcrnairea ; rf terrain d’eau donce qnalemairr.

LA TK8TA.

A celte coupe générale, comprise depuis le porl dé bougon Sardo jusqu’à toule la presqu'île de IjO Testa , nous en ajouterons maintenant une autre partielle, qui regarde la seule presqu'île et que nous donnons ici pour servir à Tmlelligence de ce que nous allons exposer sur les terrains tertiaires de celte localité. -

Fig. 61.

g gTiBile; m calcaire œameax roHilifire ; c calcaire i 7WriutUs / 64 ; e’ calcaire qnarttUÿre coqaillier, avec dea SeutolUs I (a c'' Iwne calcareo-marneox pétri de DitcorhiUs {OftnuÜHa eom~ flanata d’Orb.)/66i g grée et tablei quatemairea.

Le banc marqué m n’est visible que sur le bord de la mer à la partie oriçntale de la presqu’île. Celui c, qui contient des Turritelles, est beaucoup plus développé; ses fossiles paraissent se rapporter à la Turritella wrmic»/or» et à la T, subangulata Broch.; dn y rencontre aussi quelques peignes; mais ceux-ci abdndent de préférence dans les bancs supérieurs. Ce dépét à Turrilelht nous a rappelé ceux que nous avons déjà signai^ ci-dessus à Nmri, page Î80 et auprès de Genone, page 885, où ils se trouvent à la base du terrain .pliocène.

Le calcaire quartzifère e' ressemble en lodt point à ceux de Ploaghe et de Marlis, décrits pages 305 et 328 ci-dessus; il contient des huîtres, parmi lesquelles, YOstrea Virleti Desh. et l’O. cristata Lk., ainsi que des peignes {Peclen burdigalensis , jacobaeus et lafissimus), le Schiaasler Parkiiisoui Agas el enfin des sculelles ; ce qui compléle

Coupe parliellr de l'iithme.

* D«nc i TurritPiUi

Aulrrs fuSMlrf.

3M CHAP. VIII. — TBBBAIN PLIOCËNK.

noire rapprochement avec les terrains tertiaires indiqués ci-dessus.

Bine Supérieurement à ce banc, renfermant des huîtres, des

k Diuoràuet. jgg schizaslers et des scutelles, on voit s’adapter

un dépôt beaucoup plus étendu du calcaire c" pétri de Dûcorbites, qui se rapportent à VOperrulim cnmplanala d’Orb. (1). Ce banc, que nous avons aussi rencontré de l’autre côté du détroit, se divise supérieurement, à La Testa, comme à Bonifacio en Corse, en larges plaques sonores, qui renferment des cailloux de roches granitiques et même de roches schisteuses. On dirait que pendant qu’il se déposait, il y eût un dérangement du sol ou de la mer; ce qui introduisit dans le calcaire grossier à Disrorbües, des fragments de roches venus d’assez loin. C’est sur cè terrain que se trouvent les vestiges de la petite église de Santa /}e/>ara/a, d'origine qiisane, que nous nous rappelons fort bien d'avoir encore vue sur pied, lorsque nous visitâmes pour la première fois ces lieux en 1823; elle est en ce moment presque totalement détruite.

Bomi/acio. Le dépôt tertiaire de Im Testa, par lequel nous ache- * vons l’énumération des points les plus importants de toute la partie occidentale de la Sardaigne, où se trouve le terrain 'qui forme l’objet de ce chapitré, se rencontre, comme nous venons de le dire, de l’autre côté du détroit de Bonifacio; il constitue le sol du cap Pertusalo, où il atteint une élévation notable. Les limites, que nous nous sommes imposées dans le plan de cet ouvrage^ ne nous permettent pas de décrire minutieusement ces terrains de la Corse, que nous avons 'également visités; noos nous bornerons à faire remarquer la parfaite identité que ces dépôts tertiaires de la presqu’île de La Testa ont avec ceux de Bonifacio et de ses lenvirons ; celte identité est

(I) Remarquons hien que ce hanr rsl nopérieur el non inTcricur alla aulrcf.

oaosEi. M~i

spécialemcnl prouvée des deux côtés du détroit par la présence des Ducorbitei, des Ourrinr, des Scufe/tel' et des SpatanguM, qui caractérisent aussi bien les dépôts de la Corte méridionale que ceux de la Sardaigne septentrionale.

Dépôt tertiaire de la côte orientale.

Il noos reste à faire mention d'un dépôt tertiaire, qui omn.

■ « I t 1 • r • «ubapromo.

se trouve à 1 est de la Sardaigne et qui est lout*a>fait isolé. En effet, si de la Testa on parcourt le littoral oriental jusqu’à Cagliari , on ne rencontre plus aucune trace de terrain tertiaire, hormis dans les environs d’Oro*ei. Ce. qui est digne de remarque, c’est que sa physionomie et ses fossiles mômes, tont en conservant un air de famille avec les dépôts analogues que noos venons Je décrire dans l’tle et avec leurs fossiles, prennent spécialement l'aspect de ceux d’Italie et surtout de ceux des environs de Rome, qui sont placés en face d’Orosei.

Dans notre chapitre VI, en parlant du terrain nummu- s» pnfniuii litique d’Orosei„ nous avons donné, page 324, fig. 43, une coupe générale des terrains de cette région; dans cette coupe, ainsi que dàns la planche VI, flg. 4, on peut voir la position relative de ce dépôt subapennin avec les bancs inférieurs à nummulites et avec la lavq basaltique qui le recouvre ; c’est pourquoi nous n'en avons pas donné une cuiipe spéciale et nous nous bornerons à décrire la succession des différentes assises qui forment le terrain tertiaire de cette localité.

C’est sur la partie supérieure du grès et du puddingue cuinpoiiltOD. nummulitique, renfermant des galets de granité et de pegmatite, que repose , ci) stratification discordante et presque horizontale, le premier sédiment du terrain qui nous occupe. Il consiste principalement en un grès assez solide, à ciment calcaire, contenant des fragments roulés de (|uartz et môme de granité Ces fragments sont asso-

Etictnion du dépdi.

PoMÎle».

:138 CHAP. VIII. — TUlAlM PLIOCÈNE.

cié8 à une quanülé d’hullres, parmi lesquelles on reconnaît ro. lamellosa Broch.. ; au-dessus de ce grès, on rencontre bientôt un banc de calcaire jaunâtre, pétri de moules et d'empreintes de coquilles / 67. Ce calcaire coquillier rappelle d'une manière frappante, tant par sa composition, que par la quantité de ses fossiles, celui des environs de Citgliari, dont il a été question page 272 et l’autre banc analogue du Capo S. Marco, page 293. Cette roche est recouverte par un grès sablonneux jaunâtre, presqu'8 incohérent, qui, à son tour, est idesitique avec celui que nous avons eu occasion de voir en plusieurs loc.alilés d'Italie et notamment au Moule Mario de Rome et en Sicile près de Ginjenli. Dans ce grès et Ce sablon jaunâtre se trouvent plusieurs coquilles; celles qui figurent par leur abondance sont le Peclen crùlalus Bron. et même, le P. pleuronecles Lk. / 68. 69. La présence de celle dernière espèce, commune à la faune actuelle et à celle des terrains subapennins, complète la similitude du dépôt A'Oroeei avec ceux de la partie de l’Italie qui lui est en face.

Le dépôt tertiaire est restreint à la colline qui domine le village ol à la partie inférieure de quelques 'autres plateaux basaltiques voisins, y compris celui sur lequel surgit le curieux cratère du .Vorlale, dont nous parlerons dans le chapitre XV. Ces plateaux , maintenant séparés entre .eux par de larges crevasses, an milieu desquelles coule actuellement le fleuve d'OrMei, formaient jadis, à ce qu’il parait, un sol continu, -qui fut ensuite recouvert uniformément par une grande coulée de basalte ; plus tard eut lieu le crevassement, qui divisa celle nappe en plusieurs fractions séparées.

Nous allons donner ci-dessous la note du petit nombre de fossiles pliocènes, que nous avons recueillis sur la pente occidentale du plateau qui ^domine directement le village A'Orosei. Nous aurions pu en faire une bien plus ample moisson, mais nous ne pûmes consacrer que quelques instants à celle besogne, tant nous étions absorbés.

oaosEi. ' 3i<)

chaque fois que nous visitâmes ces contrées à plusieurs reprises, par les autres phénomènes géologiques que présente cette localité intéressante. Ainsi nous engagerons les géologues qui nous suivront dans l’tle , à remplir celte lacune involontaire de notre part. En attendant, voici la liste des fossiles recneillis par nous ; elle est suffisante 'pour caractériser le terrain dont il s'agit. Oslrea crûlata Lk. ^ O. lamellosa Broch. — O. Coehlear Poli. — Pecten pkiltflneetet Lk. — P. crütalus Bru. — P. piisio Lk. — P. $eabrt,lltu Lk; — P. grandis Son . — Area antiquata L. — A. Noè L. TwrUtUa vermieu/aris Broch.

Après avoir passé en revue les nombreuses localités de la Sardaigne, oir nous avons rencontré le terrain qui a formé l'objet de ce chapitre, il nous reste à justifier la classification, que nous en avons faite, dans les dépâts pliocènes ou subapennins. Nous m'igiforons pas que les calcaires de Bonifaeio et -de Santa Mania, en Corse, sont placés par presque tous les géologues , qui s'en sont plus ou moins occupés, dans le terrain tertiaire moyen ou miocène. D'ailleurs, ils figurent comme tels dans la carte géologique de France en une feuille, édition de la lithographie nationale. Nous' avons dit nous-mêmes que les terrains tertiaires de la presqu'île de La Testa , au nord' de la Sardaigne , sont évidemment la continuation de ceux de la Corse méridionale; enfin, nous avons fait remarquer que les calcaires des environs' de Sassariet surtout ceux de Sa Patada et de la Foalana del Fieo, contiennent nonseulement les fossiles de Bonifaeio et de' Santa Mania, mais encore des espèces qui caractérisent le terrain- tertiaire moyen; telles sont VOpereulina eomplanata, les Clgpeaster scutellatus et altus, les Schiiaster Sanclae Maniat et graeeus, les Pecten burâigalenm et grakdis, etc.

Mais il ne faut pas perdre de vue que YOpereulina eomplanata se trouve à La Testa, ainsi qu’à Bonifaeio, à la partie supérieure du dépôt et que, dans la première de CPS deux localités, les bancs qui la contiennent sont super-

Conci'J^ralioiis

Mcrancr de fossiWk.

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