‹ Voyage en SardaigneChapitre 32 sur 84 · Pantatec, ^ , i • .ii · texte numérisé non relu

Pantatec, ^ , i • .ii

terrains; près de ce dernier village, on voit de nouveau le grès sablonneux et un puddingue formé de fragments siluriens, quartzeux et granitiques. Cette base de la fprmation tertiaire se prolonge jusqu’au pied des montagnes

(t) C’esl le (oinbeau de Pomplilia, dont noos avoDa parlé daus la deuxième partie de ce Poyage; Antignilit , p. 510 rt .pl. XXXV. (9) Voyex pl. Mb, fig. 7.

s. ANBBBA ntitis, M. DBA. TRBXENTAi MANDAS. f79

siluriennes, qui séparent l'auli Gerrei de S. PoHlako, à l'est duquel le terrain tertiaire lorme un vrai puddingue ou une espèce de Kaghelflne; plus loin, vers l'ouest de ce village, ce sont, au contraire, des marnes souvent feuilletees, grises ou blanchâtres et même bleuâtres; elles se présentent en guise de bancs solides, inclinés au SO, qui se lient insensiblement de bas en haut aüx terrains des' collines de Vagliari.

. A S. Aiulrea Frius„\e sol est formé de schiste silurien r. et de pegmatite ; on y voit cependant des lambeaux de terrain tertiaire reposer sur ces roches; ce sont'des assises fort peu épaisses qui ne sont remarquables que par la quantité de peignes qu’elles renferment; on y rencontre principalement les PP. jacobaeus et médius. • ,

La plaine de la Trexettla, renommée par sa fertilité. ««>•/.• i/s,.

Il a I Tre.rfutm.

est toute formée d.un terrain marneux. A I est du pont de Batigius, au sud du village de Senorbi, on- voit, au pied du .Moule Uda, des bancs arénacés, presque horizontaux, posés sur le schiste et le granité qbi forment lu hase du terrain tertiaire. Ces mêmes bancs arénacés bordent à l'est le bassin en question ; ils continuent jusqu'à Ü. Basilio et à Seurgus; dans ce dernier village, un rencontre un calcaire marneux, bleuâtre dans la cassure, et passant au grès, qui renferme, à sa partie inférieure , des galets de roches anciennes; ces bassins sont, eu. général, dépourvus de fossiles.

. Los mêmes grès stratiüés et sonores de Seurgus se retrouvent dans le gros village de Mandas; ils continuent vers le Niü jusqu’à Nurri. Dans les fossés de la route royale, par laquelle un arrive à .Mandas, en venant de Cagliari et qui continue ensuite de Mandas à IsMi, on Voit la base du tcrraiiv tertiaire reposer survie sol silurien et contenir, avec des fragments de roches anciennes, des peignes et des huîtres (Pcclen jacobaeus et Oslrca foliosa), évidemment de l’époque subapennine.

, A iViini, cependant, le terrain tertiaire change un peu .sr^rn

iflO CHAP. VIII. — TBBMIN PCIOCBNÇ.

de nature; au lieu de bancs ' parallèles, marneux et arénacés, comme à Mandas, ce sont plutèt des dépôts sablonneux qui reposent indiiïéremment sur les rorhes siluriennes ou sur le sol jurassique (I). Le point le plus important à visiter c'est celui sur lequel est bâtie la petite é^^lise rurale de S. Ambrogio, au sud du village, où se trouve un chemin creux, dont une des parois sert de base à Téglise. On y voit les fossiles sortir en saillie, par 'suite de la déebmposilion du terrain arénacé / 17; parmi ces fossiles nous avons recueilli les suivants.

FosbiIps. PanojMea Faujasi .Men. — Venus Agassisi d’Orb. — V. (leneii .Mich. — Tellina sp. — Pecten médias Lk. — Pe- Iricola sp. — Clgpeasler allas Lk. Tout-à-fait au-dessous dq ces bancs arénaccs on retrouve un banc de calcaire marneux grisâtre, rempli de moules de Turrilelles (T. rermicularLf Broch.) ; ce banc ne doit pas être confondu avec une autre assise calcaire, remplie de coquilles également lurriculées, qui constituent ce banc à Nérinces jurassiques D*” i,' dont nous avons Ibit mention dans le chapitre II, page 4 40.

Minip» Au-dessus de ce dépôt coquillier de S. Ambronio, on

blcuilrci. ... . , ... ...

voit des couches de marne bleuâtre avec des huîtres (O. VirleU Desh.) et d’autres fossiles essentiellement subapennins qui, près du couvent des capucins de Narri, sont recouverts par la lave basaltique. ‘Ce même terrain continue toujours à se montrer jusque dans le village voisin d'Orro/i, auquel conduit une route qui court à-peu-près le long de la jonction des deux roches, subapennine et basaltique.

D^pAudei'oiwii Les dépôts tertiaires de Nurri se voient également presque sans interruption à l’ouest de ce village ; ils recouvrent indiiïéremment les schistes siluriens, ou bien le terrain calcareo-magnésien jurassique. •

(1) Voyei p»({o Ml ri-c<PMa> el la rnupe Ho ce» lerraina, Gk. Si.

Moitn eDBsmi bt ccodssi.-

Le» mêmes roches subapennines forment les monts Gus- Mann Gmsint sini et Cugussi, qui sont recouverts de. lave basaltique; elles Wocf-rr/Ai , rontimient toujours vers l’ouest du plateau du Sarriiiano jusqu'au village ‘de Nurallao, pour reparaître k S. Antonio (i'Asiiiii et à Moporflla. Dans ces régions ce sont des dépôts marneux un peu coqnilliers, dans lesquels nous avons reconnu le Peclon erislalus et le /'. jaeubaeus. Les marnes de ilofiorella se lient aux terrains analogues de YiïïVrhana, qui sont en grande partie cachés sous des'coulées de basalte; c’est en ce point que nous nous arrêterons momentanément, pour revenir sur’nos pas.

La mule royale, qui va de Cagliari à Sassari, parcourt v^n.«u Japiti à-peu-près la lisière occidentale du terrain subapennin. eant

* * * d«* PfumntiHti.

Lorsqiio celle belle route était* en conglmction en et c|iic l’on posait les fondations du petit pont que l’on rencontre actuellement entre Mmuislir et Nnraminis, nous vîmes a découvert une marne blanche feuilletée, sur la- (juclle repose ce pont et dtml les échantillons fîgurent <laiis notre collection avec le n" 1 18. On y observe un petit fossile nouveau, auquel M.'Meneghini a cru pouvoir donner le nom de Pcclen paucicosta, pl. Il, tig.- 5. Ces mames'ont été pénétrées et dérangées plus loin’ (vers le nord) par la roche amphibolique et phonolitique qde Ton rencontre en entrant dans le village de Suramwis; tandis que vers l’est et vers le sud , on voit 'ces terrains soulevés, modifiés et même portés à- des hauteurs considérables par celle même roche plulonique.

On peut en dire autant des roches tertiaires des en-ivrn-na.iroiir. virons de Serrenfi, où elles paraissent avoir été fortement altérées, tant à droite qu’à gauche de la roule royale / 49.

C’est du premier de ces càléé que se trouvent les' (iroliss

de l'alun, dont il sera question dans 4e chap. XIV. Le

toit de ces grottes est formé d un calcaire marneux, qui

a été soulevé et modifié par le Irachyte amphibolique et.^^ •«

qui se lie au ferrain marneux de la Tro-xmla- (vnvftZ ci- * •

dessus page 279). . • ^^4

289 cHAP. vin. - TBamAin puookNB.

SamJuri. A Sanlw% les marnes lerliaires formenl le sol du village; elles s'élendenl au loin, soit vers Sardara, soit vers Mara Arbarei et Yillanuova-franca. Dans l'avanl-demier de ces villages, on les voit devenir bleuâtres et prendre toot-à-fait l’aspect de la marne bleue subapcnnine. Celle de Villafranca passe insensiblement au terrain de Mandas, dont il a déjà été fait mention page 279.

\uniara. Form, Dans Ic Village de Sardara, qui se trouve tout contré

ytl/anoitt Forru. *

la route royale ^ les mêmes marnes de Sanluri prennent une direction NO-SE, avec une forte inclinaison au SO ; elles ont été, comme à iVuraininis, traversées et modifiées par la roche trachytique amphibolique et même pkis lard par le basalte. C’est ce que l’on peut remarquer également en s’écartant de la grande roule, pour passer dans les territoires voisins de Forru et ‘de Villanom Forru. Dans ces lieux on voit des .filons, que nous serions portés à rapporter à des roches basaltiques, qui traversent la marne tertiaire et qui l’ont modifiée, à leiir point de contact.

Gomwf- Dans les environs de Gonnos-Tramalta et de GonnosfiOMHOâ'Cot/ÎHa. Codiaa, on rencontre, à 'la base de ce terrain, du bois bitumineux , dit fort improprement lignite. C’est en suivant le ruisseau qui baigne ces deux vill^pes, que l'on parvient dans le .bassin d’A/es. ■>

Bniin Ce bassin mérite une élude toute spéciale de la part

du géologue; d’abord à cause de la physionomie toute particulière qui y prennent les assises inférieures du terrain tertiaire et ensuite par les modifications qui furent opérées sur les marnes par la roche éruptive. Noos conviendrons franchement que nous sommés assez disposés à reconnaître à la partie inférieure de ce terrain, un lambeau, ou .un équivalent, de la formation moyenpe ou miocène. Malheureusement, les fossiles nous sont d'un faible secours pour bien établir l’existence de ce ^ terrain. Celui dont il s’agit, pourrait en quelque sorte , étre-'assimilé à ces tiifàs ponceux, dont if sera question V* dans le chap. XUl et que nous croyons pouvoir rapporter

«LBS.

à l'àge lin véritable . terrain miocéné. Dans les environs il’/Ue.'t, c’esl d’abord une espèce do grés calcaire d’un verd assez vif / 20 ; il contient de noinbrcnses paillettes de mica exagone noirâtre et quelques coquilles, dont la fragilité extrême ne nous a pas permis de reconnattre les espèces. La présence de ces paillettes de mica et les conditions de gisement de ce dépôt nous engagent à le rapprocher du tul% ponceux de la base du Monif ArcufHln vers Fonlanaeeio et de Flumenlorgm, que nous nous réservons de décrire dans le chap. XIII (t). Le grès verdâtre ti'Ales passe supérieurement à un autre grès plus grossier à ciment également calcaire, qui contient des nodules de roche verte/ 21 ^ il renferme aussi du bois bitumineux et siliceux /22; c’esl une continuation du dépôt que nous avons signalé à Gontws-Codina.

Supérieurement à ce grès, on voit paraître des bancs Him^i t ccaiiin feuilletés d’une marne de couleur brun-verdàtre, dans '*'■ eoiwo»laquelle nous avons rencontré une petite huttre (O. corntgala Broch.)./23j on y trouve aussi des écailles de poisson, qu’on pourrait rapporter au genre Chtpea; mais cette marne parait avoir subi une forte altération 7 24.

Nous aurons occasion, dans le chapitre XV, de parler MtMiltralion» des roches qui paraissent avoir opéré ces modihcalions; nous nous bornerons à dire, pour le moment, que cette marne, au contact des liions basaltiques et pyroxéniques, a pris une teinte plus sombre ei One consistance plus forte, avec une cassure presque concoïde / 25. Un calcaire associé à ces marnes est devenu noirâtre, semicristallin, avec des inliltralions gypseuses / 26. Ces modifications sont bien visibles dans le village d'Ales. Plus **

loin, vers l’ouest, ce même terrain s’appuie sur le trachyle ancien du Monte Arci et il forme, sur celle dernière roche.

(I) Ce« taràa pancrux sont fi|;arê<i dans noire carte géologique par la même leinle qoi ilislingne le lerrain miocène.

i84 CHAP. VIII. — T«MAIN PLI0T.6NB. « .•

un dépiU reman|aable près du village de Monjmgiori. Le calcaire de celte localité rappelle loul-ù-fait celui des collines de Cagliari, c’est-à-dire, il est grossier et d’un blanc jaunàtrc-isabelle; niais il est presque partout caché sous différentes coulées de laves -phonolitiques et basalliques. • »,

Giar» Je Gejlnri la 'espace de ü kilomètres, <{ui sépare les deux populations d'4/es el d’/«/i, est uniquement formé d’un terrain marneux, straliné, recouvert par-ci par-là par des nappes basaltiques , qui y constituent des plateaux isolés et horizontaux^ ceux-ci portent dans le pays le nom de tHara; les plus remarquables de ces plateaux sont la Giara de Geslori et celle de Gergei; le noyau principal de la première se compose de bancs de grès calcareo-quarizeux pisolitique / 17 et de calcaire jaunâtre; celui de l'autre est spécialement formé de calcaire marneux.

/WA. Ces mêmes terrains se lient par la Ciara d% Serti aux marnes et aux grès de Mandas, ainsi qu’à ceux de Nurri; mais à Uili ces dépôts prennent un plus grand développement et ils passent à un, calcaire grossier jaune-isabelle, tout-à-fail pareil à celui des collines de Cagliari. L’analogie de ces deux terrains est encore confiniiée par l'identité des fossiles que l’on y rencontre, surtout près de la chapelle.de S. Sébastien, qui se trouve au bas du viflage d'itili; c’est près de là que passe la nouvelle route. Ces mêmes terrains continuent presque sans interruption jusqu’au village de NuraUao, dont il a déjà été fait mention ci-dessus, page i84. .

Efivironi  l’ouest de llurallao, après avoir traversé la plaine,

* ‘-'•‘w. gg Jirige vers Genone, on voit, avant d’arriver

à c& dernier village) de petits monticules à surface à-peuprès plane et horizontale; ils sont formés de bancs calcaires et marneux, superposés au trachyte ancien, qni se montre à découvert près de là, dans le fond de la vallée, à l’ouest de Laconi. Si l’on examine avec soin la base de ces monticules tertiaires, on ne tarde, pas à y rencontrer

. BNVIIONH BE UKNONË. '

un banc d’une espèce de marne friable, d'un verl Irèsprononcé.qui esl pélrie de moules de Turritelles el d'autres coquilles / 28: Parmi les fossiles de ce banc nous' avons recueilli les. espèces suivantes. '

Turrilella vermienlaris Broch. — T. Ih-oechii Bon. — Petrieola fragilis Mich. — Venus Agassisi d’Orb.. — V. ciueta Lk. — Cardium obliçuum Lk. — Peden lalissimus Broch. — P. beneâietus Lk.

Ce banc verdâtre passe à un calcaire grossier, également plein de Turritelles, qui nous a rappelé celui que nous avons rencontré à la base du terrain tertiaire de Nurri (4) el qui est analogue à un banc également rempli de Turrilelles, que nous signalerons ci-après, à la presqu’île'de la .TVslo (2).^ Vers le sommet de ce dépôt tertiare dés environs de Genone, le banc à Turritelles passe insensiblement à un calcaire grossier plus compacte, qui est rempli de valves du Pecten bnrdigalensit ; puis ce ne sont plus que des bancs successifs dd même calcaire marneux, que nous avons déjà indiqué dans toute la région de MarmîHa. C’est sur cette marne qu’est bâti le village de Genone.

. Nous signalons tout particulièrement aux géologues, qui visiteront la Sardaigne après nous, ce dépôt à TvrriteUes des environs de Genone (pour aller vers Laroni); car nous sommes disposés à croire qu’il peut être regardé comme un représentant du terrain miocène, placé à la base du pHocèiie. La couleur verte de la. partie inférieure de ce terrain nous engagerait à assimiler ce banc vert à 7Virriielles J 28 avec celui également vert des environs à' Aies / 20, dont il a été question ci-dessus page' 283, et* que nous avons rapproché des tufàs ponceux, rangés par nous parmi les dépôts de l’époque miocène.

Avec le' calcaire des environs de Genone et de la Giara

(t) Vojrci rt-ilcXsas page S80. ” >

(9) VovM ri-aprra Ip» figiirns fiO. 01, pagr .345.

|mporlaa<;r gtfologiqur de ce dépdf.

Terme Adrid tonal de 1a bande terliairr.

380 CHAP. VIII. — TBBKAIN PLWGBNB.

di Geslori, nous mêlions un lerme à l'énuméralion des terrains <le la branche méridionale du bassin lerliairc de nie de Sardaigne. Ces terrains, pris dans leur. ensemble, pourraient être considérés comme étant divbés en trois /.oncs, qui se succèdent presque sans interruption, savoir; t° la zone orientale, qui s'appuie au massif central de nie et par conséquent sur les terrains anciens (ce dépôt SC compose de grés et de puddingnés , dont les noyaux ont été fournis par les roches anciennes); 2" la zone du milieu qui est marneuse ; 3*> celle de l'ouest qui est calcaire.

niicciii.ii Tous les bancs de ces terrains sont dirigés à-peu-prés des cuuchri. du NO au SE; ils plongent au SO; mais leur inclinaison varie; on voit celle inclinaison augmenter à mesure que l’on arrive à la partie supérieure du dépôt; les ‘assises, qui sont plus près du noyau central, granitique ou schisteux, sont restées presque horizontales; celles, qui sont évidemment les plus récentes, sont au contraire les pins lourmchlées et les plus inclinées. Ce qui démontre que le mouvement du sol, qui les disloqua, fut beaucoup . plus cflicace au centre cl à l’ouest du bassin tertiaire, qu’à son bord oriental, où le dépôt s’appuyait sur une base solide, qui a été peu dérangée depuis la Cormalion de ce dernier. 11 est facile de voir, soit dans notre carte géologique, soit dans la planche / 1G de l’allas, que celle base solide de roches anciennes manque dans la partie moyenne et supérieure, du côté ouest de lHe.

Fo«iMnmccic. Lc scul poiol de la côte occidentale de la Sardaigne, où les roches anciennes paraissent au-dessous du terrain lerliairc siibapenuin, c’est en un lieu dit Fonlanaceio. Là, au pied de la remarquable montagne de l'/trcHeB/u, on voit un lambeau du dépôt en question, qui est parfaitement caractérisé, soit par sa position relative avec les terrains qni sont, les uns plus anciens, les autres plus récents, soit par les fossiles qu’il renferme. Il est diHicile de rencontrer une localité plus intéressante pour le géo-

MMT«ll4r.CI0.' •

logue, à cause de^ rapports, que les ilifTéronls terrains qui la composent, ont entre eux (voyez pl. V. Bg. t et î).

' La plage de fontatiareio ne df^passc pas un mille d’é- v>riri<

tendue; on y voit une falaise peu élevée, qui peut facilement être parcourue longitudinalement d'un bout à l’autre de la baie. C'est dans ce petit espace que sont accumulés: le terrain silurien,* le tufà ponceux (qui représente les dépôts miocèpes) , 'le terrain snbapennin , le conglomérat ou bréciole volcanique, les filons de basalte, qui traversent toutes ces roches, et cniin le grès quaternaire.

Voici d'abord une coupe générale, de cette région, qui la partage de l’ouest à l’est.

Fig. 54.

t achisic siturîpn; T liifâ ponccuv (mioccae); < terrain tertiaire aabapennin; l' te même, arec des fraf^ments de basanitc ; v con- Klomérat.oa bréciole rolcaiii(|ac ; /'filons basaltiques; y quaternaire. . . .

• Le terrain silurien, qui forme la base de tout le sys- a.» a. io« »• tème, a déjà été décrit ci-dessus, page 57. Ce sont les mêmes roches que celles de Flumini; seulement nous n’y avons pas vu de fo.ssiles. A ces schistes succèdent, vers le sud de la baie et sous le mont Àrcuentu , des dépôts d’un tufà ponceux blanc, rempli de petites paillettes de mica; on y rencontre des impressions de plantes carbonisées b'* a (voyez ci-après chapitre Xlll). C’est sur ce terrain que sont placés les bancs tertiaires, qui ne sont pas toujours concordants avec lui .Cette superposition est manifeste au pied -d’un monticule a,

ir

CHAP. VIII. -- TBMAIN PLI0C.8NB.

ilil Geitnarughe (porte de la croix). Si l’pn fait le tour de ce maDielon isolé, tout couvert de chênes-verts et de lièges, on reconnail facilement que les assises inférieures du terrain tertiaire; qui le composent, reposent sur le tufà ponceux. Au-dessus de celui>-ci on voit paraître un grés calcaire passant à un véritable puddingue , formé de cailloux arrondis de quartz, de pegmalite et d'autres roches anciennes / 29 ; mais on n’y rencontre aucun débris de. la roche qui forme le conglomérat volcanique, contre lequel ce monticule est appuyé vers l’est; par contre, au point où le conglomérat volcanique louche immédiatement le terrain- tertiaire, on reconnaît que ce dernier a été rougi et inodifié. Ainsi, l’absence de fragments volcaniques dans le grès et dAns le puddingue tertiaire, qui renferment les débris de toutes les roches anciennes et la modification subie par le^ assises inférieures de la bulle de Geunarughe, sont autant d'argumenLs qui prouvent que ce dépôt est antérieur à l’apparilioit du conglomérat volcanique.

FiUiKi. Maintenant, si de ce lieu on se dirige vers la côte, c’est-à-dire vers l’ouest, on marche , tantôt sur le conglomérat volcanique, tantôt sur le terrain tertiaire et on ne larde pas à rencontrer iine suite de bancs^.les uns calcaires, les autres arénacés, rarement marneux, qui foement une falaise assez basse, battue en partie parles vagues. Ces bancs commencent à se nioutrer à l'exlrémité septentrionale de la baie(l); ils sont d’abord presque horizontaux ou légèrement inclinés, puis ils s’abaissent graduellement vers le nord, où ils disparaissent sous une puissante assise de grès quaternaire, qui en est séparé par des blocs cl des galefs de roche basaltique.

r.i». csquiiurr; Bientôt, en suivant toujours le même sentier, le long

hois btlomineui. '

(I) Voycx planj:lic V, Ü}(. I.

l'OMTâNACCIO.

(le la côte vers le sud, on peul observer les mêmes bancs lerliaires^ qui acquièrent de ce c6lé un plus grand développement. Tout-à-fail contre la mer, on voit d'abord des assises de grés rempli de coquiljes, que la décomposition (le la roche fait sortir en saillie des parois de celte dernière. Ce sont surtout des peignes et particulièrement'le Peclen scabrellus Lk., qui a presque toujours conservé ses deux valves adhérentes une contre l'autre; ce qui semble prouver l’efTel d'une action subite, qui aurait enveloppé ces coquilles vivantes dans la vase dont se compose le grès / 30. 30 bis. C’est dans ce même grès que se trouvent aussi des petits dépèls isolés d'un bois bitumineux noir, fort improprement nommé lignite /3I; son peu de volume cl surtout sa très-mauvaise qualité n'en pourront jamais faire un objet de spéculation.

Supérieurement à ce grès, on voit un banc de celle n même substance tout rempli de minces cailloux de basanile. On peut même dire que ces débris de roche volcanique foement des cspë(;es de couches intercalées dans le grès; celui-ci perd ensuite ces débris et il devient simpicnmnt fossilifère; mais au-dessus d'un banc épais de ce dépOl, les fragments de basanile reparaissent de nouveau cl ils forment en quelque sorte le toit de la falaise / 32. Ce qu’il y a de remarquable , c'est que ces bancs à fragments volcaniques sont en même temps les ■ plus coquilliers. Voici la note des fossiles que, dans une rapide excursion sur celte falaise, nous avons recueillis dans un espace assez restreint, conjoinlemcnl à .M. de’ Vecchi (t). . .

Vermelus triqueler Biv. — TttrrUella Broeckü Bron. — Sgisacs

(I) Ce lieu claiiL loul-â-fail iiiliafiilc, nuus ne ' pûmes, mius ) arrêter la nuit; celle ri Aous a surpris lorsque nuus avions encoie bien des choses à vAii dans celte contrée remtrquahle.

FiJou»

ba^altlqurs.

Coii|>r pirlielK'.

f'nnsidéraUOD*

i90 CMAP. VIII. — TEMBADI rUOCËNB.

PecUtt tcabrelius Lk. — -P. jaeobaeus Lk. — P. tolarivm Lk. — Pecluttculus pilosus Lk. — Pema maxiUnta Sow. — Pawpaea Faujasi Men.^ — Ostrea lanuUosa Broch. — Goslrochatna' nov. sp. Asirea EUitiam Dfr. — A. acrapora d’Orb.

Cette c6te de Fonlanaccio, qui -est bien caracUirisée par ses fossiles su)>apennins, est également intéressante à cause d’une autre particularité. Tons ces terrains sont traversés par des filons de basalte ; ils donnant lieu à des observations importantes, qui trouveront place dans notre chap. XV.

Voici maintenant une coupe partielle des terrains de celte baie de 'Fontanarrio , près de la mer.

Kig. 55,

s schislea siluriens J .T* lufk ponceux (miocène) j c calcaire arénacc^ avec des co(|uilles Pecten dubius et du lignite imparfait j b le même avec des fragmenta de basanite; a bancs calcareo-arënacés ; cb cailloux de basanitc dans le terrain quaternaire; 7 grès qoaternaire; f filons de basalte.

Il est évident pour nous ; 1 » que les assises inférieures du terrain tertiaire de Gennarughe, superposées- au lufà ponceux, sorti antérieures à l’apparition du conglomérat volcanique, qui forme la masse du mont Araicnlu/ 2" que plusieurs éruptions basaltiques ont eu lieu à plusieurs reprises dans celle contrée, pendant que se déposait le

LO'SCaUVMB. CAPO S. MABCO. 391

lerrain subapennin.; 3® que les assises supérieures de ce dernier onl été traversées, comme toutes les autres roches qui les supportent, ainsique le conglomérat -volcanique, par des dykes de basalte ; 4“ que le grès quaternaire est 1e 'seul qui n’aie pas été pénétré par ces filons; il contient à sa base des blocs de roche basaltique; il est par conséquent postérieur à l'apparilion de ces liions.

Au nord- de Foninnaccto, le long de la côte, après avoir scUat-oM. passé la tour de Flumentorgiu , on rencontre un lieu dit Lo Schiarotie, qui se trouve- au pied d’un promontoire, en forme de plateau, nommé Im Frasca. €e promontoire se compose d’une grande nappe de roche basaltique horizontale, qui a coulé sur le terrain tertiaire (t). Au Schiavone, la falaise iaissc voir la succession des bancs tertiaires, qui ont été traversés par le conglomérat volcanique; c’est d'abord un banc de lufa ponceux, pareil à celui de la base occidentale de VArcuenlu; puis différentes assises de grès tertiaire sablonneux , un peu quartzifëre et dépourvu de fossiles; à ce grès succède un calcaire grossier jaunâtre, qui a été,, en quelques points, rougi et modifié au contact de la roche ignée (2).

Pour retrouver le terrain subapennin le long de cette <<v» x- Htm. côte, on n'a qu’à traverser l’ouverture du golfe d’OWslano, en se rendant par mer au promontoire de S. Marco, plus connu sous le nom de presqu'île de S. Giovanni di Sinù, où SC trouvent les ruines' de l'ancienne Tarriioi.

('/est encore là un des points importants pour reconnaître la séparation , bien tranchée, qui existe entre le terrain subapennin et le grès quaternaire. Nous donnerons d’abord, à-la page suivante, -une coupe de cette presqu'île, que nous avons prise du pied de la tour de S. Giovanni (H Sinis.

(ly Voypj plsni-lic V, fig. J.

(î) Voyez la B-g. tOO ei-apres , ilu eliapilre XV

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